• Un groupe sympa à découvrir sur FB :


    https://www.facebook.com/groups/946438885830225/

    Pour une Union soviétique d'Europe

    Quelle meilleure proposition politique, en ce 21e siècle, pour répondre à :

    - l'aspiration des peuples travailleurs d'Europe, champ de bataille séculaire (40 millions de morts rien qu'au siècle dernier), à la PAIX, la FRATERNITÉ et la COOPÉRATION entre eux ; sachant que d'ores et déjà, la forme politique requise par le niveau des forces productives à notre époque est l'État-continent (ce que sont les grandes puissances qui "comptent" sur la planète aujourd'hui : États-Unis, Chine, Russie, montée de l'Inde, les autres sont piétinés comme des merdes) ;

    - l'aspiration des peuples travailleurs dans leurs régions, leurs territoires, à VIVRE, TRAVAILLER ET DÉCIDER AU PAYS sans se sentir "colonisés" par les oukases technocratiques d'une lointaine capitale, Centre financier d'une bourgeoisie capitaliste dominante qui de conquête en conquête s'est constitué un État, qui est concréto-concrètement son "enclos à bétail" de travailleurs à exploiter et ponctionner (comme la France, l'Espagne, l'Italie, le Royaume Uni etc., ce qu'on appellera l'État "napoléonien", que les dits "souverainistes" présentent faussement comme l'alternative à l'Union européenne de Bruxelles) ;

    - TOUT EN SE LIBÉRANT, justement, de cette présente "Union européenne", construction capitaliste dictée par la survie face aux États-continents, et dans laquelle des Centres financiers : Paris etc., mais en premier lieu (disons-le clairement) les métropoles allemandes, s'associent pour dominer et exploiter ensemble la périphérie, les territoires populaires de tous les États membres, les pays où le socialisme a été vaincu en 1990, ainsi que bien sûr les peuples colonisés au-delà des mers, sur lesquels notamment l'État français a encore la haute main (Afrique, Caraïbes, Pacifique etc.) ; "Union" de vautours capitalistes contre laquelle le grand Vladimir Illitch Lénine, visionnaire, mettait déjà en garde il y a plus d'un siècle : "les États-Unis d'Europe sont possibles, comme une entente des capitalistes européens... dans quel but ? Dans le seul but d'étouffer en commun le socialisme en Europe, (d'exploiter en commun la force des travailleurs du continent et) de protéger en commun les colonies accaparées contre le Japon et l'Amérique (on pourrait ajouter aujourd'hui la Chine, les "émergents" en général etc.)"... 

    https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1915/08/vil19150823.htm

    - sortir ainsi de l'autre fausse alternative (après le "souverainisme" des vieux États "napoléoniens"), très présente parmi nos peuples périphériques sans État propre, qu'est l'"euro-régionalisme", "l'Europe fédérale des régions" etc. etc. ; toutes propositions qui ne seraient que des déclinaisons du règne actuel du cartel des monopoles parisiens et rhénans sur des territoires populaires aux mains de potentats locaux, et "divisés/mis en concurrence pour mieux régner".

    Brexit, rejet du TCE en 2005, ou au contraire oui à Maastricht en 1992 : toutes les grandes décisions sur la question européenne ont été entre 50 et  55% des voix, loin des 80% (au moins) qu'il faudrait sur des décisions d'une telle importance historique pour toute une nation.

    Même pour l'indépendance de la Catalogne ou de l'Écosse, il est possible de le dire : 50-50, cela veut dire qu'il se passe un truc, c'est clair, on ne parle pas de fantasmagories de groupuscules ; mais en même temps, arracher des décisions d'une telle importance à une aussi courte majorité, c'est chaud...

    Et pourquoi donc en est-il ainsi ?

    Il en est ainsi, parce qu'il y a en réalité une TENSION extrême entre d'un côté un terrible, et fondé, sentiment de dépossession démocratique de la part de l'UE, ou des grands États centraux dans certains cas ; et de l'autre, la perception diffuse que le splendide isolement n'est pas la perspective d'avenir au 21e siècle.

    C'est précisément cette contradiction qui n'a d'issue que dans ce  qui est proposé ici : sortir du capitalisme financier, néolibéral,  source de tous les problèmes, en premier lieu ; repossession des peuples travailleurs de leur souveraineté décisionnelle sur leurs vies jusqu'au niveau le plus local de vie quotidienne ; et union de type soviétique ou yougoslave, communauté de type Comecon, à l'échelle continentale, et internationalisme planétaire.

    Il n'y a que cela qui puisse sortir les peuples du dilemme et de l'éternel 50-50 en réponse à des questions binaires mal posées.

    Une autre Europe est possible, oui : quelque chose un peu comme ce qu'était la glorieuse Union soviétique et son Comecon autour.

    Seule cette vision est susceptible d'unifier largement les peuples des  travailleurs dans une même aspiration commune ; et non de les couper éternellement en deux à 50-50 ; entre (globalement) ceux qui craignent plus le splendide isolement que la dépossession de souveraineté par l'UE (nouveau cran franchi dans la dépossession de souveraineté du peuple, après l'État centralisateur thermidorien-napoléonien) ; et ceux qui craignent plus l'inverse.

    Quel est fondamentalement, historiquement, le "malaise français" ; c'est à dire des classes laborieuses qui habitent l’État hexagonal ?

    Il est que dans tous les territoires populaires d'Hexagone, depuis les  banlieues de la capitale jusqu'aux genêts de Bretagne et bruyères d'Ardèche, on se sent, parce que l'on EST, des "colonies" ; autrefois des rentiers de la Cour de Versailles, puis de la Finance parisienne, la  nouvelle aristocratie financière qui a pris le pouvoir après 1789 (en liquidant le versant populaire de la Révolution) ; et enfin, aujourd'hui, du "pacte d'acier" entre la Finance parisienne et allemande, avec son conseil d'administration à Bruxelles, tout simplement, et comme tous les territoires populaires du continent.

    L'ennemi est nettement identifié ; reste maintenant à le combattre et s'en débarrasser : restera, et règnera alors une grande communauté de coopération socialiste, entre peuples libérés du Capital et souverains, exerçant leur souveraineté depuis le niveau de la commune jusqu'à celui de la nation.

    La SEULE VÉRITABLE ALTERNATIVE ET PROPOSITION POLITIQUE POUR DEMAIN, c'est bien celle-ci : celle qui a jadis permis à tout un ensemble de peuples, étendus sur plus de 22 millions de kilomètres carrés (la plus grande unité politique ayant jamais existé à ce jour), de mettre fin sur ce territoire (et bientôt, par répercussion, sur un tiers de la planète) au règne ploutocratique du Capital ; de jeter les bases de la construction d'une société socialiste, passant du Moyen Âge au 20e siècle en quelques années ; de triompher de l'abomination fasciste qui dévastait le continent et une grande partie du monde, et voulait les réduire en esclavage ; et de faire trembler sur ses bases le monde des vautours financiers d'un bout à l'autre de la planète !

    POUR UNE UNION SOVIÉTIQUE D'EUROPE AUX 100 RÉPUBLIQUES SOCIALISTES, AUX 100 DRAPEAUX À ÉTOILES ROUGES !!


    [* Pour clarifier sur la carte d'Europe de la publication :

    J'ai pris cette carte parce que je la trouvais particulièrement complète ;  mais ça ne veut pas dire que je partage totalement le concept.

    On va donc dire que là où il y a une zone avec le drapeau - tricolore à  étoile rouge en France et en Italie, républicain en Espagne, de la RDA en Allemagne - ça veut dire qu'on peut garder l'État actuel, mais sous la forme d'une république socialiste fédérative, "république fédérale des ouvriers et des paysans" comme le prônait Gramsci ; et les républiques  autonomes constitutives, eh bien ce seront les autres entités qu'on voit sur la carte dans le même État, en gros voilà.

    Et toutes ces républiques socialistes fédératives (grands États) ou pas (petits et assez homogènes), => dans une grande URSS, ou au moins un Comecon, de tout le continent.

    La carte ci-dessous, par exemple, a été produite par des "euro-régionalistes" vaguement socedems (ou socelibs ?), mais elle pourrait néanmoins servir de base pour maintenir d'une certaine manière l'actuel État français (historiquement cadre collectif de belles épopées qui vibrent au cœur des travailleurs : la Révolution, les révolutions du 19e siècle et les Communes de 1870-71, les luttes de 1936, la Résistance et la Libération, les luttes de 1968 et des années suivantes), sous la forme d'une RÉPUBLIQUE SOCIALISTE FÉDÉRATIVE composée de républiques autonomes, dont cette carte pourrait donc être un modèle.

    Pour une Union soviétique d'Europe

    Avec des drapeaux, évidemment, à estampiller vite fait d'une belle étoile rouge et d'un écusson bien soviétisant !

    L'Allemagne pour sa part (pas forcément super bien représentée sur notre carte en image de couverture) devrait redevenir, mais cette fois dans son intégralité, la glorieuse RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ALLEMANDE des camarades Ulbricht et Honecker, si regrettée (n'en déplaise à la propagande bourgeoise) par ses anciens habitants ; sous une forme également fédérative composée de Républiques des Conseils comme celles qui avaient commencé à voir le jour en 1919 ; modèle que ce fut, sans doute, l'une des rares erreurs de la RDA (qui n'était certes pas très grande, en étendue...) d'abandonner en 1952. 

    On pourrait également envisager une République socialiste fédérative ibérique (Espagne et Portugal), etc. ; bref, toutes les entités et "sous"-entités sont pensables et restent à penser dans la grande Union socialiste continentale que nous appelons de nos vœux.

    Et dans l'idéal, à terme, TOUS LES CONTINENTS une fois libérés du règne de la Finance de quelques Centres capitalistes (New York, Londres, Paris, Francfort, Tokyo etc.) devraient s'organiser suivant ce même modèle d'Union fédérative de républiques socialistes, démocratiques, populaires...]


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  • Au fond, si l'on y regarde bien de près, ce que l'on a appelé historiquement fascisme a-t-il été autre chose que 1°/ des entreprises d'expansion impérialiste particulièrement agressives (Allemagne nazie, Italie fasciste, Japon), ou alors 2°/ des régimes ultra-réactionnaires compradores de ces impérialismes (Hongrie, Roumanie, Croatie et tous les régimes ou forces collabos pro-nazies d'Europe de l'Est, Vichy, Espagne de Franco) et même, par la suite... du "monde libre" impérialiste anticommuniste (Espagne de Franco encore, Portugal de Salazar, dictatures sud-américaines, Suharto en Indonésie, Marcos aux Philippines etc. etc.) ?

    Au-delà du fait qu'il fallait sans doute, à l'époque, faire passer en priorité le combat contre la menace la plus immédiate pour la Patrie du Socialisme, l'Union Soviétique ; qui était le bloc impérialiste dit "fasciste" autour de l'Allemagne nazie ; combattre spécifiquement "le fascisme" a-t-il réellement un sens plutôt que de combattre de manière générale L’IMPÉRIALISME, sa domination permanente sur des peuples et des continents entiers comme ses intervention guerrières criminelles ici et là, sans attendre qu'il n'atteigne un niveau d'agressivité (et de mobilisation réactionnaire, militariste des masses dans la métropole) tel qu'on puisse le qualifier de fascisme ?

    Cela vaut-il vraiment la peine d'être "antifa"... surtout si c'est pour aller servir de mercenaire à l'impérialisme pour s'emparer d'un tiers de la Syrie arabe au nom de "Rojava", ou pour rechigner à soutenir la Résistance palestinienne (ou les grandes manifestations du peuple des quartiers en soutien ici...) "aux mains d'islamistes réactionnaires bourgeois antisémites", ou le Donbass "infesté de fachos et autres nazbols" ; ou passer son temps à faire parmi ceux qui s'opposent concrètement à la politique de l'impérialisme français et occidental la chasse aux "confus" ; et j'en passe ?

    Ne faut-il pas plutôt, en réalité, être tout simplement ANTI-IMPÉRIALISTE ?

    C'est-à-dire, systématiquement, regarder de quel côté se situe un tant soit peu l'intérêt du peuple, le desserrement même minimal de l'étau du règne mondial des monopoles capitalistes financiers (définition matérialiste de l'impérialisme)  sur lui ? (quitte à, dans certains cas mais rares, considérer qu'un "ni-ni" est la position correcte au regard de cela, comme par exemple en Syrie où la situation pouvait être caractérisée d'affrontement fratricide et de suicide collectif de la résistance régionale à l'impérialisme, à l'encontre de l'incroyable - vue d'aujourd'hui - unanimité qui pouvait sembler se dessiner au lendemain de la vile agression contre l'Irak en 1991 https://en.wikipedia.org/Popular Arab and Islamic Congress)

    VIVE L’ANTI-IMPÉRIALISME, qui est le SEUL VRAI ANTIFASCISME !!

    ACTION ANTI-IMPÉRIALISTE !

    Pour compléter, on ne peut que conseiller de lire ce très intéressant document de l'immense marxiste-léniniste est-allemand Kurt Gossweiler ; dont l'analyse du fascisme est de toute utilité face à un certain nombre d'"élucubrations" sur le sujet qui peuvent prévaloir dans l'antifascisme d'aujourd'hui :

    http://ekladata.com/-V5rhA4Y_xtKc5BoVxT-BfhUUnQ/Des-racines-du-fascisme-et-de-ses-variantes.pdf

    [Cela peut aussi être l'occasion de présenter ici la fameuse DOCTRINE JDANOV (rapport sur la situation internationale présenté à une conférence d'information des Partis communistes soviétique, bulgare, français, hongrois, italien, polonais, roumain, tchécoslovaque et yougoslave le 22 septembre 1947), qui peut offrir une base de réflexion tout à fait convenable dans cette perspective anti-impérialiste qui est la nôtre. Il n'y a au fond, encore aujourd'hui, pas grand chose à y changer ; à cela près (de taille, certes...) qu'il n'existe plus de gigantesque URSS et son "bloc" de démocraties populaires à la tête du camp révolutionnaire mondial (à compenser en prenant tactiquement un appui "critique" sur les "contre-pouvoirs idéocratiques" mondiaux : Russie-Biélorussie-Transnistrie-Donbass, Chine, Iran, Cuba-Venezuela-Bolivie, etc. ?) :

    Nous sommes effectivement d'avis que "les communiste de France (et de toute l'Europe) doivent prendre en main le drapeau de la défense nationale et de la souveraineté de leur pays" ; pour être exact, doivent lutter pour reconquérir (ou simplement conquérir...) la souveraineté du PEUPLE TRAVAILLEUR de France face à la Finance parisienne et des "métropoles mondialisées", désormais largement intégrée dans une seule et même Finance (dictature des monopoles financiers) occidentale, avec ses institutions comme le FMI, l'OTAN et, sur le continent européen, l'Union européenne ; mais que cette souveraineté ne peut être FORTE que de la somme de celles, exercées et "vécues" quotidiennement, des "petites patries", des territoires populaires qui la composent, selon le principe de "vivre, travailler et décider au pays" ; ceci trouvant sa réalisation politique concrète dans le projet qui est désormais le nôtre : celui d'une "Union soviétique" européenne œuvrant à abattre, dans la plus ferme solidarité et amitié internationale entre les peuples, en particulier avec la périphérie mondiale la plus opprimée ("Tiers Monde", "Sud global"), la dictature mondiale des monopoles financiers.

    https://facebook.com/groups/946438885830225/permalink/946521892488591/

    ACTION ANTI-IMPÉRIALISTE !


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  • Les USA ont lancé une vaste opération militaire pour arrêter le président du Venezuela, Nicolas Maduro, accusé de trafic de drogue, avec ses alliés colombiens des FARC. Se croyant revenu au temps du western, Trump a mis à prix la tête du président Maduro : 15 millions de dollars.

    La menace est sérieuse, les USA viennent de déployer dans la Caraïbe la plus grande force militaire depuis l’invasion du Panama en 1989. Cette flotte se dirige vers les côtes du Venezuela, avec le soutien des alliés locaux des USA, la Colombie, le Honduras, le Guatemala, etc., et la présence d’un navire du Royaume-Uni, le RFA Argus. De son côté, dans le cadre de l’opération Résilience, la France envoie dans les Antilles le porte-hélicoptères Dixmude. La flotte états-unienne comprend des destroyers lance-missiles, des navires de combat côtiers et des avions de patrouille maritime et de guerre électronique.

    ALERTE VENEZUELA (Collectif ni guerres ni état de guerre)

    Alors que les Nations Unies réclament l’abandon des sanctions contre le Venezuela, les USA se lancent dans une opération de guerre qui pourrait déboucher sur une agression et une invasion. Trump veut bien lever les sanctions à condition que le président Maduro soit destitué et que soit nommé (par Washington ?) un « conseil de transition ». L’Union Européenne soutient ce chantage états-unien. Le gouvernement vénézuélien, se préparant au pire, a ordonné l’arrestation des collaborateurs de Juan Guaido, l’homme de main des USA.

    Le président Maduro a déclaré : « Si les États-Unis osent attaquer le Venezuela, la nation vénézuélienne les écrasera. Le Venezuela, comme d'autres parties du monde, est aux prises avec le Coronavirus. Ce dont a besoin ce pays, c'est la solidarité, le partenariat, le soutien et l'aide humanitaire, pas une confrontation. Nous voulons la paix, en particulier dans ce contexte de la crise sanitaire. »

    Ainsi, alors que les dirigeants de l’impérialisme états-unien sont, eux aussi, complètement dépassés par la crise sanitaire et la crise économique qui ravagent leur pays, ils montrent qu’ils ne savent faire qu’une chose, planter leurs griffes sur les nations indépendantes et y semer la mort.

    Retrait de la flotte française des Antilles !

    Levée des sanctions contre le Venezuela, Cuba et autres pays !

    Bas les pattes devant le Venezuela !


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  • Le municipalisme libertaire / confédéralisme démocratique n'est pas "mauvais" en soi : c'est surtout qu'il n'invente rien ; qu'il n'est qu'une de ces dizaines de non-inventions qui dans les années 1990 de la "Fin de l'Histoire" prétendaient "révolutionner" la pensée révolutionnaire.

    Il a toujours été évident ; sauf, bien sûr, pour qui s'est trompé d'étiquette en se collant celle de "communiste" dessus (et ils ne sont pas peu nombreux, c'est certes vrai) ; qu'une révolution SOCIALE radicale ne peut qu'impliquer une révolution radicale dans les rapports entre territoires et populations, briser les dominations impérialistes et les oppressions nationales, et à terme toute forme de domination sans partage d'une capitale (centre d'accumulation capitaliste) sur un plus ou moins vaste territoire.

    Que l'on pense au mouvement des Communes de 1871, dont un courant important ne concevait la République de la Justice et du Travail que comme une confédération de municipalités, de départements à la limite, seuls véritables cadres de démocratie populaire vivante et permanente, les échelons supérieurs n'étant que des délégations de responsabilités ; ou à la quasi contemporaine Révolution cantonaliste dans la Péninsule ibérique (1873) ; jusque bien sûr à l'Union soviétique telle que conçue par Lénine (quelles qu'aient pu être ensuite les trahisons de cette vision d'origine)...

    De fait, par ce que ces hiérarchies "territoriales" entre territoires, pays, peuples permettent de part et d'autre de la "barrière de domination" : d'un côté, laisser à l'ordre du jour le "projet national" non-réalisé des élites de la nation dominée ; de l'autre, permettre dans le pays dominant l'"achat" de la paix sociale par les dividendes de la domination ; les abattre est même un PRÉALABLE INDISPENSABLE à toute révolution sociale véritable dans chaque pays.

    Le centralisme décisionnel et d'action, pour défendre une jeune révolution contre ses ennemis mortels encore innombrables, ou pour assurer le développement économique d'un pays encore arriéré, ne peut être conçu que comme une nécessité temporaire et non comme une fin et une conception de l’État révolutionnaire en soi.

    Tout ceci n'est qu'une succession d'évidences.

    Le problème en réalité, avec le "municipalisme libertaire" de Bookchin dans sa seule et unique réalisation concrète, c'est à dire au Nord de la Syrie rebaptisé "Rojava"... c'est surtout qu'il n'a jamais réellement existé que comme cache-sexe, "vitrine" sympathique à destination de la gauchistosphère occidentale, d'un projet ethnocratique tribaliste (le pouvoir... et ses dividendes, sur le plus vaste territoire possible, pour l'"ethnie" kurde) en réalité inchangé depuis l'époque où il se vendait au social-impérialisme soviétique sous une étiquette "marxiste-léniniste" (encore jouait-il à cette époque, comme les forces liées à l'URSS révisionniste dans disons 50% des cas, un rôle un tant soit peu positif, contre un régime turc abject néolibéralisme policier à la solde de Washington, ou aux côtés des Palestiniens et des forces anti-impérialistes au Liban...) ; sous la direction d'un parti dont la structure verticaliste et le culte absolu du chef, beaucoup plus proches d'une secte que d'une organisation politique révolutionnaire, auraient pourtant dû interpeler nos gauchistes et libertaires de tout poil d'habitude si prompts à hululer au "'staliniiiiiisme".

    Il est là le problème : dans un type de projet qu'effectivement, pour le coup, la conception léniniste sur les questions nationales (et par extension, sur toute "domination d'un pays/territoire sur un autre") a toujours rejeté, comme générateur de guerres chauvines sans fin, alors qu'il faut de ces problématiques toujours rechercher une sortie démocratique "par le haut"...

    Et qui de surcroît, ne peut généralement trouver un début de commencement de concrétisation qu'en se VENDANT au service d'un impérialisme qui souhaite avancer ses intérêts dans la région ; comme cela est aujourd'hui manifeste, pour "Rojava" (embryon du "Grand Kurdistan" öcalaniste), avec l'impérialisme US qui contrairement aux déclarations de Trump et à ce que trouvent (en conséquence) confortable de croire tous les soutiens de la prétendue "révolution émancipatrice totale", ne s'est absolument pas "retiré" mais replié sur le "principal" : les champs de pétrole de Deir ez-Zor.

    Pour le reste, donc : Bookchin nous a pondu (et Öcalan, en situation de déroute politico-militaire, a repris) un charmant petit couplet écolo-libertaire de "cités idéales librement associées" ; alors qu'il suffit simplement pour les communistes avant tout léninistes que nous sommes, dans l'esprit de Lénine au début des années 1920 et au regard du niveau actuel des forces productives, à l'heure des "États-continents", de prôner de grandes "Unions soviétiques" continentales ou sous-continentales – "Union soviétique d'Europe" par exemple* ("aux 100 drapeaux"... à étoiles rouges, LOL !), "Union soviétique" du Proche et Moyen Orient (éventuellement avec le Maghreb, ou pas), "Union soviétique" africaine (ou de grandes parts de l'Afrique : Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Afrique australe etc.), d'Asie du Sud, d'Extrême-Orient, etc. etc. ; "centralisées" comme peut l'être (dans une version capitaliste) la Suisse ; dans la reconnaissance et le respect le plus absolu des peuples et de leurs cultures, autant que dans le refus le plus strict du tribalisme et de l'ethnocratie (recherche d'un État "ethnique" "pur" pour chaque peuple, mais bien sûr sans - ou très rarement en tout cas - en rester là, l'objectif étant toujours de s'étendre au plus vaste territoire possible pour y asseoir le pouvoir et le privilège de son "ethnie")...


    https://etopia.be/bookchin-et-le-rojava-de-quoi-parle-t-on/


    [* "ENFIN BREF, tout cela pour dire que, les gens semblant par nature durs de la comprenette dans les milieux gauchistes, il est aussi possible de formuler les choses en des termes simples : ce que nous voulons, en lieu et place de l’État bourgeois français tel qu'il est, c'est une Union soviétique (telle que conçue par Lénine au début des années 1920) d'Hexagone... Point.

    D'Hexagone, ou pourquoi pas d'Europe ; en tout cas, des parties de l'Europe qui seraient dans un premier temps libérées du capitalisme par la révolution ; bref – ce genre de question se posera directement en son temps dans la réalité de la lutte, nous n'en sommes pas là.

    Tout simplement parce que le renversement du capitalisme DEVRA signifier, ne PEUT PAS signifier autre chose, que soit brisée l'organisation politico-économique des territoires en Centres financiers d'accumulation capitaliste et Périphéries plus ou moins, mais toujours, reléguées et "pompées" (lire à ce sujet : reflexions-a-partir-de-samir-amin - bouamama-basques-algeriens-colonisation-int-ext) ; organisation intrinsèque à la Modernité capitaliste et qui de fait, aussi longtemps qu'existent ces "hiérarchies géographiques" entre pays, régions d'un pays, etc., "bloque" en réalité tout déploiement d'une lutte des classes "pure", possédants vs exploités.

    Par conséquent, la voie de la raison matérialiste dans la situation concrète de notre époque, c'est d'aller vers... ce qu'était l'URSS (dans sa conception initiale léniniste) : de grands "États-continents" confédéraux, multiculturels, multilinguistiques et inclusifs (en plus, bien sûr, d'être résolument anticapitalistes).

    Car lorsque l'on critique le "tribalisme" des Catalans, Basques, Bretons, Corses ou autres, et cela peut parfois avoir sa part de vérité, l'on a tout de même tendance à oublier, en tout premier lieu, que les États européens existants ne sont ni plus ni moins que des "tribalismes qui ont réussi" : des régions qui en ont conquis d'autres, pour finir par proclamer ces ensembles de conquêtes des "États-nations", lancés à leur tour dans des affrontements "tribaux" avec les ensembles voisins ; tout cela sous un modèle centraliste uniculturel, unilinguistique et exclusif.

    Quant aux grands États-continents capitalistes qui existent déjà, comme les États-Unis ou le Canada, la Russie ou l'Inde, certes ils sont officiellement fédéraux, seul moyen pour eux de s'assurer une certaine stabilité et de n'avoir pas déjà explosé ; mais ce fédéralisme n'en reste pas moins très largement factice, "cache-sexe" d'une domination féroce sur tout un ensemble de groupes humains (Noirs, Latinos et Nations indigènes en Amérique du Nord, Caucasiens, Peuples sibériens et autres non-russes en Russie, Kashmiris, Tamouls, Adivasis "tribaux" et autres non-hindoustanis, musulmans et basses castes en Inde) ; tandis que de son côté l'Union Européenne est une tentative, précisément pour faire face à ces puissances concurrentes, de bâtir un tel super-État continental bourgeois et technocratique autour et au service des "pôles" de Paris et de la vallée du Rhin (Ouest de l'Allemagne, Bénélux), dominant et écrasant le reste comme l'avait fait auparavant chaque État membre avec ses "provinces" (rendant certes cocasse lorsque les "souverainistes" desdits États se plaignent de cette domination...) : il va de soi, bien entendu, que ces "modèles"-là d’États-"continents" ne sont pas les nôtres et sont au contraire résolument à combattre et détruire.

    Voilà donc : à partir de là, ce programme qui est le nôtre, vous pouvez le vomir ; mais au moins saurez-vous clairement sur quoi se déversent vos vomissures..."]

    [Illustration en commentaire FB :

    "Ça m'a toujours fait marrer ces vieux discours souverainistes à l'ère des États-continents, alors que la meilleure façon pour être tous vassaux des Américains c'est d'être chacun dans son petit coin... Eh oui eh oui, le truc que les souveraineux vont jamais te dire c'est que à l'époque de la Guerre froide, ouais peut-être, l'Europe conçue comme un contre-Pacte de Varsovie contre celui-ci ok admettons ça pouvait leur plaire ; mais depuis, les principaux torpillages anti UE comme le référendum irlandais de 2008 ou le Brexit ont largement été made in US, soutenus par Washington.

    Ce n'est bien sûr pas une raison pour soutenir l'UE de Bruxelles actuelle, qui est de fait un empire colonial financier parisio-rhénan sur les peuples.

    Mais à l'heure où ce qui compte dans le monde s'appelle États-Unis, Russie, Chine, de plus en plus Inde... Je vois mal comment l'avenir peut être à autre chose qu'un État continent européen ou euro-méditerranéen, BIEN ENTENDU fédératif et dans toute la mesure du possible, anticapitaliste (une URSS d'Europe ou d'Europe-Méditerranée).

    Rien à voir bien sûr avec l'UE de Bruxelles, centre de décision technocratique de la Finance dont les États bourgeois restent ensuite les gendarmes.

    On parle d'une Europe où chaque bassin de vie cohérent serait politiquement aussi souverain qu'un canton suisse, et socialement socialiste. Une véritable URSS idéale (telle que conçue par Lénine au début des années 1920) continentale, dans laquelle on ne serait après tout pas plus différents entre nous qu'un Letton et un Iakoute, chacun souverain chez soi (bien plus que dans les vieux États capitalo-technocratiques que nous défendent les chevènementos et autres PRCFeux aux côtés du RN...), et unis dans une grande puissance socialiste."]


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  • Une marche qui bien entendu, vu les appelants, avait plus que ses limites.

    Mais qui marque tout de même, avec quelques 20.000 à 50.000 participants selon les estimations, y compris les plus inattendus en la matière (Lutte Ouvrière, Mélenchon), le possible point de départ d'un espoir de riposte face à ce pilier central de la mobilisation réactionnaire de masse à notre époque ; dans ses manifestations les plus violentes en tout cas ; et fût-ce sur l'air de "ça nous divise / c'est une diversion pour faire oublier les vrais problèmes" (alors que ça va bien au-delà de ça), c'est déjà ça...

    Le signe qu'envers et contre tout, l'antiracisme politique qui est la lutte anti-impérialiste au cœur même des métropoles, marque des points dans sa bataille pour l'hégémonie.

    Une fois n'est pas coutume (c'est dire !), voilà cette marche bien relatée par cet article de l'hebdo... juppéiste Le Point :

    https://www.lepoint.fr/societe/contre-l-islamophobie-une-marche-resolument-politique-10-11-2019-2346364_23.php

    Marche contre l'islamophobie du 10/11

    Tout ceci malgré la campagne de calomnies et de terrorisme intellectuel dont a (évidemment) fait l'objet l'évènement ("CCIF islamiiiiiistes", "les Frères musulmaaaaans" etc. etc.).

    Autre fait non sans importance pour l'internationalisme domestique et "l'alliance des beaufs et des barbares", le Gilet Jaune Jérôme Rodrigues s'y est joint "en tant que citoyen et ami des musulmans" :

    https://oumma.com/jerome-rodrigues-est-venu-a-la-manifestation-contre-lislamophobie-en-tant-que-citoyen-et-ami-des-musulmans

    Initiative globalement saluée, en dépit des attaques habituelles de 4 pauvres cons fachos, sur les groupes de Gilets Jaunes que nous fréquentons...

    Marche contre l'islamophobie du 10/11


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  • La mobilisation prend forme et se développe, en ce moment même, contre l'islamophobie ; qui comme on le sait (et comme nous, Servir le Peuple, le répétons depuis 10 ans), est un axe central de la mobilisation réactionnaire de masse du "néolibéralisme sécuritaire (et d'intervention impérialiste effrénée à l'extérieur)" autrement nommé Fascisme Moderne ; et qui d'évènement en évènement, des propos de Zemmour à la "Convention de la Droite" en même temps qu'il obtenait micro ouvert sur la principale chaîne d'information nationale, jusqu'à la dernière polémique avec une maman accompagnatrice de sortie scolaire, voilée, et un élu RN de Bourgogne suivie des propos de Jean-Michel Blanquer, de la proposition par Le Pen d'une interdiction du foulard dans l'espace public et de l'adoption par le Sénat d'une proposition d'interdiction pour les accompagnatrices de sorties scolaires, en passant par l'appel de Castaner à traquer les "premiers signes de radicalisation" etc. etc. ; montre une dynamique de fuite en avant qui commence inévitablement à déboucher (sachant qu'à l'extérieur, c'est déjà par millions que se comptent les victimes des guerres impérialistes...) sur des actes de violence, comme l'attaque du militant d'extrême-droite Claude Sinké contre la mosquée de Bayonne. 

    La parole aux "premiers concernés" :

    Résister à la radicalisation de l’islamophobie d’État

    Intervention du PIR au rassemblement contre l’islamophobie, en soutien à Fatima E. et son enfant ainsi qu’à l’ensemble de la communauté musulmane, le Samedi 19 octobre place de la République à Paris.

    http://indigenes-republique.fr/resister-a-la-radicalisation-de-lislamophobie-detat/

    L’islamophobie d’Etat se radicalise et se déploie chaque jour un peu plus, à l’intérieur et l’extérieur du territoire français.

    Aujourd’hui se renforce l’offensive raciste permettant d’attaquer impunément une femme portant le hijab, dans un conseil régional comme dans l’espace public en général. Aujourd’hui, des signes de la pratique la plus élémentaire de la religion musulmane sont considérés comme des « signaux faibles » de la longue chaîne de la « radicalisation », spectre conceptuel aux contours mouvants permettant de lier dans les esprits et dans les lois l’ensemble des musulmans à la figure de l’Ennemi Intérieur et Extérieur.

    Si certains d’entre nous ont pu légitimement, au début de la séquence ouverte avec les attentats de 2015, appeler au refus des « amalgames », les derniers développements de la politique antiterroriste révèlent, pour ceux qui en doutaient encore, sa fonction première : combattre l’existence et l’organisation autonome des musulmans à l’intérieur, et la résistance des peuples du Sud à l’extérieur. On veut confisquer aux musulmans la signification de leur propre religion comme on veut confisquer aux peuples du Tiers-Monde la souveraineté sur la définition de leur devenir politique et social.

    À l’intérieur, depuis la loi du 15 mars 2004 interdisant le port du hijab dans les écoles, les collèges et les lycées jusqu’aux dernières déclarations ministérielles sur la nécessité de dispositifs de signalement automatique des « signaux faibles de radicalisation », tous les dispositifs mis en place par le pouvoir au nom de la lutte pour « la laïcité » ou contre « l’islamisme » n’ont eu qu’un seul objet : contrôler les musulmans et combattre l’expression sociale et politique de l’Islam sur le territoire français.

    À l’extérieur, au nom de la « lutte contre le terrorisme », on met des régions entières sous les bombes, on édifie des frontières et des barbelés, et on nourrit les causes dont on prétend combattre les conséquences. Le récit de cette lutte qui nourrit sa propre nécessité trouve des émules chez de nombreux régimes à travers le globe, qui se font les complices de cette lutte contre les peuples du Sud.

    On veut réduire les musulmans à devoir éternellement condamner des attentats dont ils ne sont pas responsables, à devoir se taire quand on agresse des imams, quand on criminalise leurs frères et leurs sœurs, leurs maris et leurs femmes, quand on ferme des mosquées, quand on discrimine et malmène leurs enfants, quand on tente de vider l’Islam de son sens et de ses traditions. Les indigènes et les musulmans sont plus que jamais dans ce pays comme en sursis, toujours sommés de donner plus de gages, d’abaisser encore plus le ton face à l’injustice flagrante qui leur est faite, et la discrimination qui leur est imposée dans l’emploi, dans le logement, et dans la pratique de leur religion.

    Ces injustices, ces crimes et ces vies brisées par l’aggravation impitoyable de l’islamophobie d’État sont la seule cause du feu que nos gouvernants prétendent combattre. Cette radicalisation de l’État colonial à notre encontre est le reflet de l’ébranlement de son pouvoir face aux forces qui, du Nord au Sud, des luttes contre l’islamophobie et les crimes policiers aux soulèvements des peuples du Tiers-Monde, font reculer la suprématie impériale occidentale. 

    Nous appelons au démantèlement de tous les dispositifs législatifs et réglementaires réprimant la pratique et l’expression de l’Islam en France. Nous appelons au rejet de toutes les initiatives des pouvoirs publics français visant à réformer l’Islam. Cette société de « vigilance » qu’on nous annonce vise tous les indigènes, et tous ceux qui prétendront résister à l’avancée de l’autoritarisme libéral. Nous appelons au rassemblement de toutes les forces politiques et sociales en lutte contre cet ordre racial impérial libéral aux abois qui, des pays dévastés par les bombes occidentales aux populations issues de l’immigration post coloniale, en passant par le cimetière de la Méditerranée, tue chaque jours nos frères et nos peuples.

    PIR

     

    Et puis autre évènement important très prochainement, date à retenir, sachant que là aussi c'est du combat contre le colonialisme intérieur qu'il est question :

    https://www.facebook.com/events/379550276323759/

    Soutien du Collectif rhonalpin de Solidarité avec les Peuples, à la Marche pour la Justice et la Dignité des Mamans du Mantois le 8 décembre prochain

    DIM., 8 DÉC. À 14:00
     

    151.

    Ils étaient 151 enfants, agenouillés et mains sur la tête pendant plusieurs heures, victimes d'une violence policière inouïe, ce 6 décembre 2018 à Mante-la-Jolie. 

    Nous sommes aujourd'hui 151.

    151 mamans, femmes de Mantes-la-Jolie et du Mantois signent cet appel pour une marche de la justice et de la dignité le 8 décembre prochain à Paris au départ de Barbés. 151 mamans et femmes qui se dressent contre l'arbitraire policier et pour l'amour de leurs enfants.


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  • #Chili


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  • .. suite à l'intervention turque des dernières semaines, à l'accord Erdogan-Pence d'Ankara la semaine dernière, au rapprochement des YPG/FDS avec le régime d'Assad, et enfin, à l'accord surprise Erdogan-Poutine avant-hier à Sotchi accord-historique-entre-la-russie-et-la-turquie.

    Guerre mondiale non-déclarée : voici à quoi devrait ressembler le nouveau redécoupage de "Rojava"...

    On notera tout de même que les impérialistes US conservent "avantageusement" le contrôle d'un secteur où se concentre l'essentiel du pétrole du pays... D'ailleurs à ce sujet (en anglais) :

    https://www.usatoday.com/story/news/politics/2019/10/24/pentagon-planning-send-tanks-armor-syria-protect-oil-fields/4089195002/


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  • Équateur : la lutte a payé, petite victoire pour les masses populaires.

    Les mesures contestées, à commencer par l'augmentation vertigineuse des prix du carburant (avec toutes les hausses de prix forcément induites), ont été retirées.

    Ce n'est certes pas la chute du gouvernement laquais du FMI, mais cela aura tout de même montré au peuple comment ce que l'on veut s'obtient...

    JATARISHUN MASHIKUNA ! (On a raison de se révolter !)

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/14/equateur-gouvernement-et-indigenes-trouvent-un-accord-pour-sortir-de-la-crise_6015378_3210.html

    Revue de presse : Équateur, Syrie-Rojava, Tunisie

    Syrie-Rojava : lâchés par l'imprévisible Trump (contre l'avis y compris de ses plus proches partisans républicains, pour des raisons au-delà du mystérieux... qui pourraient bien être en lien avec des casseroles qu'il se traîne au derrière, faisant déjà face à une procédure de destitution), sous les coups de la violente agression turque lancée par Erdogan et faisant face à la défection de nombre de leurs alliés arabes au sein des Forces Démocratiques Syriennes (problème déjà latent depuis pratiquement deux ans) ; les YPG se tournent vers le régime fasciste et capitulent ainsi toute autodétermination pour le Peuple kurde...

    https://secoursrouge.org/syrie-accord-historique-entre-le-rojava-et-le-regime (article qui bien sûr, dans le délire collectif qui s'est emparé ces dernières années de toute l'extrême-gauche sur le sujet, célèbre ledit "accord"...)

    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20191013-syrie-accord-kurdes-damas-russie-deploiement-armee-syrienne

    Aboutissement logique d'années (pour ne pas dire de décennies) d'opportunisme dans la conduite de cette lutte de libération aussi juste que celles de tous les peuples de la planète ; de vente au plus offrant fut-il un ennemi patenté des peuples, etc. etc. (lire et relire : recapitulatif-des-articles-sur-la-question-de-rojava-ordre-anti-chrono).

    [Lire aussi, pour comprendre : http://ekladata.com/Turquie-Russie-Syrie.pdf]

    Revue de presse : Équateur, Syrie-Rojava, TunisieRevue de presse : Équateur, Syrie-Rojava, TunisieRevue de presse : Équateur, Syrie-Rojava, Tunisie

    Tunisie : victoire écrasante (76%) de Kaïs Saïed à l'élection présidentielle.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/14/la-victoire-du-conservateur-kais-saied-a-la-presidence-tunisienne-est-lourde-d-interrogations_6015417_3232.html

    Un candidat dont les grands médias comme la gôôôche occidentale auront beaucoup plus souligné les prises de positions conservatrices (sur la peine de mort, l'homosexualité affichée ou l'héritage des femmes) que les propositions de réformes institutionnelles tendant fortement à la démocratie participative "de bas en haut", et la campagne avant tout basée sur la proximité avec les "petits", les déshérités, ainsi qu'une bonne part de la jeunesse aspirant au changement, et la continuité avec ou plutôt le retour aux idéaux (trahis selon lui) qui avaient présidé au renversement du despote Ben Ali début 2011 (évènement fondateur des "Printemps arabes").

    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/kais-saied-un-projet-de-democratie-radicale-pour-la-tunisie

    https://nawaat.org/2019/10/02/post-presidentielles-2019-quelles-limites-aux-ambitions-de-kais-saied/

    https://orientxxi.info/magazine/tunisie-pour-le-president-kais-saied-la-democratie-peut-etre-une-idee-neuve,3391

    "Concrètement, les différents échelons de représentation (local, régional, national) seraient fondés sur une seule élection, au scrutin uninominal, au niveau de la plus petite unité administrative (imada). Les candidats devraient réunir des parrainages, avec une parité hommes/femmes et des quotas garantissant la représentation des catégories les plus vulnérables. Le mandat serait révocable."

    "Il faut commencer par élire, dans chaque imada (arrondissement), un représentant au scrutin uninominal à deux tours, parmi des candidats parrainés par un nombre égal de femmes et d’hommes, pour former des conseils locaux dans chacune des 264 délégations. 

    Kaïs Saïed impute en effet une bonne partie du discrédit des politiciens au scrutin de liste : « C’est le scrutin des intrigues » qui rend les élus davantage responsables devant leur parti que devant leurs électeurs. D’ailleurs, ces élus seraient révocables. 

    Dans ces conseils locaux, siégeraient également, mais sans droit de vote, des représentants des administrations locales, ainsi qu’un responsable sécuritaire, nommé par l’administration centrale, investi par le conseil de délégation. Ces conseils auraient pour mission d’élaborer des projets de développement local. 

    Ils désigneraient par tirage au sort un représentant pour siéger dans un conseil régional pour une période limitée, aux côtés de directeurs des services de l’État (toujours sans droit de vote) pour harmoniser les projets locaux et les projets régionaux.

    Enfin « ces conseils régionaux choisiraient à leur tour un représentant de chaque conseil local pour former l’Assemblée nationale ». Il entend, s’il est élu, proposer ce projet révision constitutionnelle au référendum.

    Son projet de « transition révolutionnaire » est une réappropriation du pouvoir central par la société qui va à l’encontre de toute la conception centralisatrice qui a sous-tendu la construction de l’État tunisien depuis la monarchie. La perspective d’avoir un tel président en Tunisie est un véritable séisme. Une révolution par les urnes."

    "Chaque niveau de représentation élaborerait ses projets de développement, harmonisés en concertation avec l’État. Le président choisirait le chef du gouvernement et les ministres seraient élus par l’Assemblée nationale sur la base de leur projet.

    Cette proposition strictement institutionnelle serait l’outil unique pour refonder la relation entre l’État et la société, résoudre les fractures sociales et territoriales et faire émerger de l’intelligence collective un modèle économique adapté aux besoins du pays, et ainsi conquérir une souveraineté économique mise à mal par l’extraversion du modèle actuel. En assurant une présence bien mieux répartie de l’État, cette construction ferait reculer aussi l’emprise persistante des formes anciennes d’autorité (familiale, tribale) ou celle des « clans » d’affaires locaux."

    Voilà même, à vrai dire, un projet d'organisation politique du pays que nous ferions volontiers nôtre pour l'Hexagone, secoué par un mouvement des Gilets Jaunes (ou hier des Bonnets Rouges en Bretagne, et la poussée électorale des autonomistes en Corse et au Pays Basque, etc. etc.) qui exprime avec force cette "soif" de SOUVERAINETÉ exercée et "ressentie" par les classes populaires à chaque échelon territorial et en premier lieu à l'échelon local, dans leurs territoires de vie quotidienne ; contre les oukases d'une technocratie parisienne (ou proconsule locale de Paris) au service de la Finance et pure courroie de transmission du cartel monopoliste de Bruxelles !!

    De fait, avec le triomphe de ce "candidat surprise" élu notamment avec le soutien des "islamiiiiistes" d'Ennahdha (Frères Musulmans tunisiens, trop "abîmés" par leur propre passage au pouvoir, et peut-être trop "clivants" pour remporter eux-mêmes une telle victoire, bien qu'ils soient tout de même arrivés en tête des législatives simultanées avec 52 sièges sur 217), il se pourrait bien que la Turquie d'Erdogan, désormais (voir ci-dessus) plus que contrariée dans ses plans en Syrie, ait en revanche marqué un point sur les bords de la Méditerranée.

    https://www.aa.com.tr/fr/politique/erdogan-félicite-kais-saied-pour-sa-victoire-a-lélection-présidentielle-tunisienne-/1613986

    https://www.aa.com.tr/fr/afrique/kais-saied-nous-travaillerons-pour-des-causes-justes-notamment-la-cause-palestinienne/1612777

    Quoi qu'il en soit, en plus de valoir clairement mieux que son adversaire Karoui (golden boy pathétique qui aurait notamment reçu des fonds d'un ancien du Mossad... alors que Saïed, lui, a qualifié de "haute trahison" toute idée de "normalisation" avec l'Entité sioniste), le nouvel élu pourrait peut-être bien (entre autres) offrir une "profondeur stratégique" salutaire au gouvernement libyen de Tripoli, confronté à l'offensive militaire fasciste de Khalifa Haftar (véritable Sissi local appuyé par l'Occident et les Émirats)...

    Bref, entre cela et sa volonté affichée de "désaligner" autant que possible la Tunisie de son statut de colonie pseudo-"indépendante", ce n'est certes pas la Guerre populaire prolongée et la révolution nationale-démocratique en marche, mais ce n'est pas pour nous (on dira) la pire nouvelle de la semaine !


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  • ... les rojavards et en particulier les liquidateurs pseudo "tkp/ml" parmi eux c'est littéralement devenu l'équivalent de trotsks soutenant Pétain parce que voyez-vous "De Gaulle c'est rien qu'un sale impérialiste qui veut la guerre indéfiniment, à la solde de la City"... Ou, pour rester dans le champ des pays semi-coloniaux, des "communistes" révisionnistes argentins (codovillistes) face à Perón ("sale fasciste" - effectivement issu d'une junte d'officiers sympathisants de l'Axe pendant la Seconde Guerre mondiale, "nationaliste bourgeois" etc. etc.), prêts à soutenir les pires juntes militaires.

    Erdogan aujourd'hui, c'est en quelque sorte un Perón turc - donc un réactionnaire, personne ne dit le contraire... Mais son opposition (kémalistes... qui n'ont plus grand chose du relatif nationalisme d'Atatürk, Iyi d'Aksener, gülenistes "islamo-thatchériens") c'est de fait encore pire, dans la soumission totale à l'ordre impérialiste mondial, le caractère semi-colonial qui se rapproche de colonial tout court ("néocolonial").

    Et eux ils viennent te sortir que le CHP, le Parti "républicain du peuple" KÉMALISTE que Kaypakkaya a CLAIREMENT caractérisé comme le FASCISME (sans dire bien entendu que l'autre camp grand bourgeois, à l'époque incarné par Demirel et que l'AKP d'Erdogan a aujourd'hui en quelque sorte remplacé, c'était mieux !), n'est aujourd'hui "clairement pas l'ennemi principal" ; à partir de quoi, vers "possible allié tactique" il n'y a qu'un pas (ils sont de toute façon connus pour être des larbins du HDP qui a lui-même appuyé la reprise d'Istanbul par le CHP, de fait ils y ont fait campagne aussi, pour le HDP et indirectement pour le candidat CHP dont ils ont célébré la victoire comme une "révolution", en piétinant totalement la position kaypakkayiste "le kémalisme c'est le fascisme" !).

    Les choses sont on ne peut plus claires... Et c'est du joli !

    Pour rappel : https://www.middleeasteye.net/selon-bagdad-les-frappes-israeliennes-en-irak-ont-ete-lancees-depuis-rojava


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  • Non, nous pensons que l’on ne peut pas "critiquer" la religion. Nous allons expliquer pourquoi.

    La critique est un acte scientifique qui vise à démontrer par des éléments probants, qu’une affirmation est fausse ou alors en tout cas inexacte, incomplète, perfectible. La perspective est, bien entendu, de convaincre l’interlocuteur de son erreur ou imprécision.

    Mais la religion, elle, ne se situe pas du tout sur ce terrain-là. La religion, PAR DÉFINITION, a pour fonction d’apporter des réponses à ce que la science n’explique pas (à peu près tout il y a 2000 ans, mais encore beaucoup aujourd’hui).

    La religion ne demande pas de prendre acte de vérités scientifiques établies ; elle demande un ACTE DE FOI, un acte de CROIRE en des postulats que la science est incapable de démontrer ou d’infirmer.

    On n’est pas (en principe) obligé de lui accorder cet acte de foi ; mais à partir du moment où on l’a fait, on n’est PAS sur le terrain où une démonstration « scientifique » est susceptible de nous dé-convaincre de ce en quoi l’on croit.

    C’est donc pratiquement une absurdité, et une perte de temps que de prétendre « critiquer la religion ». On peut EXPRIMER QUE L’ON N’AIME PAS telle ou telle religion, ou telle ou telle partie de son message ; mais ce n’est pas la « critiquer » au sens scientifique du terme.

    La seule chose qui peut faire « reculer » la religion, c’est l’extension du domaine de l’expliqué, autrement dit le progrès de la science. Mais d’ici que la science explique tout, on sera dans l’univers de Star Trek rêvé par les Matérialistes-point-com… Expliquera-t-elle un jour ce que devient notre conscience d’exister après la mort ? Pas sûr…

    Donc voilà. Et puis de toute façon, en soi, cet acte de foi religieuse n’est pas un problème, pour ne pas dire qu’il est totalement inoffensif.

    Les problèmes qui peuvent se poser sont de deux ordres… et PAS EXCLUSIFS aux fois religieuses, mais au contraire totalement partagés par le rationalisme et le scientisme, la « libre-pensée » etc.

    1°/ Le premier problème est la « politisation » négative, c’est-à-dire la mise au service d’intérêts sonnants et trébuchants. Cela peut concerner toutes les religions, y compris celle de la Science, de la Raison et du Progrès.

    On n’a pas massacré plus au nom d’une religion, sur Terre, qu’au nom du christianisme. Pourtant, le message du Nouveau Testament est de loin le plus peace and love de tous ! Il n’y a pratiquement pas d’autre texte religieux où ainsi pas une goutte de sang n’est versée, sauf celui d’un garde du Temple dont Simon-Pierre tranche l’oreille d’un coup d’épée avant que Jésus ne l’arrête et le sermonne. Dont acte – indigènes « païens » du monde entier, « mahométans », « hérétiques » et « sorcières » apprécieront.

    On voit bien que cela n’a rien à voir : les massacres commis l’ont été AU NOM de la parole du Christ, mais pour d’autres intérêt en réalité que son triomphe, et certainement pas sur la base d’un appel au meurtre des non-croyants dans les textes de base (sauf à prendre en considération aussi l’Ancien Testament, à la rigueur).

    « Politisation » négative, donc ; mais par ailleurs une politisation POSITIVE, mise au service de luttes émancipatrices, est tout à fait possible et a même été monnaie courante dans l’histoire de toutes les grandes religions de la planète : luttes sociales au nom du message chrétien premier, islam comme résistance anti-impérialiste, ou opposition des bouddhistes au régime pro-impérialiste du Sud-Viêt-Nam, etc.

    Tandis que de l’autre côté, combien de massacres et de crimes contre l’humanité ont été commis au nom de « civiliser » ceux qui ne l’étaient (soi-disant) point au Progrès, à la Raison et aux Lumières ?

    2°/ L’autre problème est celui du dogmatisme et du sectarisme. Il y a dogme et secte à partir du moment où, en religion, il n’y a plus (au sens religieux chrétien du terme) « mystère », c’est-à-dire une certaine conscience qu’on répond à de l’inexplicable et indémontrable, qu’il y a des « voies impénétrables » ; mais qu’au contraire on prétend à la Vérité établie (démontrable, contraire infirmable) comme s’il s’agissait de science, et bien évidemment, on ne peut pas plus contester ou modifier même légèrement cette « Vérité » qu’une affirmation scientifique telle que 2+2 = 4.

    Cela va généralement de pair avec la « politisation » négative que nous avons vue précédemment – et d’ailleurs, cela pose la question de si les tenants de cette « Vérité » y croient vraiment, ou s’il s’agit seulement de préserver leur « infaillibilité » et à travers elle, l’Ordre.

    Par ailleurs, si l’on prend les cas célèbres de Copernic, Giordano Bruno et Galilée, l’Église catholique ne défendait absolument une quelconque affirmation du Nouveau Testament (qui ne dit strictement rien sur ce sujet), mais bien une affirmation… scientifique en matière d’astronomie, celle de Ptolémée, un païen grec égyptien du 2e siècle, qui était finalement erronée et qu’elle avait faite sienne. La plupart des autres cas de répressions, et bûchers inquisitionnaires, relevaient quant à eux de controverses théologiques, de personnes et groupes contestant la lecture catholique romaine des textes, ou dénonçant une hypocrisie par rapport à ceux-ci, mais (ces personnes et groupes) tout aussi croyants eux-mêmes en l’« irrationnel ». De la même façon qu’aujourd’hui, les victimes de tel ou tel groupe « islamiste radical » vont être en premier lieu des musulmans, CROYANTS eux aussi, mais pas selon la doctrine du groupe...

    Mais il peut aussi, très bien, y avoir DOGME ET SECTE à partir de la Science… À partir du moment où celle-ci n’est plus considérée « dynamique », évolutive, n’expliquant jamais tout au moment où nous vivons, et susceptible de perfectionnement. Ceci peut être valable y compris en science politique ; et y compris pour la science de l’histoire et des sociétés humaines (et de leur transformation vers plus de justice et de bien-être général) qu’est le marxisme.

    Qu’il s’agisse du positivisme bourgeois comtien des laïcards-républicards-libres-penseurs, ou de tel ou tel courant du marxisme ou de l’« idéal libertaire » (ou… de l’un se croyant l’autre !), le mécanisme (et le fond de l’affaire) est au fond toujours le même : la détention d’une « Vérité » absolue et incontestable « glorifie » ses détenteurs et forme leur « capital social ». Que cette « Vérité » puisse être discutée et remise en question même partiellement, fragilise ce « capital » et leur position « sur un piédestal » basée dessus. Donc, ils la défendent bec et ongle et ne tolèrent aucune remise en question.

    Comme on peut le voir, le phénomène de dogme-secte (qui peut concerner une formation politique – on y inclura la Libre Pensée, les loges maçonniques etc. – ou, à la tête d’un État, donner un régime que le langage courant qualifierait de « totalitaire ») n’est ABSOLUMENT PAS EXCLUSIF de ce que l’on catégorise habituellement comme religion (foi en un Verbe divin qui explique ce que la science n’explique pas).

    Et puis, sur la question du "droit d'être islamophobe" = "droit de critiquer l'islam" ("comme toutes les religions") :

    Une "phobie" ne peut pas être une critique.

    Une critique est quelque chose de rationnel, étudié, argumenté, sachant de quoi on parle.

    Et de toute façon, critiquer une foi qui repose par définition sur une part de "je ne sais pas, je n'ai pas de 'preuve' de ceci ou cela, je crois, c'est tout", on peut se demander si ça a un sens, si tant est qu'on ait de l'énergie à dépenser là-dedans.

    À la rigueur, parlons plutôt de "débat théologique" - ce qui implique pour le coup une très haute maîtrise de ce dont on parle (problème : la spécialité de la grande majorité des anticléricaux-athéistes-libres-penseurs est justement le contraire, parler sans rien connaître au-delà du superficiel) ; et interdit par ailleurs, pour quiconque de sérieux, de critiquer en bloc "l'islam", comme "le judaïsme" ou "le christianisme", comme si il s'agissait de courants de pensée parfaitement monolithiques.

    Une "phobie" est un rejet irrationnel qui signe par définition l'ignorance, les idées à l'emporte pièce et les contre vérités sur ce dont on est "phobe" (tout comme les termes médicaux ne désignent jamais une peur qui est rationnelle, celle-ci étant normale, mais une peur irraisonnée de ce qui ne présente pas un danger justifiant cette peur).

    Le problème du "droit à la critique" (en général et des doctrines religieuses en particulier), contemporain du moins, c'est qu'il n'est pratiquement jamais couplé avec un devoir de connaissance et une interdiction de l'ignorance du sujet.

    Or les droits dans le champ intellectuel-politique ne font pas partie des droits "naturels", "de naissance", mais des droits qui s'acquièrent, se méritent, vont avec des devoirs (sinon par exemple on aurait le droit de vote dès la naissance).

    Ici, et de plus en plus, le DEVOIR d'enquête et de connaissance du sujet pour avoir le DROIT à la parole, est ignoré.

    En tout cas, quoi qu'il en soit, dire qu'on a 'droit' à une phobie revient au mieux à dire qu'on a le droit d'être con.

    Par contre, si quelqu'un a les connaissances théologiques requises pour, il peut toujours s'il le souhaite engager un débat avec des musulmans eux aussi théologiquement formés, pourquoi pas.

    Un exemple d'argument des "pro-liberté de critique" :

    Oui... Et la véritable essence de la laïcité de 1905, c'est que face à tous ces gens libres de ne pas aimer les convictions (religieuses-politiques-philosophiques) des autres, L’ÉTAT EST NEUTRE et ne prend pas parti pour les uns ou pour les autres.

    Il ne prend parti que contre l'atteinte à la liberté d'autrui, c'est à dire lorsque la liberté de conscience des uns ne s'arrête pas comme elle le devrait là où commence celle des autres ; exemple : la liberté d'être catholique devient obligation des autres autour de soi à l'être ; ou la liberté d'être musulman, OBLIGATION des autres à l'être et pour les femmes de porter un niqab (par exemple).

    Mais sinon, au delà de cela l’État républicain (dont nous nous faisons pour l'occasion les avocats) n'a PAS à intervenir, et donc PAS à interdire le port d'un voile musulman simplement parce que... ça dérange, ça "choque" des gens qui ne sont pas d'accord avec ces convictions et qui auraient un droit sorti d'on ne sait où à voir imposer les leurs, hostiles à ce port. Pas plus que l’État n'avait le droit de piétiner le sens du sacré des catholiques de 1905, simplement parce que ce sens n'était pas celui de M. Combes (ce contre quoi s'élèvera Jaurès).

    Le communisme n'est pas une race, être communiste non plus, ce n'est pas le sujet.

    Le sujet est que l'on peut certes ne pas être communiste et ne pas aimer ces idées ("communismo-phobie", on dira), mais interdire aux communistes de l'être, ce qui va nécessairement impliquer des moyens de coercition de plus en plus importants, s'appelle du fascisme...

    Tout comme interdire (au-delà de ne pas l'être et ne pas apprécier leurs doctrines) aux musulmans de l'être, ou aux juifs, ou aux catholiques...

    À partir d'interdire à quelqu'un d'être de telles ou telles convictions, qu'il n'a en général pas l'intention de lâcher sinon peut-être à travers un long processus personnel ; où et comment s'arrête donc la dynamique vers lui interdire tout simplement de vivre ?

    Interdiction qui fait passer du fascisme au nazisme.

    Sachant que le fascisme et le nazisme ont cette particularité, qu'ils n'ont nul besoin qu'on les interdise en tant qu'idées : interdire l'appel au meurtre (ce que font les lois de la plupart des pays) suffit en principe à leur interdire toute expression, puisque celle-ci consiste à 99% en cela. Donc soit on autorise l'appel au meurtre, soit les fascistes et les nazis n'ont qu'à apprendre à parler d'autre chose – mais ça semble difficile.

     


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  • JULIUS MALEMA, leader du parti EFF (Economic Freedom Fighters), AU SUJET DES VIOLENCE FAITES AUX ÉTRANGERS :

    "Nous pouvons chasser de notre sol tous nos frères africains, mais vous verrez qu'il n'y aura toujours pas de travail en Afrique du Sud. Notre richesse est entre les mains des Blancs qui refusent d'investir pour créer plus d'industries.

    Il n'y a aucun Nigérian qui a volé une industrie et n'y a employé que des Nigérians. Il n'existe aucun Zimbabwéen qui possède des grandes fermes dans lesquelles il n'a employé que des Zimbabwéens.

    Les industries sont contrôlées par les Blancs qui emploient des étrangers et leur paient un maigre salaire. C'est ça qui vous pousse à croire que vos frères africains vous volent vos emplois.

    Arrêtez de glorifier les frontières qui séparent les Africains. Auparavant, ces frontières n'existaient pas. Elles nous ont été imposées par l'homme blanc pour nous diviser, nous les Noirs, afin de bien exploiter les richesses de notre continent.

    J'AI HONTE AUJOURD'HUI QU'ON M'APPELLE SUD-AFRICAIN. Les images atroces qui nous viennent de certaines villes du pays sont totalement insupportables : vous frappez des Noirs, vous massacrez vos frères africains.

    Je ne vous ai jamais vu frapper un Chinois, un Blanc, un Indien, sous prétexte qu'ils n'ont pas de papiers. Mais regardez ce que vous faites à vos propres frères africains !!! Cela prouve que vous ne vous aimez pas vous-mêmes. L'homme blanc vous a appris à vous haïr vous-mêmes, raison pour laquelle vous haïssez vos propres frères africains.

    CETTE CRUAUTÉ APPELÉE XÉNOPHOBIE DOIT CESSER IMMÉDIATEMENT. Nous devons être un avec nos frères africains !"

    Grand Malema, véritablement Grand Leader de tous les leaders d'Afrique !

     

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  • - Au stade de l’impérialisme, de façon totale ; mais même dans un sens dès le début, puisque la Modernité capitaliste n’est pas simplement "l’économie de marché" (qui a toujours existé dans toutes les sociétés depuis l’entrée dans l’Histoire), mais un Marché financiarisé et surtout intrinsèquement (dès le début) expansionniste impérial/colonial à partir de Centres d’accumulation controverse-de-definitions… eh ben forcément, le patriotisme est lui aussi (en miroir) intrinsèquement le préalable à la libération sociale de classe (de l’exploitation des patrons). C’est ainsi.

    - À partir de là, ça ne peut pas être "n’importe quoi" comme patriotisme non plus certes. J’aime bien, en fait, mobiliser à ce titre un auteur non-marxiste et sur lequel il y a beaucoup de choses à dire par ailleurs, mais dont je trouve cette phrase précise brillante : Jaurès, "un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène" (citation-88516.php) ; et inversement : un peu de patriotisme, médiocre en quelque sorte, éloigne de l’internationalisme (n’est que chauvinisme, et pourrait être finalement la définition du nationalisme fasciste lorsqu’il se met au service du pouvoir financier qu’il prétend dénoncer) ; mais beaucoup y ramène, c’est-à-dire qu’un vrai patriotisme non-médiocre au sens d’attachement profondément à son Peuple travailleur et de refus de son oppression, de sa dépossession du pouvoir sur sa vie, rapproche de tous les autres peuples de la Terre dans la même situation, dans ce qu’on appelle l’interNATIONalisme…

    [Concrètement : "Si on est VRAIMENT patriote au sens d'attachement au pays où on vit et travaille (où VOLEM - on veut - vivre, travailler dignement et DÉCIDER) et à son Peuple travailleur qui nous y entoure ; alors on est plus qu'à un poil d'être internationaliste, par compréhension, respect et finalement soutien au patriotisme DES AUTRES, face au même Grand Capital qui nous la met sur toute la planète, certes avec des hiérarchies bien sûr (un Provençal, un Corse même, n'est pas opprimé "comme" un Palestinien ou un Africain).

    C'est si on est MÉDIOCREMENT patriote qu'on est chauvin, suprématiste : "mon peuple est supérieur aux autres".

    Pareillement, un vrai internationalisme comprend cela.

    Tandis qu'un internationalisme médiocre ramène toujours en dernière analyse à un UNIVERSALISME, c'est à dire une idée de Lumières apportées mondialement par son pays à l'humanité entière - "on doit tous être égaux, mais à ma manière" !"]

    - C’est ici que surgissent plusieurs "difficultés" :

    1°/ Qu’est-ce qui est une patrie et qu’est-ce qui n’en est pas une, déjà. Tous les États (pratiquement) de plus de 100.000 km² dans le monde ne sont pas des "nations" au sens scientifique léniniste de ce mot ; mais… des États, qui sont à la base des "empires" de Centres capitalistiques et qui en regroupent, ou plutôt en ont au cours de l’histoire annexé, soumis, opprimé plusieurs. La France est bien entendu dans ce cas, construction séculaire par la conquête autour de Paris, et même parmi les derniers États au monde à s’étendre en administration directe "sur les 5 continents", c’est-à-dire à posséder des colonies outre-mer.

    2°/ Aujourd’hui (enfin, depuis quelques décennies) on peut effectivement considérer être dans une tendance à une nouvelle concentration du pouvoir capitalistique, au-delà de celle qui a donné ces grands États : concentration européenne autour de l’axe rhénan, concentration mondiale (la "mondialisation", avec ses instruments comme le FMI, l’OMC, la Banque mondiale etc.) autour de l’"Anglo-Saxonie" planétaire, principalement la superpuissance hégémonique unique US. Tout cela est une réalité ; mais c’est aussi une réalité que les contestations "souverainistes" de cela partent en général sur la base des constructions États, elles-mêmes Prisons de Peuples, qui ne sont pas remises en cause.

    3°/ La construction-concentration Europe, ce n’est pas juste l’Allemagne et l’Allemagne... La France aussi y a sa part et ses intérêts ; sauf une fraction de la bourgeoisie qui n’y trouve pas son compte et qui est précisément celle qui impulse les discours souverainistes et anti-"mondialisme" quand-un-referendum-chez-la-perfide-albion-provoque-des-fretillements. Que la Grèce, le Portugal, voire l’État espagnol voire l’Italie se sentent des provinces reléguées de cette construction, ça peut se comprendre, mais la France c’est quand même autre chose. Ou alors, il faut affiner un peu les choses dans leur complexité : le Centre financier parisien (+ ses quelques "métropoles connectées" "relais" régionales) s’est "greffé" à l’axe rhénan et y trouve son compte (cette métropole, ce Centre de la construction européenne apparaît même sur les cartes... des émissions de gaz polluants) ; le reste, qui était sa "province" violemment entubée, se retrouve encore plus "provincial" (mais enfin, quand même pas comme la Grèce ou le Portugal ou la Roumanie) dans ce nouvel édifice. À la limite on peut voir les choses comme ça.

    4°/ La contestation souverainiste de l’UE et de la "mondialisation" par une fraction bourgeoise qui n’y trouve pas son compte, n’est tout de même pas la seule chose en ligne de compte. On ne peut pas réduire qu’à pure aliénation (à cette fraction bourgeoise) le refus des classes populaires d’aller, dans ces nouveaux édifices continentaux ou planétaires, vers encore plus de dépossession de tout pouvoir sur leurs vies que celle déjà infligée depuis des siècles par le capitalisme et l’appareil technocratique d’État (parisien en France).

    5°/ Le souci c’est que ce sentiment légitime reste largement dans les griffes de la fraction bourgeoise souverainiste, et de ce fait ne remet pas en cause la construction séculaire étatique et impériale bleu-blanc-rouge, qu’au contraire il va souvent sacraliser. Il ne va pas remettre en cause, en fait, cette dépossession séculaire des peuples par l’appareil d’État parisien, ni (voire encore moins) celle infligée depuis le "camp de base" hexagonal à des dizaines de peuples sur la planète, et qui l’est toujours d’ailleurs (sous une forme néocoloniale départementalisée ou pseudo-indépendante). Tout ça n’est évidemment pas contesté par la bourgeoisie souverainiste, c’est au contraire ce qu’elle veut préserver (car elle le sent menacé, la hantise du dépeçage territorial et de la perte de colonies est pour ainsi dire consubstantielle à l’idéologie bourgeoise française…) ; et les classes populaires dans leur grande majorité marchent dedans.

    6°/ La France n’est pas une nation si on prend la définition léniniste de celle-ci (même si ni Illitch ni l’Oncle Jo ni Kaypakkaya ne se sont trop penchés sur son cas), c’est un fait incontestable. Pour autant, elle peut exister dans les masses populaires comme signifiant pas forcément uniquement réactionnaire ; car cet ensemble de peuples, dans le même bateau depuis des siècles, a déjà pu vivre dans ce même bateau des expériences qu’on peut considérer positives (la Révolution de 1789 du moins avant que ça parte en couille avec le retour en force du centralisme, 1848 ou encore décembre 1851, la Défense nationale de 1870 débouchant sur le moment révolutionnaire de 1871, les luttes sociales de 36 et la lutte et la victoire antifasciste de 1940-45, bref, "Ma France" de Ferrat quoi).

    [Voir ici quelques réflexions à ce sujet et une "rectification" récente : les-francais-selon-nous-ne-sont-pas-les-gens-du-bassin-parisien]

    C’est ce que tu as su percevoir face aux drapeaux tricolores et aux Marseillaises des Gilets Jaunes, et je me suis largement rangé à ton analyse : des références conçues dans ce contexte précis comme révolutionnaires, 1789, Bastille et compagnie, raccourcir la tête au roi ; à une époque, la nôtre, où le fait est que les références drapeau rouge et Internationale ne rallieraient pas 10% de ce monde (il n’est même pas sûr qu’elles en ralliaient autant au plus fort de 36 ou de 68, en fait…), donc ne feraient pas bouger un cil au pouvoir macronien.

    "La France" avec ses grands symboles a peut-être été, globalement, depuis 800 ans, 90% du temps une armée plus ou moins volontaire au service d’un cartel de bourgeoisies sous la conduite de Paris, dans ses projets impériaux ; mais elle a pu AUSSI parfois "faire France" dans le sens d’une libération démocratique et sociale (repossession de souveraineté sur leurs vies) au moins de ceux et celles qui l’habitent (mais c’est déjà ça…). Il existe, bel et bien, cette possibilité de "faire France" comme ensemble de Peuples travailleurs (et cette conscience-là aussi se manifeste chez les GJ par une floraison de drapeaux régionaux - voir lien ci-après) ralliés autour d’un projet politique qui ne soit pas exclusivement réactionnaire (pas être les petits soldats du cartel bourgeois).

    Voire même, peut-être, la possibilité… de renouer avec l’esprit originel tout sauf centralisateur parisien d’une Révolution née à Grenoble contre une manœuvre (justement) centralisatrice royale, avant le retour de bâton de 1794 ; esprit de République "une et indivisible" certes, mais sur la base d’une démocratie participative locale vivante et permanente ? Pourquoi pas…

    Mais évidemment, et malheureusement, l’ambigüité autour du signifiant France-BBR-Marseillaise permet toujours (et assez facilement) le retournement de la chose en son contraire.

    Bref, question compliquée et qu’on est à mon avis loin d’avoir tranchée.


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  • "Face à une répression policière et judiciaire féroce, en l’absence de résultats tangibles au bout de six mois de lutte, le soulèvement des Gilets jaunes connaît aujourd’hui un passage à vide tout à fait normal. Ce dernier demeurera sans conséquences… à condition que les GJ sachent renouveler leur stratégie et se concentrer sur leur seul véritable objectif à atteindre.

    Les chiffres de participation aux derniers actes hebdo (je parle de ceux sérieusement établis par le Nombre jaune) en attestent : celle-ci s’effrite au fil des semaines, même si elle est loin d’être aussi négligeable que tentent de s’en rassurer le ministère de l’Intérieur et les éditocrates affolés de la presse de propagande.

    Avouons-le, les thèmes des derniers « actes » hebdomadaires laissaient plutôt à désirer. Manifester « contre » ceci ou « contre » cela, c’est se placer sur la défensive quand il faudrait aller résolument à l’offensive « pour » arracher quelque chose. Et il ne suffit pas, semaine après semaine, de chanter sur l’air des lampions qu’on va aller chercher Macron chez lui, si on n’y va pas vraiment une bonne fois pour toutes.

    Privilégier une stratégie de guérilla à des démonstrations de masse épuisantes et stériles

    « Si on nous laisse faire c’est qu’on ne dérange pas, et si on ne dérange pas on n’aura rien. »

    Même s’il le dit de façon un peu abrupte et maladroite, Éric Drouet a perçu le danger : les manifs bon enfant du samedi ne font plus peur à personne dans le camp d’en face (au point que les forces de l’ordre se sont à peine senties contraintes d’intervenir lors de l’acte 29 du 1er juin). Or l’expérience montre que les actes les plus efficaces ont été ceux qui ont vraiment fichu la trouille au pouvoir et à son camp retranché.

    Voilà pourquoi une stratégie de guérilla est désormais bien préférable à des démonstrations de masse épuisantes et stériles :

    - frapper là où ça fait mal : la multiplication des blocages de dépôts pétroliers ou de plateformes de grande distribution, la neutralisation de radars ou de péages, même de très courte durée, est bien plus usante pour le système qu’une « grève illimitée » qu’on ne peut pas tenir ou qu’une centaine de défilés en chansons bonnardes ;

    - frapper là où ça leur fait peur : les comités « d’accueil » qui marquent désormais à la culotte tout déplacement du président de la République, l’intervention à mains nues d’un boxeur décidé, l’invasion impromptue du ministère Griveaux à coups de tractopelle ou la dernière intervention coup de gueule devant le domicile de la ministre Schiappa, sont beaucoup plus déstabilisants pour les acteurs du régime que les démonstrations planplan répétitives du samedi.

    [On notera que j’écarte ici la possibilité d’une grève générale illimitée : trop difficile à mobiliser et à pérenniser dans un contexte social précarisé, illusoire dans un contexte économique où une bonne partie des outils de production a été délocalisée en dehors du territoire, de toute façon toujours torpillée par les centrales syndicales. Depuis 1968, une seule grande grève a obtenu gain de cause : la grève contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006 et elle n’était qu’étudiante.]

    Un seul objectif : démanteler définitivement la 5ème République et neutraliser ses responsables corrompus

    Égrener de semaine en semaine la litanie des revendications en matière de justice sociale et d’exigence politique (le RIC), c’est laisser supposer que ces revendications peuvent être satisfaites par le pouvoir en place. Sauf à être le dernier des naïfs ou une autruche incorrigible, on sait très bien que Macron et sa bande n’en ont nullement l’intention, ni même d’ailleurs la latitude, tant ils sont tenus par leurs commanditaires.

    Dès lors, le seul véritable objectif du soulèvement des Gilets jaunes tombe sous le sens : le démantèlement total du régime, c’est-à-dire de la 5ème République, et la neutralisation de ses responsables corrompus.

    Tant qu’il n’aura pas pris conscience de la nécessité de renouveler sa stratégie et de se fixer l’objectif très clair de s’emparer du pouvoir politique (tout en se structurant politiquement pour préparer la relève), le mouvement des Gilets jaunes est condamné à stagner pour une très longue et très pénible période. Gageons cependant que celui-ci saura réagir puisque la précarisation insupportable des classes dites inférieures qui a motivé le soulèvement des GJ – et qui lui vaut toujours le soutien des classes moyennes elles-mêmes menacées – ne peut aller qu’en s’aggravant .

    => Photo : blocage du dépôt pétrolier de La Pallice à La Rochelle le vendredi 31 mai, en marge de l’acte 29 des Gilets jaunes"

    https://yetiblog.org/archives/17820

    #GiletsJaunes - article intéressant


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  • Tout est peut-être finalement dit ici :

    La flemme d'écrire un truc sur Notre Dame

    "Au bout de 700 ans, refleurira le laurier" (prophétie du dernier cathare, Guilhem Bélibaste, sur le bûcher au début du 14e siècle, il y a effectivement 700 ans environ...)

    Il ne s'agit pas de se réjouir d'une telle catastrophe frappant un monument historique, mais de prôner peut-être une certaine compréhension envers un certain droit à l'indifférence, notamment face au soudain élan de charité chrétienne de quelques multimilliardaires en quête de niches fiscales, alors que ces sommes pourraient par exemple littéralement suffire à ce personne ne dorme dans la rue dans tout l'Hexagone.

    Et de dire que si les monuments sont précieux pour dire l'histoire, alors, qu'elle soit toute dite ; que tout ce qu'ils ont à nous raconter le soit. Comme ces événements de 1229 par exemple. La différence entre histoire et roman national quoi.

    Notre Dame, de construction contemporaine et (de fait) symbole de la nouvelle puissance des rois capétiens de Paris, ayant été l'un des premiers et des plus prestigieux édifices religieux de l'ère gothique, il peut être intéressant de lire ou relire ceci :

    http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/notes-de-lecture-sur-en-quoi-consiste-l-inspiration-occitanienne-de-si-a114072518

    Une réflexion de David Grosclaude (occitaniste) dans Le Peuple Breton, organe de l'UDB :

    https://lepeuplebreton.bzh/2019/04/18/notre-dame/

    "Petite réflexion sur le fétichisme de ceux qui n’ont pas compris que patrimoine matériel et immatériel doivent faire l’objet des mêmes égards et de la même attention.

    Des monuments se consument en France mais cela n’émeut pas la classe politique et les médias.

    Je ne suis pas parisien, je ne suis pas un admirateur de Saint-Louis et je ne trouve pas que Notre-Dame de Paris soit la plus belle cathédrale du monde, pourtant je suis triste de ce qui est arrivé. C’est un monument unique. C’est une grande perte patrimoniale, c’est la disparition partielle du symbole d’une ville et de son histoire. Elle est connue dans le monde entier.

    Il faudra la reconstruire. Il faudra pour cela du temps et de l’argent, beaucoup de savoir faire aussi. Pourtant nous le savons, celle qui sera reconstruite ne sera pas l’originale, tout comme la précédente n’était que la compilation de constructions et de rénovations successives.

    Pourtant, je dois bien avouer avoir été passablement irrité par les commentaires des uns et des autres lors de cette soirée où les télévisions ont fait des éditions spéciales afin de suivre en direct la catastrophe. La suite est une avalanche de nouvelles qui s’auto-alimentent, de médias qui s’écoutent parler. On ressasse jusqu’à l’écœurement, on crée une sorte de sidération médiatique qui vitrifie le paysage et les esprits dans une compassion conformiste.

    Et le Président de la République est venu en rajouter avec un discours spécifique. L’analyse du lexique qu’il a employé, des phrases utilisées par le personnage, devrait nous interroger. Rien n’était anodin dans ce discours. Mais ce sera pour une autre fois.

    Des poncifs, encore des poncifs !

    Je ne m’étendrai pas sur les diverses couches de poncifs qui semblent sédimenter la pensée de ceux qui doivent (ou veulent) à tout prix remplir du temps d’antenne. Ils sont payés pour ça et ils sont plus victimes que criminels. Ça ne les empêche pas d’être ridicules.

    Pour quelques heures, pour quelques jours, Notre Dame de Paris est devenu le centre du monde, de l’histoire du territoire français et le centre de l’histoire du monde. Les messages de ceux qui n’ont rien à dire s’empilaient et défilaient en bandeaux sous les images dès les premières heures du psychodrame télévisuel. Quand même Trump y va de son commentaire ou peut s’attendre à tout. À partir de là tout pourrait arriver, même une brève annonçant la mise en garde-à-vue d’un certain Quasimodo.

    On pourrait se dire qu’il est heureux que les télévisions d’information en continu existent, parce que sinon où se déverserait la compassion médiatique ? C’est cette maladie qui fait que chacun doit y aller de son mot, de son communiqué. Mais c’est l’idée même d’info en continu qui crée cette compassion si conformiste. Tout cela confirme bien que la société de la communication se base sur : « moins j’en ai à dire plus je dois le dire fort ! ».

    Ce soir là, il y avait dans ce sport des champions toutes catégories. Et on peut en rire parce qu’il ne s’agissait heureusement pas d’un attentat meurtrier où le nombre des victimes s’allongeait au fil des minutes et des heures.

    Je rajouterai, même si cela ne va pas dans le sens du vent et dans le sens du conformisme médiatique, que j’ai du mal à comprendre pourquoi le parisianisme se déchaîne encore un peu plus grâce à cette affaire. Pourtant le centralisme dans ce pays est déjà assez puissant politiquement, économiquement et médiatiquement. Était-il nécessaire d’en rajouter au point de nous expliquer tout en détail comme si c’était l’église de notre quartier qui venait de s’effondrer. J’ai bien conscience que ce que j’écris n’est pas conforme à l’ambiance créée depuis quelques jours, mais peu importe ; je suis certain de ne pas être seul à le penser.

    Bref ! Notre Dame est dévastée et c’est une catastrophe. Ceci dit elle ne sera pas la première cathédrale a avoir besoin d’être reconstruite ; d’autres avant elle ont subi ce sort tragique et renaquirent de leurs cendres.

    Un monument n’a que la valeur qu’on lui confère

    Parce que dans ce monument, ce ne sont pas les pierres qui comptent le plus mais la valeur qu’on leur donne, l’histoire qu’elles racontent, l’histoire qu’elles ont vu se dérouler.

    Le patrimoine matériel n’est rien sans le patrimoine immatériel. Un monument, sans les mots qui vont avec, les savoirs qu’il recèle, qu’il a mobilisés, ce monument n’est qu’un tas de pierres.

    C’est en cela que les larmes et les déclarations de certaines personnalités étaient insupportables durant cette soirée. Certains d’entre eux laissent chaque jour se consumer des cathédrales et des monuments du patrimoine sans rien dire. Il leur arrive même de souffler sur les braises.

    Ils sont victimes d’un fétichisme qui fait qu’ils oublient que le patrimoine immatériel est aussi important que l’autre. Les deux évoluent au fil du temps, s’adaptent, subissent des outrages, des accidents, des violences ; mais on devrait à leur endroit avoir les mêmes égards. Ce n’est pas le cas.

    Les cathédrales qui se consument, les châteaux qui brûlent, les trésors qui s’envolent en fumée ne sont pas toujours ceux que l’on peut visiter avec un billet d’entrée et son smartphone à la main. En France ce sont aujourd’hui des réservoirs de savoir et d’intelligence, d’histoire et de littérature, de culture et d’outils prêts à servir pour demain qui se consument sans que Stéphane Bern ne soit appelé pour s’en émouvoir.

    Incohérents et malveillants

    Quand j’entends aussi bien Mélenchon, Macron, Hollande, Fillon, Sarkozy et les autres faire part de leur émotion de façon médiatique à propos de la perte patrimoniale que représente l’incendie de Notre-Dame de Paris, je ne peux que regretter leur incapacité à être cohérents. Je ne peux oublier que ce sont les mêmes qui se taisent (ou parfois se réjouissent) lorsque ces monuments de culture que sont nos langues se consument peu à peu faute d’attention et d’égards et en raison d’une politique destructrice de la diversité linguistique. Pourtant ce sont des monuments qui accueillent comme ils peuvent des milliers d’années d’histoire, des millions de pages de littérature et des millions de jours de l’histoire de l’Humanité.

    Ils ont un défaut ; ils ne brûlent pas d’un coup sous l’œil des caméras. Ce sont des monuments qui s’effondrent, que certains sapent et qui meurent en silence.

    Alors bien évidemment, il va falloir reconstruire Notre-Dame de Paris comme il aurait fallu le faire pour tout autre monument de cette importance et de cet âge qui aurait brûlé ; mais il faut aussi de la cohérence. Le patrimoine matériel et immatériel se mêlent.

    La langue basque, la langue corse, la langue bretonne, la langue occitane, la langue catalane, les langues amérindiennes, celles de Kanaky, les créoles… etc., sont autant de cathédrales qui brûlent.

    J’ai entendu à propos de l’incendie de Paris les lamentations de ceux qui quelques jours, semaines, mois, années auparavant nous expliquaient que si nos cathédrales linguistiques s’effondraient c’était la fatalité et parfois même une bonne chose pour le progrès de l’humanité et que de toute façon il fallait laisser faire.

    Vous voulez des exemples ? Relisez le discours de Macron sur la francophonie : un monument d’ignorance et de malveillance mais aussi un monument de mépris (1). Relisez les déclarations de Mélenchon en 2008 lorsqu’il disait que les écoles qui enseignent en breton sont « une secte ». Il expliquait que la France était un modèle dans le domaine de la protection des langues : « Pour ma part, je n’accepte pas la caricature qui voudrait faire croire que la République française réprime ou méprise les langues régionales. Ce n’est pas vrai ! La France s’est dotée dès les années cinquante d’un cadre législatif très favorable aux langues régionales ; elle était même en avance sur beaucoup de pays d’Europe à cet égard » (2)

    Relisez Fillon qui disait toute sa tristesse face à l’incendie de Notre Dame. La phrase qu’il écrivait il y a vingt ans sur le débat concernant les langues dites régionales est extraordinaire ; appliquez la au patrimoine matériel comme Notre-Dame et vous serez atterrés. Je vous la cite : «Tout ceci est à l’image d’une société obsédée par la nostalgie du passé et, à tort, confortée dans ses frilosités. Alors que nous nous apprêtons à entrer dans un nouveau siècle complexe, marqué par des enjeux différents, l’élite politique, intellectuelle et médiatique choisit précisément de dépenser son énergie sur le sort d’un patrimoine certes estimable, mais qui ne mérite nullement de figurer au rang des enjeux culturels du futur ». (3)

    De l’imaginaire qui disparaît

    Tous ceux qui n’ont rien fait pour le patrimoine immatériel et qui avaient les moyens politiques de le faire se sont exprimés sur l’incendie de Notre-Dame, de droite ou de gauche. Cela fait des années que les uns et les autres promettent et parlent de la diversité culturelle sans rien faire. En tous cas s’ils font c’est toujours pour ce qui est lointain et ce qui leur parait exotique. De l’humanisme à usage externe mais jamais rien sur ce qu’il ont sous leur nez.

    Ils devraient pourtant savoir que les pierres n’ont de valeur que par l’histoire qui les a taillées, dessinées, les femmes et les hommes qui les ont nommées, désignées, illustrées.

    Donc Notre-Dame de Paris, même entièrement détruite aurait continué à vivre sous la plume de Victor Hugo, Quasimodo et Esmeralda continueraient d’habiter les esprits des amateurs de littérature et donc de faire vivre l’édifice, avec tous ceux qui ont écrit sur lui. Mais quand des pans entiers de notre imaginaire, du patrimoine de l’humanité auront disparu parce que des responsables politiques n’ont pas compris que la diversité des langues et des cultures est un des fondements de la démocratie, on pourra toujours appeler les pompiers ; il y a longtemps que le toit de l’édifice se sera effondré.

    Ajoutons que cet imaginaire qu’on laisse disparaître ou que l’on détruit avec une politique pensée et organisée, nous manquera sans aucun doute dans les années qui viennent, lorsque nous chercherons des solutions politiques, économiques, écologiques aux problèmes qui nous attendent. Sans boite à outils nous aurons bien du mal à rénover quoi que ce soit.

    (1) discours prononcé le 20 mars 2018.

    (2) intervention de Jean Luc Mélenchon au Sénat le 13 mai 2008.

    (3) tribune publiée par Libération en mai 1999, le député de la Sarthe, François Fillon.

    Dans la même veine :

    https://www.lexpress.fr/culture/les-langues-de-france-ces-cathedrales-oubliees_2073987.html

    Trouvé sur Facebook :

    Le mépris de Paris pour "la province", ça marche aussi dans le domaine du patrimoine historique :

    "Non, l'église de Sénanque n'est pas sauvée.

    Non, l'Abbaye n'a pas reçu de fonds de la part du Loto du Patrimoine.

    Non, nous ne détenons pas la somme nécessaire au lancement des travaux.

    Certaines informations erronées circulent actuellement ... et ont pour résultat de stopper net notre appel aux dons et mettre à mal nos démarches auprès de mécènes.

    Une certitude : à ce jour il nous reste encore à recueillir 270 000 euros pour débuter les travaux de sauvegarde.

    Une certitude : l'église de Sénanque est toujours à ce jour frappée d'un péril majeur.

    La secousse sismique récemment enregistrée en Charente est là pour nous alerter sur le risque que nous faisons courir, jour après jour, à l'édifice et nous rappeler à nos responsabilités.

    Vous pouvez nous aider à sauver l'église de Sénanque en faisant un don en ligne :

    https://www.credofunding.fr/fr/sauver-senanque

    Nous vous remercions vivement pour votre générosité et votre aide en relayant cet appel."

    Il faut dire que Sénanque ne fait pas vraiment partie de la machine à sous qu'est l'industrie du tourisme international à Paris...

    En Prouvènço on vient se bronzer le cul, pas visiter des abbayes. Tant qu'il reste du littoral à bétonner pour le tourisme balnéaire, tout va bien !

    "La plupart de nos chapelles, églises, châteaux, manoirs, calvaires, fontaines… tombent en ruines. Notre patrimoine vivant s’effondre aussi et c'est sûrement bien pire. La cause ? Observez la richesse du patrimoine Provençal jusqu'au XVIème siècle et un peu après dans sa lancée, pour décliner ensuite à la perte de l'indépendance.et l'autonomie en 1790. Tout est dit, l'âge d'or de la Provence meurt avec la France. Au XXIème siècle, la France nous pille toujours.
    Les quelques deniers saupoudrés pour entretenir nos cathédrales de Provence , après la réquisition de nos finances, ne sont qu'une maigre obole dont le larbin se satisfera et en vantera même les mérites. C'est le syndrome du bon larbin, très ordinaire.
    Alors, oui, un joyau du patrimoine brûle à Paris, un joyau européen. Nous allons le financer plus que jamais à notre détriment. C'est triste... je ne pleurerai pas. Au même titre que l'on aurait jamais fait pleurer Paris. Merde à la France ! Car es tu la Patrio e tu la Liberta.
    PROUVÈNÇO NACIOUN."

    https://www.facebook.com/abbayedesenanque/posts/2269001383162087


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  • En voilà, tout compte fait, une idée qu'elle pourrait être bonne !!

    Et si, dans un contexte marqué entre autres par le naufrage final de l'électoralisme béat avec le NPA qui appelle à voter LO (pour un résultat probable de 1,5%), et une abstention qui s'annonce de toute façon massive, on lançait le mot d'ordre ?

    Une abstention active et UTILE en glissant dans l'urne un bulletin au nom (imprimé ou manuscrit, peu importe) du plus ancien prisonnier politique de l'État impérialiste français, dans son rôle particulier, en plus, en l'occurrence, de ferme allié de l'Entité sioniste : GEORGES IBRAHIM ABDALLAH.

    Un homme dont l'emprisonnement depuis 35 ans, pour sa lutte contre l'impérialisme et le sionisme, est régulièrement l'occasion de grandes mobilisations de solidarité révolutionnaire ; et qui de fait (qu'on soit d'accord avec le moindre mot sortant de sa bouche ou pas, ce n'est pas la question), SYMBOLISE par sa condition toute l'oppression exercée par le Système France et l'Occident en général contre le Sud global dominé, les masses populaires racisées issues et solidaires de ce Sud global au Nord ; tous les peuples opprimés, de fait, et transformés par le règne planétaire du Capital en masses laborieuses dépossédées et corvéables à merci, quand ce n'est pas carrément "expulsables" comme une "espèce nuisible" de leur terre millénaire, comme les Palestiniens... et tant d'autres dans l'histoire récente. 

    Une "bombe" symbolique contre l'essence même de ce monde dans lequel nous vivons ;  glissée dans les urnes électorales du "cartel" des vieilles puissances impériales européennes pour continuer à dominer le monde...

    IDÉE À SUIVRE... (et faire suivre)

    [Et au demeurant... Si d'autres avaient d'autres noms à proposer, une préférence pour telle ou telle autre figure anti-impérialiste ; et d'autres encore pour "Je suis Gilet Jaune" ou dans le genre ; à la rigueur pourquoi pas ! L'idée serait alors (dans tous les cas) de parvenir à un vote "nul" militant, de rupture exprimée avec le Système, suffisamment massif pour commencer à faire du bruit, pour que (même) la presse mainstream commence à s'en faire l'écho inquiet etc. Les modalités pour, à l'issue du scrutin, réussir à quantifier l'ampleur de tels votes (que ne quantifiera évidemment pas le Ministère de l'Intérieur autrement que comme "nuls"), étant encore à réfléchir collectivement (pages Facebook dédiées etc.). En tout cas, nous notre idée et proposition est celle-là : le prisonnier politique anti-impérialiste palestino-libanais Georges Ibrahim Abdallah.]

    Européennes : et si on votait... Georges Ibrahim Abdallah ?


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  • On se demande bien qui a pu lancer une telle "rumeur" ignoble aux clichés aussi éculés...

    L'État impérialiste raciste ne veut évidemment pas le massacre des Rroms, ni leur brutalisation par pur plaisir gratuit.

    Ce qu'il veut c'est les renvoyer en Europe de l'Est, pour que des gouvernements à la Orban (qu'il critique "en même temps" pour se poser en "progressiste" dans la perspective des européennes) les y mettent au travail dans des centres de travail forcé anti-"assistanat", en sous-traitance pour ses monopoles (car ces pays n'ont pas d'économies propres et ne font que ça, de la sous-traitance pour les grands groupes de l'Ouest).

    Bien sûr, il est devenu difficile d'expulser des ressortissants de pays désormais européens de plein droit.

    Mais "on" peut faire en sorte de les pousser à partir d'eux-mêmes...

    En leur coupant les vivres, ce que par contre tout État membre a le droit de faire envers tout ressortissant étranger même communautaire... ou en faisant en sorte qu'un fond d'ambiance pogromiste ne les fasse plus se sentir en sécurité ici.

    Et toujours "en même temps", d'une pierre deux coups, trouver là une nouvelle occasion de stigmatiser la "barbarie" des "territoires perdus", et la nécessité de leur "pacification" par l'État.

    La boucle est bouclée, comme toujours dans la meilleure conscience qui soit.

    Voilà la vérité.


    Une rumeur déclenche une "chasse aux Roms" en Seine-Saint-Denis, plusieurs personnes interpellées


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  • C'est surtout, comme toute ultra droite, à la fois un produit et un aiguillon.

    C'est le produit extrême et devenu incontrôlable d'un discours, en l'occurrence le très contemporain discours islamophobe de guerre des civilisations (et pas, cette fois, le discours antisémite des années 30 qui a encore quelques adeptes attardés comme Soral).

    Et en même temps c'est un aiguillon, c'est à dire qu'en retour ses actes aiguillonnent les politiques néolibérales dominantes, dans un sens de restriction de l'immigration par exemple (au service des monopoles qui ont aujourd'hui besoin de la main d'œuvre du Sud 'chez elle', et plus dans les métropoles impérialistes où elles coûtent trop cher).

    Et bien sûr de poursuite et renforcement de la "guerre contre le terrorisme", comme quoi si l'acte est "inacceptable" et vaudra à ses auteurs un petit séjour en prison, le "message" est tout de même "entendu"... là encore au plus grand bénéfice des monopoles dans leur repartage de la planète (et en particulier de la cruciale "région intermédiaire" qui court de l'Afrique du Nord à l'Asie centrale).


    À propos de ce site web
    franceculture.fr
    Attaque terroriste en Nouvelle-Zélande : un suprémaciste blanc a tué au moins 40 personnes dans des mosquées


    Et puis, par le toujours très bon Youssef Girard (dont on peut lire par exemple la prose ici), quelques mots que nous partageons à 100%, l'expression d'une des multiples nécessités révolutionnaires de notre époque :

    Évidemment ce qu'il vient de se passer en Nouvelle-Zélande aurait parfaitement pu se dérouler en France, pays phare de l'islamophobie mondiale. [D'ailleurs la situation en Hexagone revient très souvent dans le "manifeste" de revendication laissé par l'un des tireurs...]

    Alors face à ce crime islamophobe, que faisons nous?

    Nous pleurons à chaudes larmes et nous lamentons sur notre triste sort?

    Certains sortirons sûrement leur carte d'identité ou leur carte d'électeur comme un talisman protecteur contre le mauvais œil de l'islamophobie. D'autres rappellerons qu'ils sont des "citoyen français", qu'ils croient aux "droits de l'homme", à la "démocratie", à l'égalité, la laïcité, etc. D'autres nous dirons qu'il faut être "patient" car il s'agit d'une vertu du croyant.

    Est-ce que tout cela leur sera d'une quelconque utilité contre ceux qui souhaitent leur mise à mort ou le nettoyage ethnique (remigration) ?

    Évidemment, non.

    Alors arrêtons de pleurer, de nous lamenter, d'être patient ou de vouloir être aimé de ceux qui nous haïssent.

    Le temps n'est plus aux pleurnicheries et aux lamentations mais à l'organisation pour faire face à la vague de haine qui s'abat sur nous.

    Auto-organisation !
    Autonomie !
    Auto-défense !

    Et puis déjà, une première initiative à Tolosa/Toulouse (Occitània), à soutenir absolument :

    Le racisme, une idéologie meurtrière qui brise des vies depuis plus de 5 siècles.

    Au nom de cette idéologie, la barbarie s’est de nouveau exprimée, le 14 mars 2019, lorsqu’un suprématiste blanc a assassiné plusieurs dizaines de Musulmans en Nouvelle-Zélande.

    Nous voulons rendre hommage à ces hommes et femmes, morts de l’islamophobie.

    Et nous voulons rappeler la responsabilité politique de tous ceux qui justifient, politiquement, le racisme et, en premier lieu les États du nord qui perpétuent le racisme et mènent une politique impérialiste, tout en criminalisant les migrations que leurs politiques déclenche.

    C’est pourquoi, ce 21 mars 2019, à l’occasion de la journée internationale contre le racisme, nous appelons les Toulousains à venir se rassembler nombreux contre le racisme, pour dire leur engagement contre la barbarie et l’injustice racistes.

    Le Collectif UAP est membre de l’antiracisme politique. Ça signifie que notre engagement contre le racisme est total. Nous nous érigerons contre le racisme, que ce soit pour dénoncer un massacre et acte de haine commis par un individu, ou que ce soit :
    •Contre le racisme structurel qui prend la forme de contrôles au faciès, de mandats de dépôt injustifiés, de harcèlement policier et de morts violentes des mains de la police. Parce qu’ils sont Noirs, Arabes, Rroms, immigrés, des hommes, des femmes, des enfants sont soumis quotidiennement à l’arbitraire de la police et de la justice. Ce 21 mars 2019 nous rappellerons notre solidarité avec les lycéens de Mantes la Jolie.
    •Contre la négrophobie structurelle qui tue chaque jour et dont les effets sont déguisés en fatalité : ce 21 mars 2019 nous rendrons hommage à Naomi Musenga, Sabine Voirin et Micheline Myrtil,paix à leur âme, elles qui sont mortes d’avoir été déshumanisées par les institutions françaises.
    •Contre le philosémitisme, qui instrumentalise l’antisémitisme pour servir des politiques colonialistes et islamophobes. Ce 21 mars, nous rappellerons notre solidarité avec le peuple palestinien, jusqu’à la victoire.
    •Contre l’islamophobie structurelle qui réprime les Musulmans dans tous les domaines de la vie et bafoue leur liberté religieuse. Les discours islamophobes des responsables politiques et des personnalités médiatiques occidentaux ont armé le terroriste de Christchurch.
    •Contre la privation de droits quotidienne infligée aux Rroms et aux migrants, qui se déploie quotidiennement, en toute inhumanité.

    Le racisme n’a à offrir que des brutalités, de l’humiliation et de la destruction. Nous n’en voulons plus, nous voulons d’un monde de justice et d’humanité.

    Pour ça nous devons nous organiser et lutter, comme nous l'avons fait les 30 novembre et 1er décembre derniers, au sein du Collectif Rosa Parks.

    Rendez-vous le 21 mars 2019 à 17h jardin du Capitole, pour exprimer notre rejet du racisme. Soyons nombreux avec nos pancartes, nos discours, nos banderoles, nos chants ou nos poèmes.

    Cette manifestation sera déclarée à la préfecture.

    #Christchurch
    #Islamophobia
    #Toulouse

    https://www.facebook.com/collectifuap31/photos/a.1614237822122408/2298380637041453/


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