• En finir avec la 'France' (4) : nos tâches de communistes révolutionnaires


    (Partie précédente : l'État contemporain)


    Face à cette analyse et ces constats, quelles sont les tâches des authentiques communistes révolutionnaires ? 

    1851 Les Mées soulèvement contre le coup d'État de Bonap-> Elles sont d’assumer totalement l’antagonisme avec l’État, correctement analysé comme construction politico-militaire de la classe dominante ; et avec ‘la France’ comprise comme appareil idéologique et culturel qui le soutient. Écrivant dans les années 1840-1880, c'est-à-dire à la jonction entre la toute fin de l’époque des révolutions bourgeoises et le début de celle des révolutions prolétariennes, Marx et Engels ont beaucoup insisté sur le caractère progressiste de l’État moderne absolutiste et des révolutions bourgeoises (dont ils étaient encore contemporains en Allemagne, 1848-71) engendrant l’État contemporain ; voire… des entreprises colonialistes/impérialistes (conquête de l’Algérie, guerre américano-mexicaine) [1]. Ce qui, d’un point de vue matérialiste ‘d’ensemble’, s’explique aisément : en créant le ‘terrain favorable’ nécessaire à la révolution industrielle (ou en ‘arrachant’ des peuples entiers à l’économie primitive ou féodale outre-mer), ces évènements historiques ont créé les conditions d’un développement massif du prolétariat, du caractère social de la production, condition elle-même indispensable pour ‘enclencher’ la marche au communisme, nouveau stade de civilisation et de l’histoire humaine. En développant le capitalisme industriel et ce caractère social de la production, la bourgeoisie, en tant que dernière classe exploiteuse de l’histoire humaine, engendre ses propres fossoyeurs et – par là – ceux de la société de classes en tant que telle. De plus, baignés comme tous leurs contemporains dans l’atmosphère du ‘patriotisme révolutionnaire’ français (et son importance mondiale à l’époque), les deux compères ont toujours considéré la ‘France’ comme une ‘nation’ et n’ont pas vu son caractère plurinational ; et ils ont, sans doute, exagéré (dans cette même atmosphère) l’importance réelle de la ‘rupture’ représentée par la révolution bourgeoise ‘française’ par rapport à l’Ancien régime, l’épisode ‘démocratique radical’ (1792-94) restant finalement très court par rapport au processus d’ensemble (1789-1848)… passons.

    Mais aujourd’hui, alors que l’époque des révolutions bourgeoises est terminée et bien terminée, on peut se demander s’il est vraiment utile d’insister en long, en large et en travers sur ce caractère ‘progressiste’ au regard ‘global’ de l’histoire humaine ; et s’il ne faudrait pas plutôt mettre en avant le revers de la médaille – que Marx et Engels, au demeurant, n’ont jamais nié. Car la révolution prolétarienne, comme processus de négation du capitalisme par le communisme, n’est pas seulement un ‘changement de mode de production’, comme le passage de l’esclavagisme à la féodalité ou de la féodalité au capitalisme ; elle est un passage à un autre stade de civilisation, la négation, quelque part, des 5.000 ou 6.000 dernières années d’histoire depuis la sortie des temps préhistoriques – d’où le caractère titanesque de la tâche.

    résistance var 1851Telle est la position de Servir le Peuple (et la position, tout simplement, matérialiste) : oui, du point de vue du développement des forces productives, du progrès scientifique et technique et – par là – de l’amélioration des conditions de vie générales, cette séquence historique ‘État moderne – révolutions bourgeoises’ et (sur le plan économique) accumulation primitive – révolutions industrielles’ (13e-19e siècles) a évidemment été progressiste au sens littéral du terme : porteuse de progrès pour la reproduction des conditions d'existence humaines ; et plus largement (et surtout), dans la perspective de marche de l'histoire vers l'horizon communiste inéluctable, rapprochant l'humanité du communisme, y compris en faisant beaucoup de mal aux masses populaires (ce qu'elle ne pouvait que faire, à vrai dire, le processus n'étant pas dirigé par le prolétariat...). En d'autres termes, si l'on veut jeter sur les choses un regard parfaitement froid et 'clinique' : avoir arraché les masses populaires d'Europe (puis du monde entier avec l'impérialisme) à tout moyen de production et de subsistance autre que la vente de leur force de travail (processus souvent accompagné par la formation de grands États modernes en annexant des territoires et leurs populations), pour en faire des prolétaires... a OBJECTIVEMENT rapproché celles-ci du communisme, quelle que soit l'horreur qui a pu accompagner le processus. Et si l'on voulait pousser encore plus loin dans l'horreur 'clinique' : avoir arraché des millions d'Africain-e-s à leur paisible vie communautaire-primitive pour les mettre en esclavage dans les Amériques ou l'Océan Indien... les a OBJECTIVEMENT rapprochés (ainsi que leur descendance) du communisme ; et la colonisation qui a suivi dans leurs pays d'origine, et dans d'autres encore, a également rapproché ces derniers du communisme. L'extermination des trois quarts de la population indigène des Amériques (sociétés communautaires-primitives ou 'asiatiques') a elle aussi objectivement rapproché les rares survivants (et leurs descendants) du communisme. À vrai dire, même le passage de la société communautaire-primitive ou "tribale" aux sociétés esclavagistes de l'Antiquité rapprochait en son temps les populations concernées du communisme ! Ce sont là des constats objectifs de faits... mais qui ne signifient nullement une défense morale de ces processus et de la violence qui les a accompagnés ; processus dont le résultat est précisément l'ordre capitaliste mondial que nous combattons aujourd'hui !!! C'est là une illustration absolument parfaite de la négation de la négation ; de la marche en spirale de l'histoire humaine vers le communisme. Or pour beaucoup de 'marxistes' vulgaires, l'un a souvent fini par se transformer en l'autre. Et c'est précisément avec ce marxisme vulgaire (choses que Marx et Engels, au stade de l'enfance du marxisme, ont pu mal dire en des termes parfois choquants pour nos consciences révolutionnaires du 21e siècle ; mais qui ont surtout été encore plus mal comprises par un certain nombre d'imbéciles ultérieurs se croyant doctes) que nous voulons en finir.

    C'est là tout le ‘paradoxe’ marxiste de l'ère capitaliste ; ‘paradoxe’ dont le ‘secret’ tient en fait en une phrase : caractère social (grands collectifs de production) et international de la production, à quoi s'ajoute la victoire sur la ‘dictature des éléments’ (naturels : intempéries, sécheresse, mauvaises récoltes et famine, maladies etc.) permise par le développement phénoménal des forces productives. C'est cela qui, à travers toutes les souffrances et les atrocités innommables de ce millénaire d'histoire, rend l'humanité d'aujourd'hui PLUS PROCHE du communisme (son but ultime) qu'il y a 1000 ans.

    Mais si le bilan du capitalisme (et donc des formes politiques qui ont accompagné son développement) est indiscutable sur ce plan-là (forces productives, production et reproduction des conditions d'existence), il est, sans être nul, beaucoup plus mitigé sur celui de l'émancipation humaine (et n'est-ce pas là le premier critère que l'on devrait appliquer au terme ‘progressiste’ ?). L'individu social du Moyen-Âge voire de l'époque absolutiste (en Europe) et même jusqu'au 20e siècle (en Afrique du Nord ou en Asie) vivait sous l'autorité certes implacable, mais loin d'être omniprésente de son seigneur féodal (ou de son "chef" en Afrique subsaharienne ou dans les Amériques) ; en communautés relativement auto-organisées (dont les intérêts lui étaient systématiquement supérieurs), possesseur plus ou moins individualisé (plutôt moins que plus) de ses moyens de production et se "servant", dans son environnement, de toutes sortes de subsistances n'appartenant à personne et donc à tout le monde [une grande étude à ce sujet a été publiée sur SLP en septembre 2013]. À présent, il est "libre" et sa personnalité individuelle est reconnue, il n'est plus la "propriété" d'un seigneur ou d'un quelconque chef ni un simple "rouage" de sa communauté... mais il ne détient plus aucun moyen de production ni de subsistance en dehors du salaire que lui verse régulièrement - en principe - son employeur capitaliste (possesseur, lui, des moyens de produire) en échange de sa force de travail, et il n'a plus accès à aucun moyen de subsistance qui ne soit pas une marchandise payante (achetée grâce à ce salaire). Passer de la première à la seconde situation s'est fait (en ‘métropole’ et à plus forte raison outre-mer) au travers des abominations dont nous venons de parler, montrant bien que ce passage n'a guère été socialement perçu comme une émancipation par les masses, en dehors de l'élimination de l'arbitraire seigneurial (et en Afrique, on n'a jamais vu des files d'attente pour s'embarquer sur les bateaux négriers vers la "vie meilleure" des plantations...). Telle est la réalité.

    Ce caractère ‘progressiste’ (passé) du processus capitaliste est, aujourd’hui, un PILIER CENTRAL de l’argumentaire de la classe dominante, de sa propagande réactionnaire pour se maintenir en place : ‘nous avons apporté à l’humanité le progrès et la civilisation’ et, d’ailleurs, la révolution prolétarienne est généralement présentée, dans cette propagande, comme un retour à la ‘barbarie’ débouchant inévitablement sur le ‘despotisme oriental’. Mettre en avant le ‘revers de la médaille’, les atrocités qui ont émaillé le processus, est donc une nécessité pour contrer cette propagande la greve du mineur dans carmaux cartes postales-r0c5702b001réactionnaire. Le capitalisme (dont le développement sous-tend toute la séquence historique en question) a, effectivement, créé les conditions pour le ‘saut’ de l’humanité vers une civilisation supérieure ; mais lui-même ne représente pas ce ‘saut’, il fait et demeure partie, comme les modes de production antérieurs, de la protohistoire barbare de l’humanité qu’est la société de classes.

    Dans le cas qui nous intéresse, sur le ‘front’ de la révolution prolétarienne mondiale où nous nous trouvons, c’est-à-dire face à l’ennemi ‘France’, ‘République française’, il importe donc de démystifier, en dévoilant les mille atrocités et les mille oppressions de masse émaillant le processus de sa construction, cet ennemi qui va bien évidemment mettre en avant son soi-disant caractère ‘progressiste’ passé, le ‘progrès’ qu’il aurait apporté à toute une partie de l’humanité (la ‘France métropolitaine’, mais aussi les ‘DOM-TOM’ – dernières colonies directes – et l’ancien Empire colonial devenu des protectorats de fait, pseudo-‘indépendants’). 

    -> Et elles sont, également, de comprendre correctement la révolution prolétarienne comme un encerclement du Centre par la Périphérie ; qui est l’universalité de l’encerclement des villes par les campagnes appliqué en Chine par Mao Zedong [2]. Il y a les ‘Centres mondiaux’ que sont la ‘Triade économique’ (Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie-Pacifique/Australie/Nouvelle-Zélande) et la ‘Triade géopolitique’ qui ne recoupe pas exactement la première (bloc USA-Commonwealth-Israël-Japon, bloc ‘euro-continental’ autour de l’axe franco-allemand, bloc ‘de Shanghai’ Russie-Chine) ; et les ‘Périphéries mondiales’ que l’on appelle souvent les ‘Trois continents’ (Afrique, Asie/Océanie ‘pauvre’, Amérique latine et caraïbe). Mais chaque continent, chaque sous-continent, chaque État et même chaque grande métropole urbaine ou département/province rural est fondé sur un ou des Centre(s) et une ‘Périphérie’. Ce sont là, finalement, les anneaux d’un serpent étranglant lentement mais sûrement le capitalisme monopoliste mondial.

    Pour les communistes, chaque État capitaliste est un ‘état-major intégré’ de la bourgeoisie auquel doit donc faire face un ‘état-major intégré’ révolutionnaire ; et son territoire représente un ‘front’ de la révolution prolétarienne mondiale qui peut, éventuellement, être subdivisé en ‘tranchées’ (pourquoi pas sur une base nationale, lorsque l’État est plurinational, ou sur la base d’oppressions particulières).

    1 8f6foDès lors, chaque ‘front’ et chaque ‘tranchée’ doit être capable de déterminer quelles sont ses ‘villes’ et ses ‘campagnes’. Car dans le processus révolutionnaire qu’est la Guerre du Peuple, l’avant-garde révolutionnaire du prolétariat est le ‘pilote’ de la ‘machine’, mais le ‘moteur’ en sont (au sens figuré) les ‘campagnes’ que cette dernière aura correctement identifiées au sein des masses populaires. Car le prolétariat avancé (prolétariat pour soi, conscient de sa classe et de ses intérêts, et organisé) ne peut, à lui seul, mener à bien la révolution : dans le meilleur des cas, il représente 5% de la population. Il doit donc agréger autour de lui, non seulement les éléments moins avancés du prolétariat, mais aussi tous les éléments potentiellement révolutionnaires des masses populaires, qui consistent en le prolétariat, l’aristocratie ouvrière, le prolétariat par assimilation ‘employé’ (‘para-productif’), la paysannerie et la petite-bourgeoisie (‘indépendants’ artisans et commerçants) pauvres et ‘modestes’ (c'est-à-dire la quasi-totalité des ces classes aujourd’hui) et la jeunesse déclassée-marginalisée (fille de la ‘génération baby boom’ qui ‘vivra moins bien que ses parents') ; tous les éléments qui ont – finalement – tout intérêt à un ‘changement radical’ de société ; en déterminant quels sont les ‘secteurs’ de ces masses populaires (les ‘campagnes’) qui ont le plus fort ‘potentiel’ pour entrer les premiers dans la lutte et, de là, déployer celle-ci vers les secteurs moins avancés, plus ‘prisonniers’ du pouvoir capitaliste (ce qui revient à ‘encercler les villes’). Pour Servir le Peuple, dans le cadre géographique de l’État dénommé ‘France’ (notre ennemi), ces ‘campagnes’ sont les ghettos urbains des grandes métropoles, où se concentre le phénomène particulier des ‘colonies intérieures’, de ‘l’indigénat métropolitain’ ; les ‘zones de relégation’ de ‘pauvreté rurale’ (qui, dans la plupart des cas, sont concernées par une problématique nationale) et les ‘zones de relégation’ des bassins industriels en déshérence (où se rejoignent souvent une problématique nationale et une problématique de ‘colonies intérieures’) ; sans oublier bien sûr les dernières colonies directes d’outre-mer, et les protectorats de fait pseudo ‘indépendants’ (reliés aux 'colonies intérieures' métropolitaines).

    Servir le Peuple a également constaté et affirmé que ce sont les territoires et les populations atteints, subsumés en dernier par le capitalisme, qui sont généralement le point de départ (impulsant ceux touchés plus anciennement) de la ‘reconquête populaire’ face à celui-ci (d’où les ‘anneaux du serpent’).

    otan-strasbourg-anti09Dans ce cadre, les nations qui ont été niées à travers le processus de l’État moderne, sans même parler de celles colonisées par la suite (avec leurs ‘ambassadeurs’ en métropole), n’ont pas seulement ‘toute leur place’ ; elles ont une place de premier plan comme ‘campagnes motrices’ de la Guerre populaire sur le front ‘France’.

    À travers les modes de productions précédents, ces nations ont toutes connu un ou plusieurs ‘âge(s) d’or’ ; et il en va de même pour la plupart des nations ex- (et aujourd’hui néo-) colonisées. L’Occitanie, par exemple, a connu (même si l’on ne peut pas parler de nation occitane à cette époque) un ‘âge d’or’ à l’apogée de l’Empire romain (et du mode de production esclavagiste), dans les premiers siècles de l’ère chrétienne, que l'on peut considérer comme se prolongeant sous les Wisigoths, les successifs ducs/princes d'Aquitaine et autres "patrices de Provence" jusqu'au règne de Charlemagne ; puis l’’âge d’or’ de la civilisation arago-catalo-occitane à l’apogée du mode de production féodal (11e-12e-13e siècles), le premier n’étant évidemment pas ‘sans lien’ avec le second ; avant d’être niée par la construction monarchique de l’État moderne (correspondant à la crise générale de la féodalité). On peut même dire qu’un autre ‘âge d’or’ a existé après la révolution bourgeoise, lorsque le capitalisme était encore progressiste : la ‘civilisation villageoise’ du 19e siècle, où la langue était encore largement parlée (lors de la dernière étude sérieuse sur le sujet, en 1864, 40 % de la population ne parlait qu'occitan et parfois plus de 90% dans certaines communes) et le sentiment occitan se combinait sans trop de problèmes avec le ‘patriotisme révolutionnaire’ français (tout cela n'allant pas, bien entendu, sans frictions et résistances contre le rouleau compresseur du capitalisme triomphant, et l'adhésion naïve à l''indivisibilité de la République' posant d'ailleurs problème lors des grandes situations révolutionnaires de décembre 1851 et 1870-71) ; avant que le capitalisme n’entre en crise générale – et dans l’ère des monopoles (les 'hussards noirs' de la République monopoliste se chargeant alors de faire de nous de 'bons français', petits soldats du Grand Capital sur nos terres d'Òc...).

    Il est donc important de souligner, devant les masses, l’importance de ces ‘âges d’ors’ passés ; mais aussi – et surtout – le fait qu’ils n’ont été que des brouillons (puisqu’appartenant à la ‘préhistoire de l’humanité’, telle que Marx qualifie la société de classe) et que si – c’est la conviction de SLP – l’Occitanie renaît, niant la ‘France’ qui l’a précédemment niée (négation de la négation), ce sera à un niveau BIEN SUPÉRIEUR de civilisation, à côté duquel ‘l’Andalousie du Nord’ arago-catalo-occitane médiévale fera figure d’âge des cavernes ; ceci à travers la révolution prolétarienne niant le capitalisme par le communisme, l’appropriation privée de la richesse produite par le caractère social de la production.

    Démystifier l’ennemi de classe à travers le processus de formation de son organisation sociale, et déterminer quelles sont les ‘villes’ et les ‘campagnes’ du ‘front’ (État bourgeois) sur lequel nous opérons ; telles sont nos tâches primitives, ‘préliminaires’, immédiates mais indispensables : l’élaboration de ce que les maoïstes péruviens et Voie Lactée appellent une ‘pensée’, et l’élaboration de ce que le (n)PCI appelle une stratégie révolutionnaire, un plan général de travail.

    À partir de là, si ces tâches sont menées correctement, le Parti, avant-garde révolutionnaire organisée du prolétariat, pourra agréger à lui toutes les forces révolutionnaires des masses populaires aspirant à un ‘changement radical de société’, combiner toutes les formes de lutte légales et non-légales, pacifiques et non-pacifiques, pour mener à bien sur le ‘front’ en question la négation du capitalisme par le communisme à travers la Guerre populaire, jusqu’à la conquête du pouvoir par le prolétariat à la tête des masses populaires, puis à travers le socialisme et la dictature démocratique du prolétariat.


    La ‘France’, la ‘République’, correctement comprises comme MYTHES BOURGEOIS, sont les murs d’une prison qui enferme la conscience du prolétariat et des masses populaires !


    COMMENÇONS À ABATTRE LES VIEUX MURS ET À DÉPLOYER L’AURORE !!!

     

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    [1] Ce qui n'excluera absolument pas que leur opinion évolue par la suite : ainsi par exemple ce texte de 1858 sur l'Algérie se montre beaucoup moins amène envers l'entreprise coloniale et ses grands acteurs (Bugeaud), et puis il y a bien sûr les textes de référence de Marx sur la question irlandaise.

    [2] Il est très difficile de faire la révolution et de construire le socialisme dans les pays occidentaux, car dans ces pays l'influence pernicieuse de la bourgeoisie est très profonde et s'est déjà infiltrée partout. En Chine, la bourgeoisie n'existe que depuis trois générations tandis que dans les pays comme l'Angleterre ou la France, elle existe depuis des dizaines de générations. Dans ces pays la bourgeoisie a une histoire vieille de 250 à 260 ans, voire de plus de 300 ans ; l'idéologie et le style de travail bourgeois ont des influences partout et dans toutes les couches sociales. C'est pourquoi la classe ouvrière anglaise ne suit pas le Parti communiste, mais le Parti travailliste.
    Lénine a dit : "Plus un pays est arriéré, plus difficile est son passage du capitalisme au socialisme". Vue d'aujourd'hui, cette thèse n'est pas correcte. En réalité, plus un pays est arriéré économiquement plus son passage du capitalisme au socialisme est facile, et non difficile. Plus un homme est pauvre, plus il veut la révolution. Dans les pays capitalistes occidentaux, le niveau de l'emploi et les salaires sont plus élevés et l'influence de la bourgeoisie sur les travailleurs est plus profonde. Dans ces pays, la transformation socialiste est moins facile qu'on ne le croit.
    Mao Zedong, "Notes de lecture sur le Manuel d'économie politique de l'Union soviétique" (1960). Le même raisonnement peut évidemment s'appliquer entre les différentes régions - les Centres et les Périphéries - d'un même État.

     


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