• Pour une Union soviétique d'Europe


    Un groupe sympa à découvrir sur FB :


    https://www.facebook.com/groups/946438885830225/

    Pour une Union soviétique d'Europe

    Quelle meilleure proposition politique, en ce 21e siècle, pour répondre à :

    - l'aspiration des peuples travailleurs d'Europe, champ de bataille séculaire (40 millions de morts rien qu'au siècle dernier), à la PAIX, la FRATERNITÉ et la COOPÉRATION entre eux ; sachant que d'ores et déjà, la forme politique requise par le niveau des forces productives à notre époque est l'État-continent (ce que sont les grandes puissances qui "comptent" sur la planète aujourd'hui : États-Unis, Chine, Russie, montée de l'Inde, les autres sont piétinés comme des merdes) ;

    - l'aspiration des peuples travailleurs dans leurs régions, leurs territoires, à VIVRE, TRAVAILLER ET DÉCIDER AU PAYS sans se sentir "colonisés" par les oukases technocratiques d'une lointaine capitale, Centre financier d'une bourgeoisie capitaliste dominante qui de conquête en conquête s'est constitué un État, qui est concréto-concrètement son "enclos à bétail" de travailleurs à exploiter et ponctionner (comme la France, l'Espagne, l'Italie, le Royaume Uni etc., ce qu'on appellera l'État "napoléonien", que les dits "souverainistes" présentent faussement comme l'alternative à l'Union européenne de Bruxelles) ;

    - TOUT EN SE LIBÉRANT, justement, de cette présente "Union européenne", construction capitaliste dictée par la survie face aux États-continents, et dans laquelle des Centres financiers : Paris etc., mais en premier lieu (disons-le clairement) les métropoles allemandes, s'associent pour dominer et exploiter ensemble la périphérie, les territoires populaires de tous les États membres, les pays où le socialisme a été vaincu en 1990, ainsi que bien sûr les peuples colonisés au-delà des mers, sur lesquels notamment l'État français a encore la haute main (Afrique, Caraïbes, Pacifique etc.) ; "Union" de vautours capitalistes contre laquelle le grand Vladimir Illitch Lénine, visionnaire, mettait déjà en garde il y a plus d'un siècle : "les États-Unis d'Europe sont possibles, comme une entente des capitalistes européens... dans quel but ? Dans le seul but d'étouffer en commun le socialisme en Europe, (d'exploiter en commun la force des travailleurs du continent et) de protéger en commun les colonies accaparées contre le Japon et l'Amérique (on pourrait ajouter aujourd'hui la Chine, les "émergents" en général etc.)"... 

    https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1915/08/vil19150823.htm

    - sortir ainsi de l'autre fausse alternative (après le "souverainisme" des vieux États "napoléoniens"), très présente parmi nos peuples périphériques sans État propre, qu'est l'"euro-régionalisme", "l'Europe fédérale des régions" etc. etc. ; toutes propositions qui ne seraient que des déclinaisons du règne actuel du cartel des monopoles parisiens et rhénans sur des territoires populaires aux mains de potentats locaux, et "divisés/mis en concurrence pour mieux régner".

    Brexit, rejet du TCE en 2005, ou au contraire oui à Maastricht en 1992 : toutes les grandes décisions sur la question européenne ont été entre 50 et  55% des voix, loin des 80% (au moins) qu'il faudrait sur des décisions d'une telle importance historique pour toute une nation.

    Même pour l'indépendance de la Catalogne ou de l'Écosse, il est possible de le dire : 50-50, cela veut dire qu'il se passe un truc, c'est clair, on ne parle pas de fantasmagories de groupuscules ; mais en même temps, arracher des décisions d'une telle importance à une aussi courte majorité, c'est chaud...

    Et pourquoi donc en est-il ainsi ?

    Il en est ainsi, parce qu'il y a en réalité une TENSION extrême entre d'un côté un terrible, et fondé, sentiment de dépossession démocratique de la part de l'UE, ou des grands États centraux dans certains cas ; et de l'autre, la perception diffuse que le splendide isolement n'est pas la perspective d'avenir au 21e siècle.

    C'est précisément cette contradiction qui n'a d'issue que dans ce  qui est proposé ici : sortir du capitalisme financier, néolibéral,  source de tous les problèmes, en premier lieu ; repossession des peuples travailleurs de leur souveraineté décisionnelle sur leurs vies jusqu'au niveau le plus local de vie quotidienne ; et union de type soviétique ou yougoslave, communauté de type Comecon, à l'échelle continentale, et internationalisme planétaire.

    Il n'y a que cela qui puisse sortir les peuples du dilemme et de l'éternel 50-50 en réponse à des questions binaires mal posées.

    Une autre Europe est possible, oui : quelque chose un peu comme ce qu'était la glorieuse Union soviétique et son Comecon autour.

    Seule cette vision est susceptible d'unifier largement les peuples des  travailleurs dans une même aspiration commune ; et non de les couper éternellement en deux à 50-50 ; entre (globalement) ceux qui craignent plus le splendide isolement que la dépossession de souveraineté par l'UE (nouveau cran franchi dans la dépossession de souveraineté du peuple, après l'État centralisateur thermidorien-napoléonien) ; et ceux qui craignent plus l'inverse.

    Quel est fondamentalement, historiquement, le "malaise français" ; c'est à dire des classes laborieuses qui habitent l’État hexagonal ?

    Il est que dans tous les territoires populaires d'Hexagone, depuis les  banlieues de la capitale jusqu'aux genêts de Bretagne et bruyères d'Ardèche, on se sent, parce que l'on EST, des "colonies" ; autrefois des rentiers de la Cour de Versailles, puis de la Finance parisienne, la  nouvelle aristocratie financière qui a pris le pouvoir après 1789 (en liquidant le versant populaire de la Révolution) ; et enfin, aujourd'hui, du "pacte d'acier" entre la Finance parisienne et allemande, avec son conseil d'administration à Bruxelles, tout simplement, et comme tous les territoires populaires du continent.

    L'ennemi est nettement identifié ; reste maintenant à le combattre et s'en débarrasser : restera, et règnera alors une grande communauté de coopération socialiste, entre peuples libérés du Capital et souverains, exerçant leur souveraineté depuis le niveau de la commune jusqu'à celui de la nation.

    La SEULE VÉRITABLE ALTERNATIVE ET PROPOSITION POLITIQUE POUR DEMAIN, c'est bien celle-ci : celle qui a jadis permis à tout un ensemble de peuples, étendus sur plus de 22 millions de kilomètres carrés (la plus grande unité politique ayant jamais existé à ce jour), de mettre fin sur ce territoire (et bientôt, par répercussion, sur un tiers de la planète) au règne ploutocratique du Capital ; de jeter les bases de la construction d'une société socialiste, passant du Moyen Âge au 20e siècle en quelques années ; de triompher de l'abomination fasciste qui dévastait le continent et une grande partie du monde, et voulait les réduire en esclavage ; et de faire trembler sur ses bases le monde des vautours financiers d'un bout à l'autre de la planète !

    POUR UNE UNION SOVIÉTIQUE D'EUROPE AUX 100 RÉPUBLIQUES SOCIALISTES, AUX 100 DRAPEAUX À ÉTOILES ROUGES !!


    [* Pour clarifier sur la carte d'Europe de la publication :

    J'ai pris cette carte parce que je la trouvais particulièrement complète ;  mais ça ne veut pas dire que je partage totalement le concept.

    On va donc dire que là où il y a une zone avec le drapeau - tricolore à  étoile rouge en France et en Italie, républicain en Espagne, de la RDA en Allemagne - ça veut dire qu'on peut garder l'État actuel, mais sous la forme d'une république socialiste fédérative, "république fédérale des ouvriers et des paysans" comme le prônait Gramsci ; et les républiques  autonomes constitutives, eh bien ce seront les autres entités qu'on voit sur la carte dans le même État, en gros voilà.

    Et toutes ces républiques socialistes fédératives (grands États) ou pas (petits et assez homogènes), => dans une grande URSS, ou au moins un Comecon, de tout le continent.

    La carte ci-dessous, par exemple, a été produite par des "euro-régionalistes" vaguement socedems (ou socelibs ?), mais elle pourrait néanmoins servir de base pour maintenir d'une certaine manière l'actuel État français (historiquement cadre collectif de belles épopées qui vibrent au cœur des travailleurs : la Révolution, les révolutions du 19e siècle et les Communes de 1870-71, les luttes de 1936, la Résistance et la Libération, les luttes de 1968 et des années suivantes), sous la forme d'une RÉPUBLIQUE SOCIALISTE FÉDÉRATIVE composée de républiques autonomes, dont cette carte pourrait donc être un modèle.

    Pour une Union soviétique d'Europe

    Avec des drapeaux, évidemment, à estampiller vite fait d'une belle étoile rouge et d'un écusson bien soviétisant !

    L'Allemagne pour sa part (pas forcément super bien représentée sur notre carte en image de couverture) devrait redevenir, mais cette fois dans son intégralité, la glorieuse RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ALLEMANDE des camarades Ulbricht et Honecker, si regrettée (n'en déplaise à la propagande bourgeoise) par ses anciens habitants ; sous une forme également fédérative composée de Républiques des Conseils comme celles qui avaient commencé à voir le jour en 1919 ; modèle que ce fut, sans doute, l'une des rares erreurs de la RDA (qui n'était certes pas très grande, en étendue...) d'abandonner en 1952. 

    On pourrait également envisager une République socialiste fédérative ibérique (Espagne et Portugal), etc. ; bref, toutes les entités et "sous"-entités sont pensables et restent à penser dans la grande Union socialiste continentale que nous appelons de nos vœux.

    Et dans l'idéal, à terme, TOUS LES CONTINENTS une fois libérés du règne de la Finance de quelques Centres capitalistes (New York, Londres, Paris, Francfort, Tokyo etc.) devraient s'organiser suivant ce même modèle d'Union fédérative de républiques socialistes, démocratiques, populaires...]


  • Commentaires

    1
    Mercredi 6 Janvier à 03:38

    interesting idea.

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