• Les Français selon nous ne sont pas "les gens du Bassin parisien"


    Les Français selon nous sont une "sociothnie", une CATÉGORIE SOCIALE : les PETITS BOURGEOIS (et bien sûr les grands, mais en nombre surtout les petits) "BIEN DANS LE SYSTÈME" et autres aristocrates du travail qui en profitent, fussent-ils (dans leurs têtes) "radicaux-révolutionnaires" ; ni gaulois de sang, ni citoyens de sol de la Républiiiique, mais français DE CERVEAU ; et ce dans TOUT L'HEXAGONE, ayant tout particulièrement leur repaire parmi les 12 millions de Franciliens certes mais aussi à Lyon et dans toutes les métropoles dites "d'équilibre", relais de la domination capitaliste parisienne (nosinfo.org/qu-est-ce-qu-une-metropole).

    "Au-dessous" de cela, il y a bien sûr des millions de personnes aliénées par l'idéologie dominante française ; mais nous ne parlons pas ici d'aliénation mais de position sociale objective et d'intérêt bien compris.

    "Au-dessous" de cela en réalité, il y a des classes populaires travailleuses MULTINATIONALES et au sein de cette multinationalité, en Occitanie (qu-est-ce-que-occitanie-occitans), en Bretagne, en Corse, au Pays Basque, en Alsace et ailleurs, des nationalités populaires réelles historiques locales (qui sont généralement majoritaires hors des métropoles, dans les villages et les petites villes).

    Ces nationalités populaires ont également des diasporas dans toutes les métropoles (hors celles sur leur territoire historique, s'entend, comme Toulouse ou Montpellier en Occitanie et Nantes en Bretagne) et dans le Bassin parisien ; qui jointes à l'immigration au sens commun (étrangère, extra-hexagonale, européenne ou extra-européennes) contribuent à y rendre les "souchiens" séculaires finalement peu nombreux.

    Bien sûr, de nombreux éléments de ces nationalités autant que de l'immigration européenne et même parfois extra-européenne intègrent aussi la "Nation" sociale "française" petite-bourgeoise ; parfois de façon très subjective (sans être réellement de position sociale petite bourgeoise) sans en être pour autant moins fiers d'eux, et insupportables. Ils côtoient joyeusement dans les métropoles leurs congénères venus d'ailleurs, avec la mobilité tantôt "provinciotrope" tantôt "parisiotrope", mais toujours hype et dans le mouv' qui les caractérise.

    Ces classes populaires multinationales dans toutes leurs nationalités réelles doivent bien sûr lutter pour abattre le système capitaliste et impérialiste, centraliste napoléonien et raciste dans la plus grande coordination et UNITÉ possible ; mais cela ne peut pas être une unité sans principes, sans critique et autocritique sur ces questions nationales et raciales sans même parler des autres (patriarcat etc.) ;  une proclamation abstraite de "l'unité des travailleurs" au niveau hexagonal qui en dernière analyse, en reproduisant l'idéologie négatrice de l'État bourgeois napoléo-républicain, ne profitera qu'à la "sociothnie" dont nous avons parlé ; fût-ce à travers l'interface de prolétaires aliénés (qui servent à cela).

    Notre refus d'un Parti révolutionnaire unique, "hautement centralisé et hiérarchisé" au niveau de l’État français (sur-la-necessite-imperieuse-de-refuser-un-parti-francais), est tout simplement un refus de cela.

    La nation dominante dans un système de domination nationale n'est pas un concept hors-sol, imaginaire et subjectif, postmo, uniquement voué à "diviser les travailleurs" ; elle est une RÉALITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIALE très concrète : un ensemble humain qui même en ses plus basses couches sociales PROFITE de la richesse extorquée aux autres.

    Pour les peuples colonisés, ou semi-colonisés ("indépendants" sur le papier), cet ensemble humain est toute la multinationalité blanche d'Hexagone et de Corse. Les non-Blancs "colonisés intérieurs", prolongement intérieur de ces colonies extérieures, en profitent eux aussi d'ailleurs un peu, mais moins, en position reléguée ; relégation dont profitent les non- ou "moins" relégués blancs.

    Et pour toute la multinationalité populaire blanche comme non-blanche d'Hexagone ; eh bien c'est évidemment la grande bourgeoisie capitaliste mais aussi toute la masse "sociothnique" "française" des petits bourgeois, hipsters, aristocrates du travail, petits chefs, bureaucrates syndicaux ou partidaires, agents de répression ou de contrôle social des masses, qui est dans cette position.

    Paris "pompe" la richesse non seulement de l'Empire colonial et semi-colonial ultramarin mais aussi de la "province", et selon la théorie désormais connue pour être chère à Emmanuel Macron, la fait "ruisseler" sur toute la population des 150 ou 200 km alentour (bien visibles sur cette carte : http://ekladata.com/kgGUk.jpg montrant les inégalités entre territoires d'Hexagone) ; de façon évidemment hiérarchisée (un peu comme le Parti que d'aucuns nous proposent, LOL !), petits bourgeois puis aristocrates du travail puis prolos blancs puis enfin (voire pas, pas plus que s'ils vivaient en "province") prolos non-blancs ; BREF.

    Dans l’État turc (pays dans son ensemble dominé, semi-colonial), les maoïstes ont fait au début des années 1970 et maintenu depuis le choix d'un Parti unique ; mais il faut préciser en disant cela que les Turcs (ceux qui se définissent comme tels... sans forcément descendre de cavaliers d'Asie centrale) en tant que nation dominante de l’État sont eux aussi et peut-être d'abord et avant tout un peuple opprimé par l'impérialisme, autant qu'ils ne profitent (tout relativement) de l'oppression nationale des Kurdes et autres (petites) nationalités ; qu'ils doivent lutter en liant cette libération des griffes de l'impérialisme à la rupture de la chaîne à leurs pieds qu'est pour eux le chauvinisme turc dominateur, ce qui revient à dire à la libération des nationalités opprimées ; qu'il faut en permanence, là-bas, être vigilant au dévoiement des JUSTES luttes de libération nationale par l'impérialisme pour renforcer (en changeant brusquement le schéma) sa domination sur l'Anatolie, comme l'a montré par le passé le Traité de Sèvres... Et quoi qu'il en soit, les rangs du Parti sont constitués à plus de 90% de minorités non-turques-sunnites : Kurdes essentiellement, Zazas kurdes alévis du Dersim, Turcs alévis, Arméniens, Lazes etc. ; si bien que lorsque l'on nous demande s'il existe un Parti, une organisation maoïste kurde pour avoir une position maoïste endogène sur la question, nous répondons "oui, le TKP/ML" !

    La problématique est évidemment TOTALEMENT DIFFÉRENTE dans un grand État impérialiste.

    Nous ne disons pas qu'un Parti unifié au niveau global de l’État français ne peut pas exister ; mais il ne le peut que comme ABOUTISSEMENT d'une longue coordination démocratique et respectueuse des forces révolutionnaires nationales-réelles, dans la prise à bras-le-corps de toutes ces problématiques que nous venons de voir, finissant par déboucher sur quelque chose que l'on pourra sainement qualifier d'unité ; et certainement pas par décret d'une "avant-garde" autoproclamée...

     

    Les Français ne sont pas, selon nous, "les gens du Bassin parisien"


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