• Honneur communiste à Ibrahim Kaypakkaya, assassiné il y a 40 ans par l’État fasciste turc

     

    Cliquer sur l’image pour lire l’article de l’Organisation communiste Futur Rouge [remplacé par un article du Parti communiste maoïste de mai 2017, de meilleure qualité - bien plus riche d'enseignements quoi] :

    Kaypakkaya

    http://www.pcmaoiste.org/communique/hommage-a-ibrahim-kaypakkaya/


    Aujourd'hui
    , l’État turc est traversé par des puissantes contradictions : une fraction (de nouvelles couches) de la bourgeoisie, revendiquant l’héritage ottoman et musulman du pays et cherchant à ‘diversifier’ les tutelles impérialistes ou expansionnistes (comme le Qatar), se voulant elle-même expansionniste, ‘regarde vers l’Orient’ - en particulier vers le Machrek arabe - dans une démarche ‘néo-ottomane’ (‘crime’ pour lequel le Premier ministre Menderes, par ailleurs totalement pro-occidental et europhile, avait été destitué et pendu en 1960, ouvrant l’ère sinistre de l’État sous supervision militaire sous laquelle mourra affreusement torturé le camarade Ibo) ; tandis qu'une autre, la fraction ‘kémalo-militaire’, veut que la ‘Turquie’ reste un ‘poste avancé de l’Occident’ – hier contre le ‘péril rouge’, le nationalisme arabe et le social-impérialisme soviétique, aujourd’hui contre les ‘nouvelles menaces’ de l’Iran (derrière lequel se tiennent le ‘redressement’ russe et l’‘émergence’ chinoise), du national-islamisme arabe ‘djihadiste’ etc. En raison de cela, l’Occident impérialiste et en particulier les impérialistes européens, qui faisaient hier encore du pays leur ‘premier de la classe’, lui ferment aujourd’hui la porte au nez pour entrer dans l’UE. La crise syrienne, dans laquelle l’État turc est profondément impliqué, va certainement pousser ces contradictions à un degré d’acuité intenable [1] tandis que pour la classe ouvrière, la paysannerie pauvre, le Peuple kurde et les forces révolutionnaires (guérilla kurde, MKP, TKP/ML, MLKP, DHKP-C), il n’est toujours pas question d’‘indulgence’ de la part ni de l’une ni de l'autre fraction oligarchique.

    Ibrahim Kaypakkaya, fraternellement appelé ‘Ibo’ par les communistes de là-bas, est le théoricien révolutionnaire qui a rendu vie au mouvement communiste révolutionnaire dans l’État turc, en révélant correctement - pour la première fois - la nature du kémalisme : un régime bourgeois antipopulaire, assassin, fasciste et à la solde de l’impérialisme. Le kémalisme n’a rien été d’autre, en réalité, que le parachèvement de la ‘révolution bourgeoise’ des Jeunes-Turcs (1908) : une ‘révolution’ visant 1310812-Mustafa Kemal Pasasimplement - pour la bourgeoisie et autres grands possédants turcs - à éliminer la bourgeoisie compradore d’alors, intermédiaire depuis des siècles (dans les ‘échelles du Levant’) du Capital européen et qui était principalement non-turque (grecque, ‘judéo-espagnole’ ladino, arménienne, arabe chrétienne ‘syriaque’ etc.), pour prendre sa place. Elle ne visait NULLEMENT à briser le fond féodal de la société (par une révolution agraire) ni à une quelconque libération nationale. Dans ce but, les Jeunes-Turcs se lièrent à l’impérialisme allemand, qui cherchait à étendre son influence vers le Golfe arabo-persique (où ‘fleurait’ déjà l’odeur du pétrole) ; les Alliés franco-anglo-russes soutinrent alors les mouvements nationaux arabe (avec ‘Lawrence d’Arabie’), grec, arménien (qui subiront alors le premier génocide du 20e siècle) etc. et l’Empire ottoman fut entraîné par l’Allemagne dans sa défaite et démembré par le terrible Traité de Sèvres (1920). Mustafa Kemal (bientôt surnommé ‘Atatürk’, le ‘père de tous les Turcs’) fut simplement le ‘dernier des Jeunes-Turcs’, qui mena contre les Alliés vainqueurs de 1918 une guerre nationaliste pour finalement aboutir à un nouveau traité (de Lausanne, 1923) moins inique, fondant l’État turc tel que nous le connaissons. Dans le contexte des traités iniques d’après-Première Guerre mondiale, cette lutte nationale pouvait éventuellement revêtir un certain caractère objectivement progressiste et fut saluée comme telle par l’Internationale communiste, mais cela s’arrête là et ne signifie nullement une nature ‘progressiste’ en soi du kémalisme – ce qui fut pourtant l’erreur du mouvement communiste turc, dès le début (coûtant la vie à ses fondateurs, dont Mustafa Suphi) et jusqu’à Kaypakkaya. Le kémalisme, héritier des Jeunes-Turcs, tenta de garder le ‘lien fondamental’ avec l’impérialisme allemand, y compris sous le nazisme (Istanbul devint alors la ‘plaque tournante’ de la diplomatie et de l’espionnage nazis pour tout l’Orient), puis à partir de 1943-44 il se rangera résolument dans le camp occidental - alors que se dessine la Guerre froide. Il réprime avec une extrême brutalité les nationalités non-turques, notamment les Kurdes qui ont 'entrevu' l'indépendance en 1920 ainsi que les Alévis (pour la plupart Kurdes ou Zazas) et - dit-on - des rescapés du génocide arménien lors des massacres du Dersim (1937-38).

    Free-KurdistanSur ce point, comme le rappellent les camarades de l’OC-FR, Kaypakkaya a beaucoup parlé de la question kurde et de la question des nationalités en ‘Turquie’ en général ; en fait, pour nous qui nous voulons également des révolutionnaires de libération occitane, il est absolument fondamental : il a en effet expliqué que les réalités nationales apparaissent avec l’aube du capitalisme, soit en Europe au ‘Bas Moyen-Âge’ (11e-15e siècle), et non à l’apogée de celui-ci, contrairement aux élucubrations thorézo-trotskoïdes à la ‘Voie Lactée’ sur de prétendues ‘nations en formation’ – comme en… Afghanistan, quelques jours avant que leurs compères de l’OOA (MLM-pM) ne sortent leur texte… parlant d’État regroupant plusieurs nationalités, ce qui est la thèse juste et celle du grand maoïste afghan (hazara) Akram Yari. Il ne s’agit pas pour nous de nier la communauté de destin historique qui nous unit depuis plus de 220 ans (d’abord derrière la bourgeoisie la plus avancée et démocratique, puis ‘à notre propre compte’), contre un État donc un ennemi commun et parfois contre des envahisseurs réactionnaires étrangers (1792-93, 1870-71, 1940-44), aux autres masses populaires de l’Hexagone - que ce soit des corons du Nord, des landes de Bretagne ou des quartiers populaires d’Île-de-France ; et qui nous unira encore dans la lutte révolutionnaire à venir pour le socialisme ; mais cela ne veut pas dire accepter que l’on nous nie comme réalité nationale alors qu’au milieu du 19e siècle un Jules Michelet ou un procureur impérial (de Napoléon III) dans le Var nous considéraient encore comme ‘pas la vraie France’, comme des ‘sauvages’ devant être ‘civilisés’ par le Nord, et qu’en 1942 le ‘bon docteur’ Céline nous qualifiait encore d’‘infect métissage négrifié’. Une négation qui est pourtant - et malheureusement - omniprésente dans le ‘marxisme’ hexagonal, y compris chez des ‘maoïstes’ comme les sus-cités…

    Le modernisme’ (‘progressisme’ pour certains...) dont fit preuve le kémalisme est en réalité un ‘pilier’ de son idéologie, qui considère que la ‘Turquie’ est un pays européen, occidental, et assimile le rejet de son ‘orientalité’ au rejet de l’arriération qui a selon lui conduit à l’effondrement de l’Empire. Il correspondait, d'autre part, à la mise en place en Anatolie du capitalisme bureaucratique - 'stade suprême' de la domination impérialiste sur un pays semi-colonial. Le Premier ministre ‘démocrate’ Adnan Menderes (1950-60) était ainsi par exemple un pro-occidental forcené, faisant entrer l’État turc dans l’OTAN, le Conseil de l’Europe etc., mais il critiquait également ce rejet de l’orientalité, de l’islamité de la Turquie ; il noua des liens directs avec son voisinage arabe et iranien, etc. : eh bien ce seul ‘péché capital’ contre l’idéologie kémaliste suffit à entraîner son renversement, et son exécution par pendaison l’année suivante. Ce coup d’État, suivi du retour au pouvoir de l'ex-successeur de Kemal à la présidence (et ami d’Hitler) Ismet Inönü, marqua le début de l’État sous supervision militaire, régime fasciste où les gouvernements civils sont ‘supervisés’ par un ‘Conseil de Sécurité Nationale’ des Forces armées et régulièrement entrecoupés de pronunciamientos militaires suivis de plusieurs années de loi martiale, de gouvernement militaire direct. Ibrahim Kaypakkaya a lutté et péri durant l’une de ces périodes (1971-74). Après un dernier coup d’État en 1997 (contre l’ancêtre de l’actuel parti ‘islamiste’ au pouvoir, suivi d’une nouvelle période ultra-répressive contre les forces populaires et révolutionnaires, les Kurdes, les ‘islamistes’ etc.), cette politique a commencé à être un peu remise en cause depuis 2002 avec l’arrivée au pouvoir de la fraction bourgeoise AKP : liée à l’origine à la petite et moyenne-bourgeoisie turque d’Allemagne et d’‘Europe médiane’ (de la Suède à l'Autriche), et donc à ces pays impérialistes, celle-ci s'est lancée - après une tentative infructueuse de ‘forcing’ à la porte de l’UE - dans une politique ‘néo-ottomane’ renouant le lien avec le voisinage arabo-musulman (car l'AKP c'est aussi le parti de l'hinterland, de l'Anatolie profonde qui se sent beaucoup plus proche-orientale qu'européenne), se rapprochant de l''axe' Iran-Syrie (plus maintenant) puis s’alignant sur le Qatar (historiquement lié aux Frères musulmans, dont l'AKP est proche), rejetant l’invasion US de l'Irak, critiquant la politique d’apartheid sioniste en Palestine (sans précédent pour la ‘Turquie’ depuis la création de l’État d’Israël), etc. etc. … Mais jusqu’à quand ? Les menaces de ‘reprise en main’ militaire ont émaillé toute la fin des années 2000, et restent latentes…

    Ces ‘pragmatiques’ issus de l’‘islamisme’, c'est-à-dire de l’expression du ‘capitalisme d’en bas’ (émergeant des ‘entrailles’ de la vie sociale, contre le capitalisme bureaucratique ‘d’en haut’), sont en fait les véritables ‘nouveaux Menderes’ ; entre libéralisme économique, ‘ouverture’ politique par rapport aux ‘vaches sacrées’ du kémalisme, charité ‘sociale’ islamique, néo-ottomanisme tourné vers l’Orient et europhilie frustrée ; tandis que les partis de la ‘Juste Voie’ et de la ‘Mère Patrie’ (les héritiers ‘officiels’, fusionnés en 2007 dans un nouveau Parti démocrate’) sont en réalité plutôt ‘kémalo-libéraux’ (ce sont en fait les ‘partis’ des coups d’État militaires des années 1970 et 80, qui visaient aussi l’aile ‘sociale’/‘dirigiste’ du kémalisme afin d'instaurer le ‘néolibéralisme’ [2]). L'on observe d'ailleurs très nettement que ces forces 'semi-kémalistes semi-menderistes' özalo-demireliennes ont tendu ces dernières années à purement et simplement disparaître de la scène politique [aucun élu aux élections législatives de 2011 et encore - MàJ - à celles de 2015], qu'elles ont pourtant dominée entre les épisodes putschistes des années 1970 à 1990. Disparaître... phagocytées par l'AKP, ce représentant de la nouvelle bourgeoisie - petite, moyenne voire grande - de l'intérieur du pays (c'est très net sur les cartes électorales), hier déshérité par rapport aux régions de la Mer Égée et d'Istanbul (Turquie "moderne", "utile", économiquement avancée) et qui a connu au cours des dernières décennies un développement économique conséquent : une nouvelle bourgeoisie qui a produit des militaires (y compris hauts gradés) contrecarrant les menaces latentes de coup d’État de l'aile "dure" kémaliste laïciste ; qui a peuplé la capitale économique stambouliote à la faveur de l'exode rural (Erdoğan devenant maire de la ville dès 1994) et qui a petit à petit imposé l'hégémonie intellectuelle d'une sorte de "kémalisme islamisé" plus indépendant (voire hostile : "idéologie Vallée des Loups") vis-à-vis de l'Occident et "ottomanisant" (comprendre tourné économiquement et diplomatiquement vers les pays arabes voisins), mais tout aussi réactionnaire ; une sorte (finalement) de nouvelle idéologie jeune-turque (l'idéologie du génocide arménien...) prête à toutes les malfaisances. C'est peut-être là, dans cette mutation de l'idéologie dominante de l’État, qu'il faut voir malgré les menaces la raison du succès et de la longévité de l'AKP - exceptionnelle pour un gouvernement civil issu des urnes depuis le milieu du 20e siècle.

    Pour les masses populaires, quoi qu'il en soit, l’oppression ne change guère : les communistes peuvent et doivent jouer de ces contradictions au sein de la classe dominante, mais cela ne fait pas de l'une ou de l'autre fraction une 'alliée'.

    tikbmayLe mouvement communiste anatolien (Turquie et Kurdistan du Nord sous occupation turque) est aujourd'hui actif et héroïque mais hélas profondément divisé, divisions qui ont parfois pu aller jusqu’à l’affrontement sanglant. Peut-être la situation a-t-elle quelque peu évolué depuis la mort de Kaypakkaya, il y a maintenant 40 ans, et lui manque-t-il alors une analyse de la société, des classes en présence et des rapports de force adaptée à notre époque... Il appartient à lui et à lui seul d'élaborer cette 'pensée' pour mener victorieusement la lutte révolutionnaire au 21e siècle. Souhaitons de tout cœur qu’il puisse bientôt s’unir sous la bannière du maoïsme et unir toute les forces populaires révolutionnaire, pour ABATTRE ENFIN cet État fasciste assassin de centaines de milliers de personnes du Peuple !

    De notre côté nous ne perdons pas de vue que l’État fasciste turc, s’il mène parfois sa propre ‘petite partition’ régionale (‘ottomaniste’ et/ou ‘panturquiste’), n’en reste pas moins un État LAQUAIS du Grand Capital impérialiste et notamment de l’impérialisme bleu-blanc-rouge et de son comparse allemand : à nous de mener sans relâche notre lutte révolutionnaire au cœur du monstre, au cœur des métropoles impérialistes ; telle est NOTRE TÂCHE dans la gigantesque, grandiose œuvre révolutionnaire de libération de l’humanité !

    « Le camarade Ibrahim vit toujours dans le cœur de millions d’opprimés, et un jour viendra où nous le vengerons ! »


    guerillatikko


    Hommage a Ibrahim Kaypakkaya
    par Socialisme44

     


    [1] Nous ne croyions pas si bien dire... puisqu’à peine deux semaines après la publication de cet article débutait le mouvement de Gezi/Taksim contre la destruction d'un espace vert historique d'Istanbul pour y construire un centre commercial ; mouvement de type Indigné-e-s/Occupy/'Printemps arabe' rassemblant pêle-mêle toute la 'Turquie non-AKP' : révisionnistes du TKP et des grands syndicats, écologistes et 'gauches radicales' diverses, trotskystes, anarchistes, jeunesse 'cyber-démocratique' de type 'Printemps arabe', marxistes-léninistes et maoïstes avec de grands portraits... de Kaypakkaya, Kurdes et autres minorités, mais aussi... des kémalistes 'de gauche' (CHP et DSP) et il n'est même pas improbable que des Loups Gris (MHP) d'extrême-droite aient pointé le bout de leur nez [ils le pointent de toute façon partout et, laïcistes (bien que plus 'ouverts' que les kémalistes sur la question), foncièrement hostiles à toute concession aux minorités et viscéralement anti-arabes (panturquistes, anti-ottomanistes), ils ne portent pas spécialement l'AKP dans leur cœur - ils participaient à la dernière coalition 'laïque' (1999-2002) battue par ce dernier en 2002]. Toutes les contradictions du pays ont alors jailli au grand jour ; la politique du gouvernement en Syrie voisine, et plus largement son alignement constant sur le Qatar et le Golfe, ont notamment été mis en cause. Comme tous les camarades maoïstes (1 - 2), Servir le Peuple salue le mouvement dans ses composantes progressistes/démocratiques et ses potentialités pour le développement de la conscience et de l'organisation de classe sur les rives du Bosphore, dans une perspective de longue durée pour construire l'antagonisme populaire. Nous restons toutefois prudents quant à sa récupération au profit d'un 'retour en force' kémaliste [y compris 'de gauche' : cela ne veut rien dire, rappelons qu'en 1999-2002 les kémalistes 'de gauche' de Bülent Ecevit étaient en coalition... avec la droite kémalo-mendero-thatchérienne (ANAP) et le MHP/Loups Gris ultra-fasciste !]. Les tentatives n'ont pas manqué depuis bientôt 11 ans que l'AKP est au pouvoir, et la présence massive des révisionnistes (TKP et syndicats DISK et KESK) kémalo-complaisants dans le mouvement tend largement en ce sens. La dernière période (1997-2002) de 'tout sauf l'AKP' (à l'époque le Refah de Necmettin Erbakan), pilotée par les militaires du Conseil de Sécurité Nationale, n'a pas spécialement été une période de libertés démocratiques florissantes... mais au contraire de répression brutale et tous azimuts ! Le 'printemps' stambouliote pourrait alors se refermer sur un 'hiver' bien pire encore que celui infligé par les amis de l'AKP aux masses populaires de Tunisie, d'Égypte, de Libye etc. [MàJ 26/06 : menace confirmée par un militant marxiste local dans cette interview sur laquelle nous avons finalement mis la main... des éléments kémalistes CHP et d'extrême-droite nationaliste ont infiltré le mouvement 'Taksim/Tahrir' d'Istanbul et tentent d'en faire le déclencheur d'une 'reprise en main' militaire.]

    [2] Les années 1970 (après le coup d’État de 1971 et le "gouvernement d'union nationale" jusqu'en 1974) sont dominée par une alternance entre Demirel (Parti de la Justice, héritier 'prudent' de Menderes) et Ecevit (Parti républicain du Peuple, kémaliste). Dans une situation politique et sociale de plus en plus tendue, les militaires essayent de faire travailler ces deux grands partis de la bourgeoisie ensemble mais les antagonismes d'ambitions et de personnes (ainsi que le souvenir de l'exécution de Menderes) rendent la chose impossible, ce qui conduit au coup d’État de 1980. Celui-ci (qui rendra le pouvoir aux civils au bout de 3 ans, après avoir fait promulguer une nouvelle constitution) met durablement Demirel sur la touche en ouvre l'ère Özal (Parti de la Mère Patrie, très 'néolibéral') jusqu'en 1991, ensuite de quoi Demirel et son héritière Tansu Çiller feront un bref retour jusqu'à la victoire électorale des 'islamistes' en 1996.

     


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