• Sur la question de la démocratie


    La démocratie est UNE FORME de la dictature d'une classe, donc une forme possible de la dictature bourgeoise comme peut l'être l'absolutisme (déjà plus bourgeois que féodal), l'autoritarisme disons bonapartiste, ou (apparu au 20e siècle) le fascisme.

    Elle l'était déjà sous l'Antiquité esclavagiste : démocratie athénienne... pour les citoyens, soit 10% de la population contre 90% d'esclaves (ça rappelle un peu notre monde actuel avec ses démocraties libérales occidentales et ses pays dominés ou "émergents" généralement autoritaires, non ?). À côté, il y avait des monarchies despotiques totalement absolutistes, des régimes oligarchiques comme Rome etc.

    De même elle sera une forme possible de la dictature du prolétariat, mais pas la seule. La Terreur rouge en est une autre et même Trotsky pourrait en parler. Dans tous les cas, comme les démocraties DE CLASSE précédentes, elle sera la démocratie d'abord et avant tout pour une classe : le prolétariat (+ la masse paysanne pauvre là où elle existe) ; et moins pour les autres.

    Le communisme, société sans classes ni État ni exploitation, donc sans dictature de classe, ce n'est pas la démocratie... c'est le communisme (mais c'est dans plusieurs siècles en admettant que la prochaine prise de pouvoir socialiste dans un pays un peu important ait lieu d'ici 2050...).

    "Les Fronts populaires, c'était bien une défense de la démocratie bourgeoise non ?"

    Oui. Mais ça s'inscrivait (en principe, ça a certes pu dériver ensuite) dans une stratégie très précise et "guidée" ;-)

    Il y avait deux formes de dictature de la bourgeoisie, "démocratique" et fasciste ; et tendanciellement, une évolution de toutes les "démocraties" vers le fascisme.

    On "soutient" la "moins pire" des deux, celle qui laisse le plus de marge aux communistes pour travailler politiquement, contre le fascisme qui est certes un phénomène politique terrifiant, effroyable, sanguinaire pour tous les militants de la justice sociale, mais qu'il faut savoir voir aussi (dans sa définition donnée à l'époque par Dimitrov, de dictature réactionnaire terroriste ouverte) comme une "installation du Pouvoir bourgeois en position d'assiégé" (Derbent).

    Une fois le fascisme écrasé, et les pays où il régnait conquis par les communistes ou du moins sièges de mouvements communistes puissants, on "plume la volaille" "démocrate" bourgeoise ou social-démocrate (qui a l'époque, consistait encore en des "possibilistes" du mouvement ouvrier). Telle était l'idée...

    Cela n'avait rien à voir avec une défense dans l'absolu, et pour tout dire apeurée de la "démocratie" bourgeoise.

    Et il s'agissait alors d'une "démocratie" bourgeoise certes imparfaite, inexistante (déjà pour commencer) dans les colonies, un peu "utopique" en réalité, n'ayant jamais réellement existé que sur le papier ; mais PAS de la "démocratie" actuelle de CONTRE-RÉVOLUTION PRÉVENTIVE et d'association Capital-Travail ayant "digéré" (fut-ce sous une forme réformiste keynésienne) la "restructuration" fasciste du capitalisme en crise générale (lire ici et ici) ; préférant mille fois (pour défendre les intérêts du Capital) le "en même temps" macronien, l'abrutissement anti-politique et consumériste de masse et même le "progressisme au service de l'Ordre" fascisme-anti-politique-3e-part (et de la domination impérialiste ! fascisme-anti-politique-4e-part), y compris assuré par ce qu'il reste de la "social-démocratie" dans sa mutation-dégénération finale, à n'importe quel gang fasciste aussi "respectabilisé" soit-il ; ne s'y résolvant qu'après d'âpres négociations pour sauver le dogme économique néolibéral comme récemment en Italie italie-flashnews...

    Telle que nous l'avons aujourd'hui, nous obligeant FORCÉMENT à repenser certains schémas !


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