• Le 4 Décembre, jour d'affirmation révolutionnaire du Peuple andalou


    Notre sympathie pour la cause et la lutte andalouse (et réciproquement) n'étant plus guère à démontrer, voici la traduction d'un article "andalousiste" révolutionnaire publié sur le site "Marbella toma la plaza" ("Marbella prend la rue") à l'occasion du 4 Décembre, qui est là-bas (depuis la mort d'un jeune manifestant en 1977) la grande journée d'affirmation militante en tant que Peuple nié par l'État moderne "espagnol".

    http://www.marbellatomalaplaza.net/2014/12/03/4-de-diciembre-dia-nacional-de-andalucia-por-la-emancipacion-de-la-clase-obrera-y-de-los-pueblos/

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    1. Le 4 Décembre dans la lutte des classes : nationalisme et internationalisme

    Historiquement, ce fut le 4 décembre 1868 que naquit le fédéralisme républicain andalou lorsque le peuple de Cadix se souleva contre le gouvernement de Madrid pour exiger plus d'auto-gouvernement. Par ailleurs, le 4 décembre 1977, deux millions d'Andalou-se-s descendirent dans la rue pour réclamer leurs droits en tant que travailleurs/euses et en tant que Peuple à une dictature agonisante - qui n'en finissait pas de mourir en continuant à tuer toujours plus. Les aspirations nationales et internationales s'unirent dans un même acte de révolte, dans un des plus puissants processus révolutionnaires de notre histoire récente. La lutte pour sa terre et pour sa classe fut ce qui conduisit Manuel José García Caparrós à descendre dans la rue ce jour-là ; et ce pour quoi il fut assassiné par les forces répressives de la droite oligarchique fasciste "espagnole".

    Dans la lutte des classes, nationalisme [NDLR : nous dirions quant à nous "affirmation en tant que Peuple face à l’État-(pseudo-)"nation" négateur] et internationalisme sont les deux faces d'une même pièce. Les nations sont des catégories historiques dynamiques et ouvertes [NDLR : lire ici] ; des ensembles articulés de rapports socio-économiques ; des cadres différenciés dans lesquels se déroulent les conflits sociaux entre classes. Ne pas comprendre la question national dans le processus révolutionnaire signifie échouer au moment d'en finir avec le capitalisme. La question nationale est une question dialectique dans laquelle des forces contradictoires sont en lutte, mais peuvent et doivent se conjuguer pour atteindre un objectif concret : la fin du capitalisme.

    D'un côté, la classe ouvrière est internationale : un ouvrier basque, andalou, nord-américain, japonais ou angolais occupe exactement la même place dans la chaîne de production, celle de générateur de plus-value pour que la bourgeoisie la lui vole. Mais de l'autre, chaque travailleur et travailleuse fait partie d'un Peuple et d'une nationalité concrète, avec son histoire, sa langue, sa culture, ses traditions - en résumé, son identité. L'idée consiste à conjuguer internationalisme et nationalisme pour, d'une part, défendre notre héritage culturel comme nation et de l'autre, défendre à la classe laborieuse dans son ensemble contre la bourgeoisie. Nous ne pouvons pas permettre que la question nationale divise la classe laborieuse dans sa lutte contre le capitalisme, mais nous ne pouvons pas non plus permettre que l'on fasse taire la voix des Peuples en lutte pour leur identité nationale. 

    Avant toute chose, il faut préciser que lorsque nous parlons de nationalisme nous ne parlons pas de nationalisme bourgeois, du nationalisme du PNV ou de la CiU, partis de droite représentant la bourgeoisie basque ou catalane et utilisant les honnêtes sentiments populaires au service de leurs buts économiques d'exploitation des classes laborieuses de leurs nationalités respectives. Lorsque nous parlons de nationalisme nous parlons de souverainisme, c'est-à-dire du droit qu'ont les Peuples de décider de leur propre destin. Pour cela nous devons défendre sans l'ombre d'une hésitation le droit à l'autodétermination des Peuples du monde entier, pour que chaque nation puisse décider librement de son degré d'autonomie.

    Nous devons, cependant, également souligner que l'indépendance des nations opprimées dans le cadre du capitalisme ne résoudra pas les problèmes de la classe laborieuse de ces nations. Le souverainisme et l'anticapitalisme doivent aller de pair. Dans le cas contraire cela reviendrait à changer un maître pour un autre, à échanger la bourgeoisie étrangère contre la bourgeoisie nationale. Et notre lutte est une lutte contre la bourgeoisie, quelle que soit sa nationalité. Pour vaincre nous devons obtenir l'unité des classes travailleuses, quelle que soit leur nationalité. Nous ne devons pas rentrer dans le jeu des bourgeoisies qui, qu'elles soient espagnole ou périphériques, agitent hypocritement des drapeaux pour diviser la classe laborieuse et ainsi mieux nous exploiter, et n'hésitent pas ensuite à pactiser entre elles pour des questions économiques et sociales.

    En résumé, la libération d'une nation opprimée passe par l'émancipation de classe. Nous ne serons pas véritablement libres en tant que Peuple si nous n'en finissons pas avec le système qui nous opprime en tant que classe sociale.

    D'un autre côté, la Révolution est quelque chose de très contagieux. Lorsqu'elle triomphe dans une nation, elle tend à se propager aux autres pays. C'est pour cela qu'il faut tisser des liens avec la classe ouvrière des autres Peuples et nations pour que la révolution s'étende le plus rapidement et efficacement possible, pour construire un cadre économique solidaire entre les Peuples afin de compenser les déficiences économiques de chaque nationalité (que ce soit au niveau technico-industriel ou au niveau des matières premières et de l'alimentation) et pour éviter que la révolution ne reste isolée ou n'échoue à cause de ses contradictions internes.

    [Note SLP : Il faut s'arrêter ici pour relever combien, de notre côté des Pyrénées, de tels propos seraient la porte ouverte à toutes les contre-"argumentations" et les attaques "marxistes" ou "anarchistes" qui les ramèneraient pratiquement à du "fascisme identitaire" (suivant le concept de "moins je suis intelligent plus je m'en donne l'air") : il faut dire que dans l’État espagnol on peut se permettre de s'exprimer plus "librement", c'est-à-dire de manière moins rigoureuse sur ces questions de nationalités/peuples car leur rejet sous un masque "de gauche" est extrêmement marginal (même les fascistes d'ailleurs ne nient pas vraiment l'existence des Peuples mais affirment la primauté de la "famille Espagne"). En réalité, le "nationalisme"/"souverainisme populaire" (= affirmation de Peuple) ne se "conjugue" pas avec la lutte des classes (et sa dimension internationaliste) : il EST la lutte de classe du Peuple travailleur sur un territoire déterminé, face à un État produit et instrument du capitalisme et (dans le cas bien sûr des grands États comme la France, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Italie etc.) de la nécessité pour celui-ci d'établir et d'étendre en permanence sa base d'accumulation - en l'occurrence sa base d'accumulation première, pour ce qui est des États modernes construits entre le Moyen Âge et le 19e siècle. Si l'on laisse de côté les bourgeoisies nationales (des nationalités réelles) qui lorsqu'elles s'en sentent la capacité (comme au Pays Basque "espagnol" ou en Catalogne) peuvent militer pour avoir leur propre État capitaliste, nous avons donc d'un côté des PEUPLES TRAVAILLEURS qui sont des ensembles humains unis par les mêmes caractéristiques culturelles (fruits d'un continuum historico-social) et la même position sociale (personnes dont les revenus proviennent exclusivement de l'emploi de leur propre force de travail et non de celle des autres), et de l'autre des ÉTATS qui sont les quartiers-généraux de la bourgeoisie (personnes vivant principalement du produit de la force de travail d'autrui) mais aussi (c'est important !) les râteliers d'un grand nombre de petits bourgeois, y compris (s'affirmant) "de gauche" voire "d'extrême-gauche", qui leur doivent leur position sociale et s'acharnent donc à les défendre comme des "nations" "cadres de la lutte des classes" ou encore à prôner leur "dépassement" vers un "universel" abstrait, contre ceux qu'ils accusent (dans tous les cas) de vouloir "faire tourner la roue de l'histoire à l'envers", "revenir aux duchés du Moyen Âge" etc. etc. La question de l'identité culturelle "nationale" niée par les États du Capital est le reflet superstructurel de la transformation de la communauté des producteurs (lors de l'accumulation première capitaliste et par la suite, sous la "révolution industrielle" et jusqu'à l'époque des monopoles) en une "juxtaposition de solitudes" vendeuses de force de travail, génératrices de plus-value et consommatrices de marchandises (car lorsque la valeur produite est "enfermée" sous forme de marchandise, il faut bien fourguer celle-ci pour "réaliser" la plus-value !) ; bref de la construction de ce que le géant communiste italien Renato Curcio a appelé la Cité des Spectres. Même les masses travailleuses de la nationalité "centrale" (celle dont la classe dominante a construit l’État en annexant d'autres nationalités) ont au demeurant subi une telle négation de leur culture populaire, reflet culturel de leurs solidarités "ancestrales", même si la construction de l’État (comme "bassin" économique capitaliste) en Centres et Périphéries les "privilégie" en son sein. La lutte des classes consiste donc à abattre l’État produit et instrument du Capital (sauf à considérer celui-ci comme une entité "neutre", ce qui relève du pire opportunisme) par l'affirmation unie des Peuples exploités et niés qu'il renferme ; et cette affirmation consiste entre autres choses à se réapproprier et réaffirmer la culture populaire nationale (en effet !) qui a été écrasée dans le cadre de la transformation du Peuple en juxtaposition de producteurs (par leur travail comme par leur consommation) de plus-value. L'unité indispensable des Peuples d'un même État (sans même parler d'au-delà !) n'implique pas que les Peuples s'auto-nient au profit de la fausse "nationalité" étatique ou d'un "prolétariat qui-n'a-pas-de-patrie" abstrait, autrement dit qu'ils tombent dans les pièges idéologiques de l’État-appareil-du-Capital lui-même.]


    2. L'Andalousie et l’État espagnol

    La classe laborieuse ne vit pas dans des réalités aseptisées, mais dans des réalités socio-économiques très concrètes. Le Peuple andalou, qui est l'une des nations les plus anciennes de l'histoire, a toujours été relié d'une manière ou d'une autre avec les autres populations de la péninsule ibérique et de la Méditerranée, tissant des milliers de liens économiques, sociaux et politiques. Certains de ces liens furent volontaires, mais la grande majorité furent hélas imposés par la force depuis l'extérieur. Le Peuple andalou a toujours été marqué par la richesse naturelle de son territoire (agriculture et matières premières), pour le meilleur et pour le pire. L'organisation de la terre cultivable en grandes propriétés (latifundias) a toujours lourdement pesé sur la vie économique de notre Peuple tout au long de son histoire, rendant impossible le développement industriel de notre terre. L'oligarchie andalouse, exploiteuse historique de la terre, a toujours participé au système de pouvoir espagnol, extrayant les ressources de l'Andalousie pour son négoce avec l'extérieur [NDLR : nous avons vu que suite à la conquête commencée en 1212 (Navas de Tolosa) et achevée en 1492 sous les murs de Grenade, cette grande propriété foncière est principalement issue de nobles castillans implantés aux dépens de l'élite "maure" antérieure, de manière totalement coloniale - ainsi la duchesse d'Albe récemment décédée, issue d'une très vieille famille aristocratique castillane qui s'est notamment "illustrée" dans la répression de la lutte nationale bourgeoise en Belgique et aux Pays-Bas, possédait plusieurs milliers d'hectares en Andalousie. Un procédé finalement assez comparable a celui de l'expropriation des petits seigneurs occitans - faidits - par les chevaliers francs de Simon de Montfort au 13e siècle ; d'ailleurs les petits nobles "maures" dépossédés prendront la tête de plusieurs révoltes jusqu'à leur ordre d'expulsion définitive en 1609. La bourgeoisie andalouse qui a, pour sa part, longtemps et durement mené la lutte pour une république bourgeoise de vision assez démocratique (... et remplit aujourd'hui les rangs du PSOE, dont l'Andalousie est un bastion) est quant à elle issue de la classe marchande "maure" ou juive convertie (de force) au catholicisme et "passée à travers" des persécutions]. C'est de cette manière que l'une des terres les plus riches d'Europe s'est vue plongée dans la misère. Ceci n'est pas "la faute à pas de chance" ou dû à l'"indolence" des Andalou-se-s. La situation de misère actuelle est bel et bien le fruit de l'exploitation capitaliste sous les auspices du gouvernement étatique central associé à l'oligarchie andalouse, qui ne permet pas au Peuple travailleur andalou de relever la tête.

    Le 4 Décembre, jour d'affirmation révolutionnaire du Peuple andalou

    L'Andalousie est à l'heure actuelle intégrée à l’État espagnol, un État constitué de différentes nationalités périphériques unies au pouvoir central par le "droit" de conquête. La faible bourgeoisie espagnole n'a jamais pu étouffer l'identité des différentes nations périphériques et s'est trouvée incapable de construire un État national unifié par les voies économiques, obligée dès lors d'employer la force pour maintenir son unité étatique "espagnole" (la dernière fois lors de la guerre civile) [cela aussi nous l'avons analysé à plusieurs reprises : "au terme de ce "Siècle d'Or" que l'on peut considérer révolu au milieu du 17e siècle, la Castille qui a achevé la "Reconquista", unifié politiquement la péninsule et "découvert" les Amériques n'a pas su mettre à profit cet imperium mundi pour s'ériger en PUISSANCE ÉCONOMIQUE, en véritable CENTRE DIRIGEANT de la production capitaliste ibérique" ; "l’État "espagnol" castillan (...) n'a pas su ensuite fortifier ÉCONOMIQUEMENT sa position dominante (ce que l'Empire colonial permettait pourtant largement, mais il a dilapidé ce "capital" !), ne pouvant plus dès lors s'imposer que par la force ainsi que par le soutien d'une puissance "tutélaire" (la France du règne de Louis XIV jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, puis les États-Unis dans le cadre de la Guerre froide et désormais la "Banane bleue" européenne)"].

    En étudiant l'histoire de l'Espagne il apparaît de manière évidente que ce pays, comme État unifié et projet volontaire des habitants de la péninsule ibérique, n'a jamais existé en tant que tel. Sous la domination romaine, les différents Peuples péninsulaires furent unis dans une province romaine appelée "terre des lapins" : Hispania. L'unité passa ensuite par la domination wisigothe [c'est d'ailleurs de l'aristocratie wisigothe convertie au catholicisme après un coup d’État puis réfugiée au Nord de la péninsule (sur la côte atlantique) devant la conquête arabo-berbère (accueillie comme une libération par de larges secteurs de la population) qu'est issue la classe dominante castillane] puis par la conquête et l'unification promues par les Royaumes de Castille et d'Aragon, la domination de la maison autrichienne des Habsbourg (Charles V - Quint - du Saint-Empire) et enfin celle de la dynastie française des Bourbons (Philippe d'Anjou). Pas même au 19e siècle, avec l'émergence des grands États "nationaux" européens, la bourgeoisie "espagnole" n'a réussi à obtenir l'unité réelle de son État. Cependant, la droite espagnoliste alliée à l’Église catholique a pu pendant 40 ans de dictature franquiste tenter d'imposer par la force l'idée d'unité de l'Espagne aux différents Peuples. Ce discours mensonger et lancinant s'est poursuivi durant et après la Transition [1975-82], sous les différents gouvernements PP et PSOE qui ont fait des concessions à la droite nationaliste (PNV et CiU) mais ont persisté à nier le droit à l'autodétermination des Peuples de l’État espagnol.

    L’État espagnol est une prison de nations opprimées, et l'Andalousie est l'une des plus opprimées de toutes par le pouvoir central depuis des siècles. La fin du capitalisme dans l’État espagnol passera obligatoirement par la Libération nationale des Peuples opprimés qui le composent.


    3. Manuel José García Caparrós : ton souvenir est notre force pour continuer la lutte

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    Mon frère était un jeune homme joyeux, s'il entrait 24 fois à la maison il embrassait 24 fois mon père et autant pour ma mère (…)”

    Manuel José était un jeune homme de 19 ans comme n'importe quel autre, mais il était aussi un révolutionnaire comme il y en avait peu. Ouvrier dans une fabrique de bière de Malaga et militant du PCE et des CCOO [le syndicat du PCE], il y avait en lui cette force irrépressible de la classe ouvrière qui permet la transformation de la société. L'Andalousie était sa terre et sa classe était la classe des travailleurs. Comme des centaines de milliers d'autres malaguènes, il participa le 4 décembre 1977 à une grande manifestation pour revendiquer le droit des travailleurs/euses à se libérer du joug capitaliste et le droit du Peuple andalou à décider de ses relations avec l’État espagnol. L'Andalousie exigeait sa liberté après des siècles sous la botte des propriétaires fonciers. Les travailleurs/euses andalou-se-s voulaient la révolution, en finir radicalement avec l'oppression qu'ils/elles subissaient, gagner la liberté que leur avait refusée la dictature fasciste de Franco, laquelle avait survécu à la mort du dictateur.

    La dictature faisait peau neuve pour que les fascistes de toujours puissent de maintenir au pouvoir. L'oligarchie entrepreneuriale-bancaire-agraire, celle des 100 familles, continuait à dominer sous l'aile protectrice de l’État et ne pouvait accepter une explosion révolutionnaire de la classe ouvrière et des Peuples opprimés. La machine de répression fasciste était en pleine forme et ce 4 décembre-là son bras exécutant assassina un travailleur de 19 ans qui exigeait la dignité pour sa classe et pour sa terre. Ce jour-là la droite tua un homme, mais jamais le révolutionnaire.

    Juanjo Muñoz

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    Pour les castillanophones, un document de 25 pages à lire absolument : ANDALUCÍA, UN PAÍS CON HISTORIA

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  • Commentaires

    1
    Lundi 8 Décembre 2014 à 10:37

    Les Imazighen à ma connaissance jouaient un rôle très important et certains territoires (comme il me semble la Septimanie = Languedoc maritime) leurs étaient entièrement dévolus. Il semble aussi qu'il y avait des tensions avec l'élément arabe, contexte dans lequel notamment les troupes ommeyyades entrèrent en Aquitaine à l'époque de Martel.

    En tout cas ce qui est dit dans l'article n'est que PURS FAITS sans porter de véritable jugement de valeur, qui serait ridicule à plus de 1.300 ans de distance.

    Quant à l'Andalousie, nous la considérerons surtout comme la considèrent les révolutionnaires andalous eux-mêmes. Nous avons tendance à la voir très similaire à l'Occitanie au sens de victime sacrificielle fondatrice de l'État moderne...La différence entre les Andalous et les Basques ou les Catalans, c'est que les premiers ont été une véritable colonie alors que les seconds sont en définitive des associés floués de la Castille plus qu'autre chose

    2
    Pascal
    Jeudi 25 Décembre 2014 à 20:23
    Parler de conquête "arabo-berbère" est déjà étrange, comme si Arabes et Berbères avaient été sur le même pied. Je ne pense pas que l'amazigh était langue officielle. Un peu comme si on parlait des massacres turco-albano-circasso-kurdes en Arménie, en Bulgarie ou en Grèce.
    Il est exact qu'une guerre civiles larvee opposait ariens et juifs aux catholiques. Les Maures ont joue là-dessus et ont profité d'une révolte basque. De même des peuples amérindiens opprimés par les Aztèques ou les Incas se sont alliés aux Castillans. De là à dire que certains impérialismes (ou tout au moins un) seraient bons par essence...
    On peut comparer l'Andalousie à la Normandie, plus difficilement à l'Occitanie ou au Pays Basque.
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