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    C'est vrai, le campisme qui consiste globalement à se bricoler un pseudo Bloc de l'Est de fortune à base de Russie, de Chine et d'Iran, pour en défendre tous les agissements, est un cancer.

    Mais je partage aussi largement ce que dit [le camarade].

    Il faut déjà rappeler qu'il y a un campisme principal dans la gauche radicale d'ici, mais il est comme invisible tellement on baigne dedans et il semble aller de soi : le campisme d'alignement systématique sur la conception occidentale de la "liberté" et de la "démocratie", et sur ce que l'Occident désigne comme "dictature".

    On nous dit que cette fois (et c'est vrai) l'agitation en Iran a un vrai fondement social... OK, mais lorsqu'il y a un gros mouvement social en Europe, des grèves, des occupations, de la casse et des affrontements, est-ce que cela veut dire que le RÉGIME du pays est dans le collimateur des manifestants qui veulent le renverser ? Non, ces 40 dernières années cela n'a pas été le cas, et il est bien possible que ce ne le soit pas non plus en Iran, en dehors de quelques éléments que les médias occidentaux vont bien sûr nous montrer.

    Ce qui est certain en tout cas, c'est que l'Iran ne peut pas être PLUS dégagé qu'il ne l'est de l'étau impérialiste, dans le cadre d'un système capitaliste. C'est-à-dire que seule une révolution populaire démocratique et anti-impérialiste, ininterrompue vers le socialisme et le communisme, donc sous direction communiste au travers de ce qu'on appelle une GUERRE POPULAIRE, peut amener un système politique et social SUPÉRIEUR à celui qui existe actuellement*.

    Tout autre changement de régime n'apporterait au Peuple ouvrier et paysan iranien que PLUS, et non moins d'impérialisme (et ceci est, serions-nous tentés de dire, le cas de tous ces régimes que les vieux révisios du "Collon Club" - appelons-le ainsi - qualifieront d'"anti-impérialistes" ou de "résistants", tels que le Venezuela, Cuba et autres "gauches" d'Amérique latine, l'Afrique du Sud du récent virage anticolonial Ramaphosa-Malema ; la "terrible" Corée du Nord ; mais aussi largement désormais la Turquie d'Erdogan auquel non, hors la victoire des camarades du TKP/ML, rien, pas même une prise de pouvoir du HDP "progressiiiste" n'est "préférable" ; les nouveaux "sociaux"-impérialismes russe et chinois bien sûr, etc. – position de conception du monde posée ici : reflexion-fondamentale-de-conception-du-monde-anti-imperialisme-a159123522).


    [* Au fond, tous ces régimes "résistants" à l'hégémonie économique et culturelle "atlantique", que d'aucuns nommeront "anti-impérialistes" ou d'autres encore "idéocraties" (régimes où l'idéologie et l'"idéal" sont centraux), en dehors de la Russie et de la Chine qui sont des impérialismes (certes de très second rang, les États-Unis et leur bloc occidental restant la superpuissance mondiale unique), relèvent de ce que l'on appelle classiquement en langage MLM des régimes bourgeois bureaucratiques, dont on peut dire en substance que :

    "La bourgeoisie bureaucratique, ce sont plutôt des gens qui à la base sont des "révolutionnaires" nationalistes bourgeois [ou pourquoi pas, bien sûr, des révisionnistes issus de révolutions socialistes liquidées...] ; mais dans un contexte où la domination impérialiste rend la révolution bourgeoise impossible. Typiquement, le Kuomintang en Chine : ça a été un parti révolutionnaire au départ. Ou encore, le kémalisme en Turquie. Mais cela peut aussi s'appliquer au Destour de Bourguiba en Tunisie, au FLN algérien, au MNR bolivien ou au PRI mexicain, au nassérisme ou au baathisme arabes, ou encore à des démarches modernisatrices comme celle des Pahlavi en Iran... comme à leurs successeurs de la "révolution islamique" ; bref, à une liste interminable de cas de figure.

    Sauf que comme, on l'a dit, une véritable révolution bourgeoise est impossible sous la domination de l'impérialisme, ces forces finissent tôt ou tard par retomber dans la dépendance et devenir eux aussi des intermédiaires de celui-ci ; sous cette forme, donc, "bureaucratique". En ce sens, il est effectivement possible de dire que quelque part le castrisme, à Cuba, est retombé dans la dépendance et devenu une bourgeoisie bureaucratique au service de l'URSS, etc.

    De fait, le caractère révolutionnaire bourgeois échoué (car impossible) de ces processus rejoint la nécessité impérialiste de modernisation de la production à son service (une certaine "arriération" étant, souvent, ce qui a provoqué le mécontentement...).

    Mais dans cette compréhension des choses, il faudrait donc alors établir une distinction entre lorsque ces régimes bureaucratiques sont "consolidés" comme nouveaux intermédiaires de l'impérialisme (fût-ce un impérialisme rival de celui dont ils se sont libérés initialement), et lorsqu'ils ne le sont pas encore ; en tout cas, lorsqu'ils sont encore dans la phase où ils jouent un rôle positif pour la condition des masses du pays, et assez souvent dans ces circonstances, peuvent être la cible de contre-attaques féroces de leur ancien maître et de ses alliés ; offensives impérialistes contre lesquelles ils doivent être fermement défendus."

    http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/sur-le-capitalisme-bureaucratique-des-pays-domines-et-le-pretendu-fasc-a114096444]

     


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