• On s'est beaucoup posé la question au moment de la présidentielle l'année dernière


    (bien que la probabilité de voir Marine Le Pen accéder au pouvoir ait toujours été objectivement très faible)

    À présent il est possible de dire qu'il y a une expérience, avec l'Italie de Salvini, l'Autriche de Kurz et Strache, les États-Unis de Trump et dans une certaine mesure l'Angleterre du Brexit.

    La "droite radicale populiste" au pouvoir, c'est donc avant tout des mesures racistes et plus encore des discours "décomplexés" qui "libèrent" des agressions ultra-violentes, parfois mortelles de la part d'éléments populaires, en plus des forces d'État (sur lesquelles on n'a pas encore de statistiques en termes de violences et de meurtres, mais une augmentation notable est fort possible, aux États-Unis il y a les pratiques ignobles de la police de l'immigration - ICE - que l'on peut observer, les enfants en cage séparés de leurs parents, un enfant qui vient de mourir récemment dans un centre etc.) ; tandis que rien ne permet encore à ce stade de parler de durcissement significatif à l'encontre de la gauche blanche.

    On assiste donc plutôt à un allègement (ou une prétention, du moins) de l'austérité pour les Blancs sur le dos des non-Blancs ; et non, comme il était légitime de pouvoir le penser au regard des fascismes du siècle dernier, une politique de terreur contre les Blancs de gauche, un écrasement du mouvement ouvrier, mais peu de changement réel par rapport aux "démocrates" pour la condition des colonisés.*

    On saura donc pour l'avenir, surtout en cas de vrai risque que le FN accède au pouvoir, que les discours blancs "on s'en fout, on continuera la lutte comme avant" ont en fait raison, mais ne pensent en disant cela un peu qu'à leurs gueules ; et que c'est surtout chez les indigènes qu'une démarche barragiste est compréhensible.

    Bon après, le barragisme en soi n'est pas la solution, car une extrême-droite qui louperait le coche par un score de 45 à 49,99% verrait de toute façon la moitié ou plus de son programme appliquée par le vainqueur "républicain" (ne parlons même pas de si c'est un Wauquiez...), fût-ce en faisant preuve d'un peu de discrétion, en ne communiquant pas trop fort dessus, à l'attention de l'autre moitié libérale ou "de gôche" de la société (cf. les pratiques de l'ICE sous Obama, tout simplement... passées sous silence par la gauche alors que quand c'est Trump ça sort).

    La politique sarkozyste pendant 10 ans, après le "séisme" du 21 avril 2002 ; puis de Hollande-Valls et maintenant Macron-Collomb, rythmée par des succès électoraux FN conclus par 10 millions de voix à la présidentielle ; devrait nous permettre aisément d'imaginer ce qu'il en serait avec une extrême-droite non pas à 20 ni même 30 mais 48%...

    [Lire par exemple à ce sujet (article socedem pro-FI) : http://www.regards.fr/politique/article/loi-asile-et-immigration-le-fn-et-en-marche-main-dans-la-main-a-l-assemblee]

    Ce ne sont pas les programmes des partis, les promesses électorales ni les plateformes d'accords de second tour qui font la politique des élus, mais "l'opinion" quotidiennement sondée, afin d'essayer de terminer son mandat le moins bas possible en popularité. Une "opinion" elle-même forgée par les médias du Capital, petits et grands, mainstream ou "anti-système".

    C'est la raison pour laquelle la lutte politique est d'abord et avant tout une lutte d'HÉGÉMONIE.

    Les dirigeants bourgeois ne font en réalité JAMAIS que gouverner avec la moitié de la société à leur droite et l'autre moitié à leur gauche, en fonction des idées hégémoniques dans la conscience collective (on pourrait presque dire à ce sujet que Hitler a cherché à gouverner avec le nationalisme pangermaniste, conservateur et anticommuniste à sa droite et le "socialisme" réformiste à sa gauche, d'où le "national-socialisme"...) ; et la révolution est en dernière analyse une longue lutte prolongée pour que nos idées "radicales" deviennent "centristes" dans le corps social, en montrant dans le feu de la lutte à une portion grandissante des gens que ce que nous proposons est pour eux la voie du POUVOIR sur leurs destinées et d'une vie meilleure (faille-t-il beaucoup endurer pour y arriver).

    https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/salvini-seme-la-haine-des-italiens-passent-aux-actes-et-l-europe-se-tait/10036285.html

    On s'est beaucoup posé la question au moment de la présidentielle l'année dernière

    [* Nous sommes de toute évidence devant une mutation du fascisme, en lien avec l'évolution finale de l'impérialisme vers un "Tiers Monde" colonisé devenu le véritable centre productif de la planète et non plus simplement de quelques matières premières ou agricoles bien précises comme avant.

    Il y avait des pays-mines, à vocation extractive, et une production agricole d'"appoint" (ce qui ne poussait pas en Europe, déjà pour commencer). Mais on est passé ces dernières décennies à des pays-USINES, de transformation, ce qui était strictement réservé à l'Occident ou au Japon auparavant (les Anglais avaient même activement DÉTRUIT l'industrie textile indienne de transformation du coton, pour la réserver à l'Angleterre).

    Une évolution que Hobson avait prophétisée NwfBvTX0M.png ; Lénine ne se disant pas en désaccord, mais que la révolution mondiale l'empêcherait... Or la première vague de celle-ci s'est terminée par une défaite temporaire, et c'est précisément à partir de ces mêmes années 1980-90 que l'on a vu la "prophétie" se réaliser.

    Quant à l'agriculture, on a aussi désormais tendance à produire TOUT ce qui est nécessaire (en quantités forcément phénoménales, puisque la population mondiale a triplé depuis 1917) dans le "Sud global", qui compte aussi des zones climatiques tempérées ; laissant les agriculteurs occidentaux, en Europe de l'Ouest du moins, dans un rôle de paysagistes et de défricheurs anti-incendies.

    À l'époque léniniste donc, le fascisme était surtout destiné à fermement encadrer, et au besoin écraser les classes ouvrières européennes ; et ne représentait pas un "saut" qualitatif dans l'oppression pour les asservis coloniaux : on peinerait à expliquer ce que Mussolini a fait de bien différent dans les colonies italiennes, ou dans sa guerre en Éthiopie, de la France en Algérie par exemple (quant à Hitler en Europe - de l'Est surtout - occupée, il n'a rien fait de différent de la conquête européenne des Amériques sur un temps plus "ramassé" et avec des moyens plus industriels).

    Aujourd'hui, le nouveau fascisme en Occident exprime plutôt une dynamique de durcissement contre le Tiers Monde "usine et grenier de la planète", les masses non-blanches qui tendent à être devenues le "seul vrai" prolétariat en Occident même et les néo-migrants dont "la place est dans leurs pays" (à y produire pour beaucoup moins cher et sans bénéfice des acquis sociaux) ; et les classes populaires blanches tendent à être devenues une "grande aristocratie ouvrière" sur laquelle ce durcissement contre les indigènes vise au contraire à alléger les effets de la crise.

    Finalement, un modèle précurseur de cela était l'Allemagne nazie... où il y a certes eu une grande répression de l'AVANT-GARDE communiste et socialiste organisée, mais pour la grande masse de la population, comme l'explique Parenti ekladata.com/3f8eDnJ_1EPeE4It8bBHNjah5RI.jpg, il n'y avait "pas grand chose à faire" à part ne pas être engagé politiquement contre le régime, et détourner le regard des persécutions politiques et raciales, pour vivre de manière très agréable et connaître même une amélioration constante de son niveau de vie, sur les dos des pays envahis les uns après les autres ou des Juifs spoliés et envoyés à la mort.

    Ce n'est finalement pas très différent aujourd'hui, hormis que l'on évite de faire "trop de vagues" en attaquant et envahissant ses voisins blancs...

    Si vous faites les chauds, vous vous faites niquer la gueule (physiquement puis pénalement) avec une violence peut-être effectivement croissante d'année en année, mais qui a justement montré (aussi) une totale indépendance vis-à-vis de toute alternance droite/gauche.

    Mais le fascisme au sens "commun", celui des régimes de ce nom au 20e siècle, ce n'est pas cela. C'est "empêcher les cerveaux (révolutionnaires) de penser pour 20 ans", comme Gramsci, et encore ça c'est la version soft (oui, de 1922 à 1943 du moins le fascisme italien a été plutôt "soft" en métropole). C'est être violemment réprimé pour simplement ÊTRE révolutionnaire, ou même réformiste radical.

    Aujourd'hui on a le droit de penser, dire, et même faire ce que l'on veut tant qu'on n'enfreint pas les lois pénales, qui fixent les limites de la combattivité : s'en prendre aux biens, privés ou publics (casser, exproprier, incendier, faire sauter), et bien sûr aux personnes ; ou inciter haut et fort à le faire... Et ceci n'est pas le fascisme au sens "classique".

    Aux États-Unis, le Pouvoir bourgeois pratique plus de 1.000 exécutions extrajudiciaires par an, soit autant que bon nombre de dictatures ces 70 dernières années ; sans compter les exécutions judiciaires, certes en diminution par rapport au pic autour de l'an 2000 ; et ce pour le seul et simple fait d'ÊTRE... non pas révolutionnaires, mais noirs ou latinos, et pauvres. Les prisons, qui renferment approximativement un Américain sur 200, comptent un tiers de détenus noirs contre seulement 12% dans la population générale, plus d'un quart de Latinos contre 16%, seulement 30% de Blancs pour... 64%, et par déduction 15% d'autre minorités contre 8% number-of-blacks-and-whites-in-prison ; des détenus dans la plupart des cas condamnés pour des peccadilles, généralement soumis à un vaste et juteux système de travail forcé qui a remplacé l'esclavage louisiane-les-prisonniers-rapportent-gros, et ensuite privés de droits civiques longtemps après l'exécution de leur peine : il est parfois estimé qu'un Noir sur quatre, voire sur trois fera de la prison au cours de sa vie (une chance sur 20 pour un Blanc) et se trouvera par la suite dans cette situation, ainsi que légalement discriminé à l'emploi, au logement etc.

    Par contre, vous pouvez déclarer PROGRAMMATIQUEMENT vouloir déclencher une Guerre populaire pour renverser les institutions et établir la dictature socialiste du prolétariat... UN leader sera peut-être éventuellement arrêté, et libéré au bout de quelques mois.

    Hitler aurait fait décapiter toute l'organisation à la hache ; les militaires argentins ou turcs des années 1970 les auraient fait disparaître sous des tortures abominables, découper à la scie etc.

    Rien de cela n'existe, ni ne semble à l'ordre du jour dans le programme d'aucun mouvement d'extrême-droite susceptible de remporter les élections en Occident aujourd'hui. Mais en vérité... à quoi cela servirait-il lorsque l'on voit l'efficacité de la propre gauche radicale anticapitaliste à se neutraliser elle-même, par le terrorisme intellectuel voire parfois jusqu'à la violence physique, sans besoin du moindre nervis fasciste pour ce faire ; et le "phare" de son "antifascisme", justifiant des brigades internationales armées, n'être rien d'autre que l'établissement d'un protectorat impérialiste au Moyen-Orient et une guerre contre des "barbares" désignés comme tels par tous les grands médias ?

    Même ce que dit Parenti est inexact : il n'y a pas de "persécution des activistes" ni de "destruction des syndicats" sur lesquelles les Occidentaux seraient déjà disposés à fermer les yeux pour que s'instaure le fascisme. Les activistes gauchistes sont le meilleur dispositif contre-révolutionnaire contre eux-mêmes ; et les syndicats sont soit combattifs et n'existent plus (ou presque), soit puissants et des agents cogestionnaires du Capital. L'hégémonie idéologique de masse se partage entre conservatisme, ultra-libéralisme individualiste et je-m'en-foutisme/fatalisme.

    La droite radicale n'exprime en réalité de nécessité que celle de s'affranchir des "bonnes âmes" humanistes pour mener à bien les restructurations économiques exigées par la crise (et encore, même là, on peut se passer d'elle...) ; ce qui inclut de renvoyer chez eux (où les monopoles impérialistes en ont besoin) les prolétaires qui tentent de venir récupérer en Occident un peu de ce qui a été pillé dans leurs pays, et éventuellement d'exclure du corps légitime de la nation les "indésirables" non-blancs déjà là pour maintenir autant que possible le niveau de vie des Blancs ; et de mobiliser l'opinion pour la guerre de repartage impérialiste dans les (mêmes) "pays de sauvages"...

    Et cela, faute de lutte politique d'hégémonie acharnée pour leur faire comprendre que ce n'est pas leur intérêt à long terme, est bel et bien l'intérêt à court terme des Occidentaux et ne nécessite même pas qu'ils en détournent le regard.]

    ***************************

    Réponse à un commentaire ci-dessous :

    "On pouvait vivre très agréablement en Allemagne nazie à condition de ne pas être juif ou engagé politiquement. A condition aussi de ne pas être envoyé crapahuter par -45 à Moscou ou Stalingrad. Les syndicats étaient interdits. Vous parlez comme si les luttes de classes étaient dans la période actuelle des luttes essentiellement raciales."

    Aux élections de novembre 1932, le total des voix socialistes et communistes s'élevait à plus de 13 millions.

    On n'a vu autant de monde ni dans les camps de déportation politique, ni dans le maquis les armes à la main, ni se mettre en grève générale. Aux premières élections non-libres (novembre 1933), seulement 3 millions exprimeront leur opposition par des bulletins invalides, et il y aura près de 40 millions de voix pour le NSDAP contre 11 millions un an plus tôt (moins de 20 millions pour le total des droites).

    Un autre scénario aurait peut-être été possible si le nazisme avait fait BAISSER le niveau de vie. Mais en réalité, il l'a fait augmenter... D'abord par des mesures revenant tout simplement au New Deal de Roosevelt, puis en reprenant possession de la Rhénanie et de la Sarre, puis en spoliant progressivement 700.000 Juifs et en redistribuant leurs patrimoines, puis enfin en conquérant et pillant l'Europe entière.

    À l'été 1941 (avant le début de l'enfer en URSS, puis les déluges de bombardements alliés), en échange de leurs enfants dans l'armée (mais les pertes restaient alors raisonnables par rapport à 14-18), les Allemands avaient probablement le plus haut niveau de vie au monde, sur le dos de son continent le plus riche, devenu leur colonie. Suffisait d'y penser ! Et qui allait se plaindre d'une telle situation ?

    Certes il y avait aussi que tous les nés après 1920 (moins de 13 ans en 1933, ou nés après) n'avaient été formés politiquement qu'au nazisme ; mais quid des autres ? Le facteur niveau de vie était réellement le principal.

    L'Allemagne nazie quand on y pense était réellement, sur 12 ans, une métaphore de l'Occident déjà à l'époque (dans lequel elle était radicale, ultra, mais pas une "anomalie") et encore plus aujourd'hui. Du point de vue non pas de "lutte raciale", mais ANTI-IMPÉRIALISTE (cœur du léninisme et encore plus du maoïsme) qui est le nôtre.

    La seule différence est que l'extrême-gauche n'est pas envoyée dans des camps mais, par la combinaison de son crash général des années 1980-90 et de ses difficultés à repartir depuis, se neutralise elle-même, confinée dans le "camp de concentration" de son microcosme, et ne représente aucune menace. Et les moyens technologiques rendent les guerres moins meurtrières pour les armées impérialistes qu'à l'époque et que jamais. De quoi "l'opinion" se soucierait-elle donc ?

    Le travail politique des révolutionnaires, qui a pour préalable leur réorganisation générale sur des bases saines et la proclamation de la mort de la "gauche radicale" pour crier "Vive la Révolution", est bien sûr ce qui permettra en premier lieu de se sortir de cette ornière ; mais il faut vraiment espérer de tout cœur ne pas avoir à s'en prendre plein la gueule comme les Allemands entre 1942 et 45 pour que les choses se débloquent réellement en masse.


  • Commentaires

    6
    Dimanche 5 Août à 18:34

    Aux élections de novembre 1932, les voix socialistes et communistes totalisaient plus de 13 millions.

    On a vu autant de monde ni dans les camps de déportation politique, ni dans le maquis les armes à la main, ni se mettre en grève générale. Au premières élections non-libres (novembre 1933), seulement 3 millions exprimeront leur opposition par des bulletins invalides, et il y aura près de 40 millions de voix pour le NSDAP contre 11 millions un an plus tôt (moins de 20 millions pour le total des droites).

    Un autre scénario aurait peut-être été possible si le nazisme avait fait BAISSER le niveau de vie. Mais en réalité, il l'a fait augmenter... D'abord par des mesures revenant tout simplement au New Deal de Roosevelt, puis en reprenant possession de la Rhénanie et de la Sarre, puis en spoliant progressivement 700.000 Juifs et en redistribuant leurs patrimoines, puis enfin en conquérant et pillant l'Europe entière.

    En 1941 (avant le début de l'enfer en URSS, puis les déluges de bombardements alliés), en échange de leurs enfants dans l'armée (mais les pertes restaient alors raisonnables par rapport à 14-18), les Allemands avaient probablement le plus haut niveau de vie au monde, sur le dos de son continent le plus riche, devenu leur colonie. Suffisait d'y penser ! Et qui allait se plaindre d'une telle situation ?

    Certes il y avait aussi que tous les nés après 1920 (moins de 13 ans en 1933, ou nés après) n'avaient été formés politiquement qu'au nazisme ; mais quid des autres ? Le facteur niveau de vie était réellement le principal.

    L'Allemagne nazie quand on y pense était réellement, sur 12 ans, une métaphore de l'Occident déjà à l'époque (dans lequel elle était radicale, ultra, mais pas une "anomalie") et encore plus aujourd'hui. Du point de vue non pas de "lutte raciale", mais ANTI-IMPÉRIALISTE (cœur du léninisme et encore plus du maoïsme) qui est le nôtre.

    La seule différence est que l'extrême-gauche n'est pas envoyée dans des camps mais, par la combinaison du crash général des années 1980-90 et de ses difficultés à repartir depuis, se neutralise elle-même, confinée dans le "camp de concentration" de son microcosme, et ne représente aucune menace. Et les moyens technologiques rendent les guerres moins meurtrières pour les armées impérialistes qu'à l'époque et que jamais. De quoi "l'opinion" se soucierait-elle donc ? 

    Le travail politique des révolutionnaires, qui a pour préalable leur réorganisation générale sur des bases saines et la proclamation de la mort de la "gauche radicale" pour crier "Vive la Révolution", est bien sûr ce qui permettra en premier lieu de se sortir de cette ornière ; mais il faut vraiment espérer de tout notre cœur ne pas avoir à s'en prendre plein la gueule comme les Allemands entre 1942 et 45 pour que les choses se débloquent réellement en masse.

    5
    Pascal
    Dimanche 5 Août à 15:52
    On pouvait vivre très agréablement en Allemagne nazie à condition de ne pas être juif ou engagé politiquement. A condition aussi de ne pas être envoyé crapahuter par -45 à Moscou ou Stalingrad. Les syndicats étaient interdits. Vous parlez comme si les luttes de classes étaient dans la période actuelle des luttes essentiellement raciales.
    4
    Pascal
    Dimanche 5 Août à 15:32
    La Chine, l'inde, le Brésil sont des puissances avec lesquelles il faut compter. Vous parlez comme si ce n'était que des colonies d'exploitation. Ce n'est pas le Honduras du temps où la United Fruit y faisait la loi.
      • Dimanche 5 Août à 19:02

        La Chine est désormais impérialiste et lorsque nous parlons de guerre de repartage nous l'incluons dans les adversaires de l'Occident. 

        Les émergents le sont aussi dans une certaine mesure. En Inde, Modi est nationaliste mais pour le moment sa lutte contre les musulmans et les communistes, ainsi que son opposition à la Chine le placent dans le "camp du bien". Au Brésil il y a par contre eu un coup d'État contre le PT et son "autonomisme" vis à vis de l'impérialisme, au profit de forces conservatrices totalement alignées. Maintenant c'est l'Afrique du Sud qui s'autonomise et veut exproprier les Blancs. Bref la 4e Guerre mondiale non déclarée suit son cours.

    3
    Pascal
    Dimanche 5 Août à 15:22
    L'opinion ferait la politique des élus ? Ils sont obligés d'en tenir compte dans une certaine mesure, d'accord mais le vote contre la constitution européenne n'a pas empêché Sarko de la faire passer à quelques petites modifications près. La majorité de l'opinion était contre une implication de la France dans la guerre du Golfe, elle a quand même eu lieu. Cela voudrait dire que quelque part, on est de facto en démocratie.
      • Dimanche 5 Août à 19:08

        Il y a bien sûr parfois des ratés, mais l'idée directrice reste bien celle-là : forger une "opinion" aliénée pour ensuite faire ce qu'elle demande, comme ça en effet c'est la "démocratie".

        Il faut voir cependant que cette opinion n'est pas forgée par une bourgeoisie monolithique et unie sur tous les sujets.

        Il existe ainsi une bourgeoisie souverainiste, qui a réussi son coup en 2005. Minoritaire au Medef, elle a réussi à être majoritaire dans les urnes du référendum. 

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