• #AntiImpérialismeConséquent


    "La lutte de l’émir afghan pour l’indépendance de l’Afghanistan est objectivement une lutte révolutionnaire, malgré le tour monarchiste des conceptions de l’émir et de ses partisans, car elle affaiblit, désagrège et sape l’impérialisme. Cependant que la lutte des démocrates et des "socialistes" à tout crin, des révolutionnaires et républicains tels que par exemple Kerenski et Tsérétéli, Renaudel et Scheidemann, Tchernov et Dan, Henderson et Clynes, pendant la guerre impérialiste (pour la défense de la patrie) était une lutte réactionnaire, car elle avait pour résultat de maquiller, de consolider, de faire triompher l’impérialisme" (Lénine)

    Voilà la seule position anti-impérialiste et internationaliste conséquente dans une lutte anticoloniale.

    PALESTINE : avoir sa préférence pour tel ou tel mouvement de résistance relève de la liberté de chacun-e ; mais le SOUTIEN À TOUTE LA RÉSISTANCE et le NON-RENVOI DOS-À-DOS de la résistance même "de droite" (si l'on veut schématiser ainsi) avec l'occupant en mode "deux fascismes", des quelques victimes des roquettes ou des attentats avec les milliers de mort-e-s des bombardements etc. etc., est une POSITION DE PRINCIPE exigée d'ailleurs par la fameuse (et sacro-sainte) gauche palestinienne que tout le monde (enfin, presque) trouve "safe" de soutenir.

    Ce n'est pas à nous, habitants et financeurs par nos impôts d'un État parmi les principaux soutiens de l'occupation israélienne, de la colonisation et de l'apartheid ; et pas près (à court terme) d'en finir avec lui et la bourgeoisie capitaliste-impérialiste dont il est l'appareil ; de dicter aux Palestiniens opprimés comment ils doivent lutter, sous quel drapeau, sous la direction principale de quelle organisation et idéologie (quelle que soit notre préférence à titre personnel).

    Quant à renvoyer dos-à-dos les principales forces de résistance, au prétexte d'"islamistes" (et pourquoi pas "nationalistes staliniennes" pour le FPLP, FDLP et compagnie tant qu'on y est, je suis sûr qu'il y en a qui y ont pensé...), et la violence raciste criminelle de l'occupant, c'est prendre le parti de ce dernier, tout simplement. Là, ça, ça me démange carrément d'en faire une ligne de démarcation et de déclarer ennemis politiques les tenant-e-s de ce genre de position !!

    Sans, encore pour cette fois, citer nommément personne... à bon entendeur.

    [Lire par exemple ici : http://anti-imperialiste.over-blog.org/article-a-propos-du-…

    "Sur la question palestinienne, la démarcation est claire et doit être inlassablement rappelée : en Palestine occupée il y a un oppresseur et il y a un opprimé. La critique éventuelle des conceptions qu’ont les opprimés – i.e. les forces palestiniennes qui résistent à la colonisation – n’a de sens que lorsque cette ligne de démarcation principale est clairement définie et assumée. En d’autres termes, la critique des conceptions du monde présentes dans les cerveaux des acteurs de la Résistance palestinienne est tout à fait légitime mais cette critique est subordonnée au soutien à cette même Résistance. À nos yeux par exemple, la domination de la Palestine est une affaire de lutte des classes à l’échelle locale et internationale et non un conflit ethnique et religieux. Toute conception pessimiste qui fait du conflit au Proche-Orient l’expression d’un conflit entre religions ou civilisations est erronée. Et il est évident que pour les tenants de l’Islam politique c’est le contraire qui est vrai. Mais en aucune façon la nature des conceptions du mouvement national palestinien n’est un préalable à la solidarité internationale, en particulier pour nous ici dans un centre impérialiste. (...) Les révolutionnaires soutiennent sans ambigüité les forces qui agissent et qui résistent objectivement à l’impérialisme sans pour autant nécessairement partager toutes leurs conceptions. En fait, dans une situation d’oppression, les idées qu’ont en tête ceux qui résistent ne constituent pas la question principale. Ce qui compte c’est ce qu’ils font. Ce qui compte, c’est leur lutte objective. C’est le point de vue du matérialisme historique comme l’a magnifiquement montré Engels dans La Guerre des Paysans en Allemagne."

    Ah et puis les histoire de "la droite et l'extrême-droite israélienne", on oublie aussi... La "gauche" sioniste est le plus grand foutage de gueule de l'histoire de l'humanité. Le Ministre de la Défense lors de la guerre-massacre de juillet-août 2006 au Liban s'appelait Amir Peretz. Quelques mois plus tôt... il avait été célébré comme une sorte de Corbyn local, le "retour de la gauche" à la tête du Parti travailliste israélien !]

     



    J'ai aussi partagé cet article sur FB :


    “Le principe, c’est qu’on soutient les luttes qui
    affaiblissent l’impérialisme français”


    ... Et bim !!!

    C'est là le typique exemple de ce que de très nombreuses personnes révolutionnaires, libérationistes des Peuples ou anticolonialistes pourfendent depuis des années : la THÈSE UTILITARISTE.

    "Soutenir" les luttes parce que ça "affaiblit" notre ennemi, autrement dit parce que ça nous SERT. Exactement le même raisonnement que tou.te.s celleux qui, depuis le Komintern comme l'"Opposition de Gauche" des années 1930 jusqu'à nos jours, ont pu dire "Vive les luttes des Peuples colonisés"... parce que ça affaiblit la bourgeoisie chez nous, notre ennemi direct. JAMAIS pour les Peuples opprimés qui luttent en tant que tels, parce que c'est JUSTICE, parce que c'est le sens de l'Histoire (la strangulation des Centres capitalistes par les Périphéries exploitées)... Parce que c'est la colonne vertébrale du système que nous disons combattre ; parce que (petits Blancs occidentaux vis-à-vis des Peuples colonisés d'outre-mer et des racisé.e.s ici même, petits bourgeois "dans le mouv" des métropoles vis-à-vis des "sans-dents" et des "illettré.e.s" des territoires relégués) nous aurions compris que le secret de notre impuissance est que notre râtelier, notre petit confort repose sur leur servitude et que (en véritables révolutionnaires) nous serions prêt.e.s à TRAHIR, à RENONCER à cela pour soutenir sans prétendre leur dicter leur agenda ces luttes nécessaires pour dynamiter ce système – et arracher l'humanité et la planète à la perdition vers laquelle il les précipite.

    Non, toutes ces luttes ne seraient en réalité (dans le fond) que des "notes discordantes dans le processus révolutionnaire (que l'on) voudrait contrôler" (Argala au sujet de la lutte basque et des partis "ouvriers" espagnols) ; des problématiques "gênantes" (des "cailloux dans la chaussure") dont il faudrait faire en sorte de se débarrasser au plus vite, en en "tenant compte" et en leur donnant "quelque chose comme ce qu'elles veulent" ; sans jamais cesser de chercher, bien sûr, à imposer son agenda au leur à la première occasion... et sans hésiter à les poignarder dans le dos lorsqu'elles ne veulent pas s'y prêter.


  • Commentaires

    1
    Pascal
    Dimanche 8 Janvier à 14:12
    Si on suit la logique du Comité anti-imperialiste et que l'on considère l'impérialisme américain comme l'ennemi principal des peuples la position de la LTF par rapport à Daesh n'est peut être pas si absurde que ça. En 79, les maoïstes ont pris fait et cause pour la résistance afghane. Tout en condamnant l'intervention sociale - impérialiste, peut être aurait-il fallu être plus prudent.
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