• Une position marxiste-léniniste ("maoïsante") sur le résultat du référendum et les ultérieurs développements en Grèce


    Il s'agit de la position du KKE(m-l) ; avec laquelle nous pouvons nous dire d'accord à 99% :


    À propos du résultat du récent référendum


    Le référendum est passé, le chantage impérialiste et les attaques contre le Peuple grec continuent !

    Les négociations deviennent une "campagne nationale" pour un nouvel accord avec l'UE, le FMI et l'impérialisme US.

    La seule réponse possible doit être la lutte de masse contre les menaces qui pèsent sur le Peuple grec.

    1. Le référendum du 5 juillet a vu un résultat écrasant de 61,3% en faveur du "NON" à travers toute la Grèce. Cette consultation était le point culminant des impasses, de l'aventurisme, de la politique erratique et des illusions dont se berce la coalition SYRIZA-ANEL. Il s'agissait d'une tentative du gouvernement d'exploiter l'aversion populaire envers les hyènes impérialistes et d'utiliser celle-ci comme une "carte" dans des négociations que n'amèneront que plus de soumission et de nouvelles terribles mesures antipopulaires. Ce résultat peut certes être vu comme un succès du gouvernement. Mais il s'agit là d'un succès temporaire, qui a déjà montré ses limites et sera vite effacé sous les assauts de l'impérialisme d'un côté, et le mécontentement populaire devant les nouveaux mémorandums à venir de l'autre.

    2. Nous ne pouvons et n'allons certes pas ignorer les aspects positifs de ce scrutin. Ce résultat montre que les partis et autres forces du système qui étaient en première ligne des attaques contre le Peuple ont été sanctionnées. Il donne aussi la mesure de la colère populaire contre les chantages impérialistes. Il montre la résistance des masses contre ces chantages de l'impérialisme comme de l'oligarchie locale.

    Mais nous ne nous laisserons pas non plus aller à l'enthousiasme factice qui verrait dans ce résultat la "fin de l'austérité", ou quelque chose qui calmerait les impérialistes et les pousserait à reconsidérer les choses. Le pillage impérialiste et la barbarie capitaliste ont leur propre logique et ceci va apparaître clairement très bientôt et de manière plus violente que jamais, car les impérialistes n'obéissent qu'à leurs propres intérêts et seulement à eux. Nous ne partageons pas non plus l'opinion de ceux qui voudraient traduire ce "NON" en un "NON" général à l'UE et à l'euro.

    Dans ce référendum le bloc du "NON" était politiquement constitué et défini comme le "nouvel" establishment politique contre l'ancien ; un nouvel establishment ayant pour but un nouvel accord ; et non comme un bloc contre les exigences impérialistes. Ce bloc compte néanmoins dans ses rangs une fraction considérable ralliée autour du refus de tout nouvel accord avec les anciens comme les nouveaux plans d'austérité de l'UE, du FMI et de la bourgeoisie locale. Jusqu'à présent cette opposition n'a pas réussi à s'exprimer dans un mouvement concret à cause des circonstances défavorables et du positionnement conciliateur de forces qui se présentent comme "de gauche", mais suivent en réalité les politiques du gouvernement.

    3. Le rejet de l'ancien personnel politique par les masses populaires a été le principal facteur de défaite pour le bloc du "OUI", un bloc qui n'a même pas réussi à se donner un leadership crédible. Pour le système politique dans son ensemble, les paramètres sont les mêmes qu'au sortir des élections de janvier dernier et sont ouverts aux "réformes" en accord avec les intérêts impérialistes. Les changements à la tête de Nouvelle Démocratie servent ces mêmes intérêts.

    4. Nous saluons le grand nombre de personnes qui se sont abstenues (170.000 de plus qu'en janvier). Une grande part de celles-ci, comme de celles qui ont choisi de glisser un bulletin blanc ou invalide dans l'urne (200.000 de plus qu'en janvier), sont des personnes qui ont ressenti et compris la nécessité de prendre part à une lutte où le Peuple lui-même puisse choisir ses OUIs et ses NONs. Ce sont celles et ceux qui ne veulent plus céder leur "NON" à l'impérialisme à un gouvernement qui ne veut ni ne peut honorer ce "NON" ; un gouvernement qui s'est déjà rué pour bâtir un "pacte de salut national" avec les forces du OUI et pour s'adapter aux demandes de l'impérialisme.

    5. La situation exige d'authentiques réponses populaires. Le KKE(m-l) s'engage à participer avec toute son énergie à l'organisation de ces réponses. Nous devons organiser les résistances et participer aux luttes pour la défense des droits populaires qui sont en grand danger. Nous devons mobiliser massivement contre la nouvelle vague d'attaques réactionnaires qui tend à prendre le masque d'une "campagne nationale" et arbore le slogan "nous faisons partie de l'Occident".

    Nous appelons les classes populaires à mettre toutes leurs forces au service de la construction du Front de Résistance.

    LA VOIE DU PEUPLE EST ET DEMEURE LA VOIE DE LA LUTTE CONTRE LA DOMINATION CAPITALISTE ET IMPÉRIALISTE !

    NON À TOUT ARRANGEMENT AVEC LES TYRANS DU PEUPLE !

    GRÈCE HORS DE L'UE ET DE L'OTAN !

    LES PEUPLES N'ONT PAS BESOIN DE PROTECTEURS !


    https://revolutionaryfrontlines.files.wordpress.com/2010/07/kkeml_eng.gif


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