• Une Brigade internationale de Libération a été créée en Rojava


    L'appel lancé au début de l'année par le MLKP (Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie) s'est concrétisé :

    http://www.signalfire.org/2015/06/11/internationalist-free-brigade-established-in-rojava/

    Une Brigade internationale de Libération a été créée en RojavaPrenant en compte la puissance de Rojava et des Peuples du Moyen-Orient, une Brigade internationaliste de Libération a vu le jour au Kurdistan occidental.

    Le MLKP a été impliqué dans la mise en place de cette brigade depuis janvier, et des organisations comme Reconstruction communiste (État espagnol), TIKKO (TKP/ML, maoïste de Turquie), les Forces unies de Libération (BÖG, formé en août 2014 par des organisations marxistes et révolutionnaires de Turquie), le Front révolutionnaire MLSPB (Ligue Marxiste-Léniniste de Propagande Armée, petite organisation du Turquie née dans les années 1970) ainsi que des révolutionnaires venus de Grèce se sont joint aux combattants. La déclaration suivante a été prononcée :

    “Le Moyen-Orient a été plongé dans un bain de sang par la main des exploiteurs et des suceurs de sang impérialistes. Ces mêmes forces ont favorisé la formation de Daesh afin de soumettre les Peuples de la région à l'occupation et à l'oppression. Les bandes de Daesh massacrent les chrétiens, les yézidis, les assyriens et les musulmans. Ils vendent femmes et enfants comme esclaves sur les marchés et organisent des exécutions de masse d'une manière qui ressemblent aux stratégies de leurs maîtres impérialistes depuis des siècles.

    La résistance organisée des Peuples contre ces forces qui veulent détruire leurs langues, leurs croyances, leurs identités et leurs vies s'est placée sous la direction des YPG-YPJ [NDLR - les YPJ sont les Unités de Protection de la Femme, unités de combattantes féminines que les djihadistes craignent par-dessus tout car être tué par une femme interdit - selon eux - d'accéder au "paradis d'Allah"] et a remporté de grands succès dans des lieux tels que Kobanê, Şengal, Til-Hemis et Serekaniyê.

    La Révolution de Rojava s'est retrouvée au premier plan de la politique mondiale et la résistance des YPG-YPJ est admirée et soutenue par les masses pauvres du monde entier. Avec ses combattants internationalistes, Rojava est devenue la Bekaa et la Palestine de notre époque. La Révolution de Rojava est la Commune de Paris assiégée par les Allemands [en réalité les Versaillais de Thiers et Mac Mahon, "petite" erreur historique ici (bien que les Allemands occupaient aussi des positions à l'Est de la capitale)], Madrid lors de la guerre civile antifasciste en Espagne et Stalingrad durant la Seconde Guerre mondiale impérialiste.

    La Révolution de Rojava a bouleversé l'équilibre des pouvoirs dans les pays environnants, particulièrement en Turquie, et est devenue le cœur des révolutions de la planète et le phare de la résistance des peuples opprimés.

    En tant que révolution féministe, Rojava a renforcé la volonté des femmes et est devenue le symbole de la lutte contre le patriarcat et la réaction religieuse globale.

    Les révolutionnaires du monde entier ont tourné leurs regards vers Rojava et n'ont pas hésité à venir combattre et mourir pour la victoire afin d'étendre cette révolution.

    Les forces révolutionnaires de Turquie et de différentes parties du monde sont venues en Rojava pour renforcer la révolution et l'étendre vers leurs pays d'origine.

    Nous combattons en Rojava, mourrons en martyrs et levons haut la bannière de la résistance.

    Nous combattons en première ligne contre l'impérialisme et le fanatisme religieux dans la région.

    Nous affrontons les attaques brutales des bandes de Daesh contre la révolution.

    Nous vivons la révolution et nous la sentons palpiter dans nos veines et chaque cellule de notre corps.

    Nous sommes le Peuple du Kurdistan qui mène la Révolution de Rojava, les travailleurs, les opprimés, les femmes et les révolutionnaires internationalistes qui combattent sous le drapeau des YPG-YPJ.

    Nous sommes espagnols, allemands, grecs, turcs, arabes, arméniens, lazes, circassiens et albanais.

    Nous sommes des forces et des organisations révolutionnaires qui se sont unies depuis différentes parties du monde pour former la Brigade internationale de Libération.

    Tous les opprimés, ouvriers et travailleurs de la terre, femmes, jeunes, groupes religieux, écologistes, anti-impérialistes, antifascistes, anticapitalistes, démocrates et révolutionnaires à travers le monde, nous vous appelons à venir combattre sous la bannière de notre Brigade pour défendre la Révolution de Rojava et instaurer la Fraternité des Peuples au Moyen-Orient et dans le monde entier.”

    Une Brigade internationale de Libération a été créée en Rojava
    Une Brigade internationale de Libération a été créée en Rojava

    Et aussi : https://nouvelleturquie.wordpress.com/2015/06/11/une-brigade-internationale-de-liberation-a-ete-fondee-a-rojava/ (un grand merci aux camarades de Nouvelle Turquie, car traduire des documents en turc n'est pas donné à tout le monde !)

    Rojava a été témoin de l’inauguration d’une nouvelle unité militaire à caractère international. La fondation de la Brigade internationale de Libération a été annoncée aujourd’hui lors d’une cérémonie.

    Etkin Haber Ajansı / 10 juin 2015 Mercredi à 19:46 CİZÎRE (Rakel Asîman) – La Révolution de Rojava a été d’une part un exemple historique de résistance et a d’autre part joué un rôle unificateur pour la lutte internationale des peuples.

    Alors que le nombre d’individus et d’organisations venants de pays et de peuples différents dans le monde se multipliaient de jour en jour pour protéger la Révolution de Rojava, eux ont fait gagner une nouvelle position pour la lutte révolutionnaire internationale avec l’inauguration de la Brigade internationale de Libération.

    L’inauguration de la brigade a commencée par une cérémonie militaire, ensuite a eu lieu une conférence de presse. Durant la cérémonie, des banderoles écrites en kurde, en arabe, en turc et en anglais ont été déployées, où était inscrit : « Vive la Révolution de Rojava»

    Avec le MLKP qui depuis longtemps préparait cette brigade, d’autres organisations y prennent part également : l’Organisation pour la construction d’un Parti Marxiste-Léniniste en Espagne [Reconstruction communiste NDLR], le TKP/ML / TIKKO, les Forces Unies de Libération (BÖG) et le MLSPB. À côté de ce front révolutionnaire, beaucoup de révolutionnaires circassiens, grecs, turcs, allemands et arméniens participent également à la brigade.

    Lors de la conférence de presse de la Brigade internationale de Libération, les porte-paroles ont prononcé une déclaration, celle en turc a été faite par Arya Yeter et celle en anglais par Ernesto Beimler. 

    Rojava est aujourd’hui la Commune de Paris, Madrid et Stalingrad

    Dans la déclaration, l’accent était mis sur le fait que la Révolution de Rojava est une révolution qui est actuelle. Il a notamment été dit : « Rojava est aujourd’hui la Commune de Paris assiégée par les Allemands [en réalité les Versaillais de Thiers et Mac Mahon, petite erreur historique ici], Madrid lors de la guerre civile antifasciste en Espagne et Stalingrad durant la Seconde Guerre mondiale impérialiste ».

    Alors qu’elle spécifiait que la révolution a changé l’équilibre des forces dans la région, la déclaration portait l’attention sur le fait que Rojava était le cœur des révolutions du monde entier et le symbole de la résistance des Peuples opprimés.

    Alors qu’il était souligné que cette révolution était une révolution de femmes, l’évaluation suivante a été faite : « contre le monde patriarcal et réactionnaire, une grande volonté des femmes a émergé et ceci est devenu un symbole ».

    Dans la déclaration, il était indiqué que « Les révolutionnaires du monde entier ont tourné leur tête vers le Moyen-Orient. Ils ont accepté la mission et la responsabilité historique de défendre la Révolution de Rojava et d’approfondir sa raison d’être. Ils n’ont pas hésité une seconde à venir combattre au front, à faire couler leurs sangs ainsi qu’à mourir pour la victoire ».

    “Nous vous appelons à lutter et à remporter la victoire”

    La déclaration était comme suit :

    « Nous, qui nous battons en tout lieu à Rojava, donnons des martyrs et portons la bannière de la résistance.
    Nous qui nous battons à l’avant-garde du front contre l’impérialisme et les réactionnaires.
    Nous, peuple qui vivons au Kurdistan et menons la Révolution de Rojava sous le drapeau du YPG et YPJ, nous combattants de toutes nationalités, ouvriers, exploités, femmes et révolutionnaires internationalistes.
    Nous espagnols, allemands, grecs, turcs, arabes, arméniens, lazes, circassiens, albanais, organisations et forces internationalistes et révolutionnaires venants des quatre coins du monde entier, nous nous sommes unis pour défendre la Révolution de Rojava.
    Travailleurs, ouvriers, femmes, jeunes et gens de différentes foi et identité, écologistes, anti-impérialistes, antifascistes, anticapitalistes, démocrates et révolutionnaires du monde entier : nous vous appelons tous à défendre la Révolution de Rojava, à gagner encore plus de droits, à lutter et remporter des victoires pour étendre la révolution du Moyen-Orient et pour élargir la fraternité entre les peuples sous le drapeau de la Brigade Internationale de Libération.  »

    Suite à cette déclaration, le porte-parole a répondu aux questions des journalistes.

    La brigade sera sur le front

    La brigade a répondu à une question qu’en tant que “brigade en mouvement”, elle sera sur tous les fronts défensifs.

    Les combattantes internationales ont expliqué que la brigade : “DAESH mène des politiques sexistes (anti-féminines). Notre révolution est une révolution féministe. L’objectif des actions de DAESH est d’essayer de détruire les droits que les femmes ont gagnés par cette révolution. C’est pour cette raison qu’en tant que femmes, nous nous devons de la défendre avec hargne. Par conséquent, ceci est un appel aux femmes du monde : les femmes dans cette révolution doivent défendre leurs libertés.”

    Les anarchistes grecs : nous sommes ici pour montrer notre solidarité avec la révolution

    L’anarchiste grec et combattant de la brigade Odisef a déclaré : “Nous sommes ici pour montrer notre solidarité avec la révolution qui de Rojava sur un plan politique et pratique. La lutte contre DAESH n’est pas limitée à combattre contre le fascisme croissant qui est représenté par les forces réactionnaires locales du Moyen-Orient. DAESH est un symbole de la pourriture liée à la crise du capitalisme et de l’impérialisme.”

    Les communistes espagnols : « une nouvelle porte s’est ouverte »

    Paco Arcadio a déclaré au nom de l’Organisation pour la construction d’un Parti Marxiste-Léniniste en Espagne qu’aujourd’hui une nouvelle porte s’est ouverte avec la Brigade Internationale de Libération, “c’est un honneur pour nous de faire partie de ce projet, parce que cela unira tous les révolutionnaires internationaux ensemble dans cette lutte contre DAESH.”

    Arcadio a declaré que DAESH a été créé par les forces impérialistes contre la souveraineté du Peuple kurde, disant : “Ceux de la classe ouvrière internationale qui le peuvent devraient prendre part activement à cette guerre. Non seulement dans cette lutte contre DAESH, mais ils devraient également être impliqués dans le processus révolutionnaire de Rojava. Tout comme en 1936 en Espagne, en 1942 en Stalingrad, encore une fois, les Peuples de la classe ouvrière de toutes nationalités devraient venir pour la victoire de cette révolution. Pour soutenir Rojava et pour lutter pour la révolution dans le monde entier. Pour cela, nous devons de toutes nos forces prendre part à cette lutte.

    L’inauguration a pris fin avec le slogan “Vive la lutte internationale” et avec un grand intérêt des médias.

    Une Brigade internationale de Libération a été créée en Rojava

    [NDLR - Nous nous sommes maintes fois exprimés sur le point que nous ne partageons pas l'analyse de Daesh comme une "création de l'impérialisme pour dominer les Peuples de la région". Daesh peut, certes, être qualifié de "produit" de l'impérialisme dans le sens où la politique impérialiste dans la région depuis un quart de siècle (depuis la fin de la Guerre froide et la Guerre du Golfe, en fait...), que ce soit le blocus meurtrier puis l'invasion génocidaire de l'Irak par les impérialistes US et leurs alliés occidentaux ou le soutien russe... et dans une large mesure français au régime Assad en Syrie, a créé le terreau sur lequel le phénomène a pu prospérer. En ce sens, nous sommes plutôt d'accord avec l'anarchiste grec de la Brigade : "DAESH est un symbole de la pourriture liée à la crise du capitalisme et de l’impérialisme" ; une explosion dans le ventre du vieux monde, un monstre du clair-obscur entre "l'ancien qui se meurt et le nouveau qui tarde à apparaître" (Gramsci), comme le sont souvent et dans une large mesure (avant leur récupération par des intérêts grand-capitalistes et/ou impérialistes) les phénomènes de type fasciste, nazi etc.

    Il y a certes eu de nombreuses complaisances au bénéfice de la sinistre organisation : complaisance de l'Occident lui-même pour diviser dans le sang la résistance irakienne en pensant qu'un projet aussi nihiliste et ultra-réactionnaire ne pourrait jamais se concrétiser (sauf qu'il a gagné progressivement à lui les populations mécontentes du Nord de l'Irak et de l'Est de la Syrie...) ; complaisance (outre ses soutiens financiers privés directs) des monarchies wahhabites de la Péninsule arabique contre l'"axe chiite" Iran-Syrie (motif qui a également pu influencer des éléments occidentaux ou israéliens) ; complaisance de l’État turc contre les Kurdes et dans un contexte où l'expansionnisme "néo-ottoman" du régime AKP se voit sévèrement contrarié (après le retournement d'alliance de 2011 en faveur de l'insurrection syrienne, tablant sur une chute rapide du régime de Damas qui ne s'est finalement pas produite...) et affaibli à l'issue des dernières élections ; voire même complaisance du régime syrien qui a libéré des milliers de fanatiques salafistes de ses prisons et se retrouve ainsi face à une "opposition" contre laquelle il peut largement mobiliser l'opinion mondiale en sa faveur. Il n'en reste pas moins que le djihadisme a aussi ses ressorts propres et autonomes, que nous avons analysés comme des éléments particulièrement agressifs de l'oligarchie du Golfe qui tentent de se tailler un "petit Empire" comme base d'investissement et de valorisation de leur Capital sur-accumulé à travers des décennies de rente pétrolière. Aujourd'hui, tous ces créateurs de conditions et autres complaisants se retrouvent en position de pyromanes devenus pompiers, formant à la hâte une coalition contre les "égorgeurs barbares" ; et il est vrai que la résistance de Daesh depuis près d'un an (alors que le régime de Saddam Hussein, par exemple, s'était effondré en trois semaines) a de quoi laisser songeur - les seuls revers significatifs infligés à l'organisation l'étant par les forces kurdes.

    Mais quoi qu'il en soit, cette erreur (selon nous) d'analyse est tout à fait secondaire par rapport à l'importance historique d'un tel évènement pour le mouvement communiste international renaissant. Le combat contre l'hydre djihadiste qui - comme le souligne le communiqué de la Brigade à un moment - offre en quelque sorte un "concentré miniature" de toutes les méthodes criminelles barbares de la construction d'Empire par le Capital (ou encore de l'accumulation primitive capitaliste) est un grand et nécessaire combat des Peuples qui, victorieux (et il le sera !), pourra donner naissance à une potentielle base rouge révolutionnaire et - comme le souligne encore la déclaration - être un marchepied pour la lutte révolutionnaire dans tout le Proche/Moyen-Orient et le monde entier. Ceci à la condition bien sûr - mais aucune ambigüité là-dessus ne semble planer dans le texte - de ne pas céder à l'opportunisme vis-à-vis de l'impérialisme tant occidental qu'"oriental" (russo-chinois, à travers l'Iran et les forces d'Assad), qui se retrouve l'"allié" objectif et temporaire de Rojava mais qui a créé toutes les conditions du surgissement du "monstre" Daesh dont aucune des méthodes, nous l'avons dit, n'est étrangère à celles de l'Occident dans sa conquête du monde et dans le maintien de sa domination sur celui-ci (en vérité, elles sont mêmes très en-deçà et "artisanales" en comparaison !).

    Nous ajouterions aussi - si nous pouvons nous permettre une suggestion - que les combattants djihadistes de base (pas les cadres et idéologues bien sûr), tant locaux (irakiens ou syriens) que venus d'ailleurs (notamment des métropoles impérialistes occidentales), sont selon nous des personnes dont la place aurait dû être dans les rangs de la révolution mondiale mais que la faiblesse (encore pour le moment) de celle-ci a amené dans une autre voie, violemment réactionnaire. La Révolution de Rojava pourrait dès lors réfléchir à des centres où seraient rééduqués politiquement les prisonniers, dont une minorité significative pourrait bien comprendre son erreur et changer de camp (de fait les personnes qui comprennent ce qu'est réellement le "djihad" de Daesh sont nombreuses et tentent fréquemment de s'enfuir, mais elles sont bloquées par le fait que seule la prison les attend généralement dans leur pays d'origine, et sont régulièrement reprises par leurs anciens compagnons d'armes et affreusement assassinées).]

    Une Brigade internationale de Libération a été créée en Rojava


  • Commentaires

    1
    Pascal
    Jeudi 18 Juin 2015 à 11:58
    Daesh une création de l'impérialisme pour dominer les peuples de la région ? Peut être simpliste mais quand même... En Irak des rumeurs persistantes accusent les USA d'avoir parachuté "par erreur" du matériel à Daesh qui aurait aussi abandonné des grenades israéliennes lors d'un repli.
    Quoiqu'il en soit, la CIA à certainement repéré ses généreux donateurs.
    Quant à la Turquie, "complaisance", c'est peu dire. Les douanes, la police, les services secrets turcs pourraient empêcher le pétrole de Daesh de passer la frontière. De même la Turquie reconnaît livrer des armes soi-disant à des milices "turkmènes" (turcophones ? ).
    2
    Pascal
    Vendredi 19 Juin 2015 à 14:51
    J'ajouterai qu'en Rojava on ne risque pas de se retrouver en compagnie de néonazis comme en "Novorussia".
    3
    Vendredi 19 Juin 2015 à 15:59

    Lol et on ne risque pas dans le camp d'en face non plus, pour ceux qui auraient envie de faire le djihad he

    En Ukraine par contre, dans un camp comme dans l'autre, si on veut se baser sur l'absence de tout fascisant... c'est mort. Le camp pro-Kiev regorge de nazis aussi, et carabinés http://ukrainedouestenest.blog.lemonde.fr/2015/03/15/marioupol-le-bataillon-azov/

    Il se dit toutefois que des Américains tendance assez "born again" fondamentalistes chrétiens on rejoint la Rojava pour y combattre l'EI... Certains ayant fini par partir en claquant la porte, abasourdis par les mœurs "communistes" qu'ils y ont observé http://www.middleeasteye.net/news/christian-foreign-fighters-deserting-kurdish-ypg-syria-because-theyre-damned-reds-1976493133 (ils se seraient rabattus sur des milices chrétiennes assyriennes).

    Décidément l'absence de TOUT réactionnaire n'est pas le bon critère pour choisir un camp par les temps qui courent. À moins de rejoindre les maoïstes en Inde.

    4
    Pascal
    Dimanche 28 Juin 2015 à 14:55
    A entendre certains, ce qui se passe au Moyen Orient serait une lutte entre sunnites et chiites, chrétiens et yézidis étant des victimes collatérales (?). D'après d'autres, le wahhabisme aurait été créé par l'impérialisme tant contre les sunnites que contre les chiites  (selon des historiens spécialisés,  il y aurait eu des contacts entre la secte et le Foreign Office dès le XVIIIe siècle).
    Pour faire plus simple, contre l'Iran proche de la Russie, Daesh peut être un allié au moins objectif des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite.
     
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