• Un point de vue, c'est un point de vue ; la réalité, c'est ce que la pratique confirme.


    Nous ne savons pas si la pratique confirmera notre point de vue que les premières "casemates" dont nous allons essuyer le feu seront "de gauche"/"gauchistes" ; mais si tel est le cas, les bases théoriques sont désormais posées.

    Pour le moment, notre expérience, forcément partielle (comme toute expérience d'un individu, ou d'un petit groupe), est bien que :

    - si on est sur la voie de développer une Pensée révolutionnaire, les premières "casemates" dont on essuie le feu sont bel et bien "de gauche", y compris voire surtout "radicale" (on pourra dire, "gauchistes et menchéviques") ; ATTENTION nous ne parlons pas là que de "terrorisme intellectuel" en débat (de vive voix ou sur internet), mais aussi d'organiser un isolement des dérangeantes idées et de leurs porteurs qui peut aller jusqu'à la violence physique, ou à l'appel à l’État ou autre pouvoir (comme les tauliers de Facebook par exemple) pour museler l'"organe de presse" desdites idées (que Lénine définissait comme aussi important que la force militante de terrain) ;

    - si on est dans l'action, sur le "ter-ter", mais "dans les cadres" au sens de sans une Pensée révolutionnaire (ou avec ! mais dans ce cadre-là d'action concrète sur le terrain, et non dans le cadre précédent du travail politique pour développer une conception du monde et y rallier des gens), ce sera plutôt directement l’État, qui prend position autour avec ses "lignes à ne pas franchir" (séquestrer ou malmener un patron dans une lutte d'entreprise, balancer un projectile sur les flics ou casser des trucs en manif, refuser d'obtempérer quand un ordre de dispersion ou autre est donné), et frappe le cas échéant ;

    - les petits groupes activistes fascistes, d'extrême-droite, sont en fait plus dédiés à gagner du monde à leurs idées qu'à agir en quoi que ce soit contre quelque force "de gauche" (révolutionnaire ou pas) que ce soit : dans le pire des cas, ils pratiquent un micro-terrorisme contre les groupes antifascistes (souvent dans une espèce de "coup pour coup" réciproque, de confrontation viriliste où il faut "pour l'honneur" rendre les coups reçus), ou (ce qui est vraiment le pire) contre des gens qui ne pensent et ne font rien (de connu en tout cas) mais sont non-Blancs, LGBT ; afin de construire leur image de "nettoyeurs de la société" ; on retrouve d'ailleurs un peu les mêmes pratiques chez les "troupes de choc" de la police (BAC etc.) qui osons le dire, ont souvent parmi leurs membres la même conception fasciste du monde ; mais si ces forces policières sont et vont (hélas) partout, les groupuscules fascistes ne s'aventurent guère dans les quartiers où ils se feraient défoncer au bout de 10 minutes maximum ; ils se contentent de définir des secteurs (réduits) comme "leur territoire" et de s'y prendre (dès lors) à tout "gauchiste", non-Blanc, LGBT etc. qu'ils y croisent.

    Il est possible qu'une organisation de plusieurs milliers de membres n'ait pas le même constat d'expérience ; mais cela peut (peut-être) tout simplement vouloir dire qu'une organisation à un tel stade de développement a déjà VAINCU le gauchisme et le menchévisme, et donc ne les craint plus ; et que seule la Noire Réaction et l’État de la classe dominante ennemie méritent qu'elle s'en préoccupe.


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