• Petit entrefilet-aparté : en Italie, reculade (comme il fallait s'y attendre) sur le "budget du peuple" et arnaque du populisme souverainiste facho démasquée


    Ou du Syriza de droite, pour dire les choses autrement (et encore, ce que promettait la Commission de Bruxelles à la Grèce et contre quoi Tsipras a capitulé était approximativement de l'ordre de 200 fois pire, comme "anéantissement" économique du pays...).

    Voilà de quoi faire penser, ici, à l'aile droitarde-fascisante Républicains-DLF-RN des Gilets Jaunes (ou de leurs soutiens du moins) avec son ultra-radicalité de façade quant aux solutions politiques (démission/destitution de Macron, nouvelles élections en espérant un raz-de-marée pour eux, voire coup de force ou du moins nomination d'un militaire comme Pierre de Villiers à Matignon...) [lire aussi ici] ; mais qui ne veut en réalité ni réelle augmentation des salaires nets ET bruts, ni justice fiscale pour faire peser le budget de l’État sur les riches et le Capital plutôt que sur les ménages populaires, ni encore moins rupture avec les institutions antidémocratiques de la 5e République ; ni évidemment remettre sérieusement en cause le centralisme parisien au profit du "vivre, travailler et décider au pays", etc. etc.


    Pendant que les couillons (de la lune) s'entêtent à croire à la "rupture avec le modèle néolibéral mondialiste imposé par Bruxelles" blablabla, et que les indigènes, les damnés de la terre seuls trinquent ; les "populistes" (sous-entendu "les seuls qui s'intéressent au peuple") négocient le niveau de rigueur budgétaire avec les technocrates.

    [Au final, MàJ 20/12/2018 : le gouvernement populiste de la Botte capitule, renonçant à ce qui est tout simplement ici... le RSA – http://ekladata.com/Budget-italien-epilogue.pdf]

    L'opposition "progressistes"/fascisme est une blague. Le VRAI fascisme c'est l'enfermement de la politique européenne dans cette pseudo opposition.

    [Il suffit ainsi de penser aux lourdes condamnations qui viennent de s'abattre sur les "7 de Briançon" les-7-de-briancon-lourdement-condamnés-par-le-tribunal-de-gap ou à la persécution judiciaire des dernières années contre Cédric Herrou, pour comprendre que des choses telles que les poursuites contre le maire de Riace et plus largement la nouvelle politique anti-migrants Lega-M5S en Italie ne sont rien de plus qu'un alignement sur la "progressiste" France de Hollande hier et Macron aujourd'hui !]

    Ici, enfermer tous les problèmes que connaît le pays (et contre lesquels se dressent les Gilets Jaunes) dans ce débat-là, ceux qui voulaient lancer le buzz sur le "pacte de Marrakech" y avaient pensé et y étaient prêts sur les starting blocks.

    Mais comme Macron n'y est pas allé, leur coupant ainsi l'herbe sous le pied... il s'en charge finalement lui-même :

    Produit idéologique de la domination de l'Occident capitaliste et de sa "Modernité" sur la planète, le racisme est aussi depuis ses origines (depuis pratiquement l'époque - 17e siècle - de la cohabitation des "engagés" petits blancs et des premiers esclaves noirs dans les colonies) l'arme suprême contre l'union des opprimés, pour engendrer (via une distribution de miettes de surprofits de l'exploitation impérialiste) la division de tous les mouvements qui pourraient commencer à devenir menaçants.

    La stratégie actuelle, tant de la part du gouvernement d'ailleurs que de l'aile réactionnaire (et disons-le, dans une large mesure initiatrice) du mouvement, vient encore une fois l'illustrer.

    Lire aussi :

    http://indigenes-republique.fr/identite-nationale-et-neoliberalisme-les-nouveau-vieux-habits-de-macron/

    "Après un mutisme tout présidentiel, Emmanuel Macron vient enfin d’accorder, les yeux mouillés, une allocution officielle sur la crise que traverse le pays. Sa première réponse a été de justifier la répression policière, nue désormais aux yeux des observateurs internationaux (avec les images scandaleuses du traitement colonial des lycéens de Mantes-La-Jolie), comme à ceux d’un nombre grandissant de Français de toutes origines confondues. Comble de l’obscène, il en vient à faire passer pour des victimes des forces de police surarmées qui ont, pour beaucoup d’entre elles, montré aux « Français de souche » la face qu’elles offrent habituellement aux indigènes.

    Il ne nous est pas nécessaire de commenter les mesures économiques de façade proposées par ce président qui face à la contestation de toute sa politique prétend vouloir la poursuivre coûte que coûte, en finançant des mesures prétendument sociales sur le dos des plus modestes, en continuant à préserver les intérêts de ceux qui continueront à ne payer aucun impôt sur leur fortune. Ces mesures ne trompent personne, si ce n’est les naïfs de moins en moins nombreux.

    Il est par contre indispensable de souligner la seconde dimension des « concessions » faites par ce président aux abois. Après s’être présenté comme un rempart face à une menace populiste et raciste, voici que le chef de l’État français, « concède » la nécessité d’ « ouvrir le débat » sur l’immigration, et à reconnaître les souffrances des Français face à une « laïcité bousculée ». Ainsi la question migratoire devient étrangement le seul point des « programmes » des gilets jaunes qu’il est prêt à admettre sans compromis en y ajoutant une dose d’islamophobie dans une séquence où l’Islam semblait avoir disparu des radars médiatiques.

    Ces manœuvres sont cousues de fil blanc. Paniqué par la fronde des catégories sociales blanches qui forment le socle de la nation et par la rupture du pacte républicain qui soude l’État et le peuple légitime, il sort le joker de l’unité nationale face à la « menace » indigène. Les « casseurs », ce sont bien évidemment les « racailles », les « profiteurs » ce sont bien évidemment les immigrés, le danger ce sont bien évidemment les musulmans menaçant la laïcité. Voici donc le camp que le président Macron propose aux Français, celui qu’il a déjà choisi.

    Ceux qui se sont mobilisés contre l’État d’urgence, contre la loi asile-immigration, contre Parcoursup et contre l’augmentation raciste des frais d’inscription pour les étudiants non-européens savent ces manœuvres grossières.

    Le racisme et le néolibéralisme autoritaire sont au pouvoir et ils sont à combattre par tous les moyens nécessaires.

    PIR"

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    "Peste rouge-brune" quand ce sont les beaufs petits-blancs, "islamo-gauchisme communautariste antisémite" quand ce sont les indigènes...

    Le macronisme (ici avec un de ses thuriféraires) aujourd'hui, le radical-socialisme hier, ou la République thermidorienne invariante depuis presque 225 ans... :

    « Les factieux sans-culottes et les royalistes qui tous déjà se rallient, et semblent s’apprêter à marcher sous la bannière commune de la révolte et du crime » - Sieyès, 1795

    ***********************************************************

    D'ailleurs, pour continuer sur la lancée "un tour du côté de nos 'amis' les maîtres-chez-nous qui 'résistent' à l'Ordre bruxello-mondialiste blablabla"... la Hongrie de Viktor Orban (le grand ami de Salvini et, avec lui, le grand co-épouvantail de Macron) s'est elle aussi mise depuis quelque jour à la contestation ; un mouvement de constestation presque sans précédent là-bas depuis la chute du "socialisme réel" en 1989 ; et vous allez voir contre quel genre de mesure super "sociale"-"populaire" de la mort :

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    Suite à la tentative de récupération italienne de début février (le vice-Premier ministre Luigi Di Maio a rencontré des "leaders" autoproclamés, dont le désormais bien connu Christophe Chalençon, figure de proue de l'aile réactionnaire du mouvement) :

    "Vendredi, une vingtaine de "gilets jaunes" se sont rassemblés à la frontière des deux pays pour évoquer leur convergence et préparer la suite de la mobilisation.

    Une vingtaine de "gilets jaunes" français et italiens, dont un des leaders du mouvement en France, Maxime Nicolle, se sont rassemblés vendredi à San Remo, pour "discuter" et militer pour "l'Europe des peuples".

    Rassemblement improvisé.

    "On a improvisé ce rassemblement pour rencontrer des 'gilets jaunes' italiens. Eux, ils ont le Mouvement 5 étoiles et ce qu'ils m'expliquent, c'est qu'il était censé être anticapitaliste, et ça ne se passe pas comme prévu", a déclaré par téléphone à l'AFP Maxime Nicolle, alias "Fly Rider", trois jours après la rencontre entre le vice-Premier ministre italien et chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio et quelques "gilets jaunes" en France, à l'origine d'une crise politique et diplomatique entre les deux pays.

    "On n'a pas de leader". Évoquant cette rencontre, Maxime Nicolle a laissé entendre qu'il ne la cautionnait pas : "On n'a pas de leader, on est apolitique". L'objectif de ce rassemblement, organisé à proximité du palais où se déroule le festival de la chanson de San Remo "c'est (de) discuter, pas (de) bloquer. Pour montrer qu'Italiens et Français s'entendent", a-t-il poursuivi : "Les problèmes politiques sont de nature politique alors que les relations entre Italiens et Français, ça va très très bien", a-t-il dit.

    Mêmes revendications "à 99%" avec les Italiens.

    "On veut déclarer caduque la Ve République et déclarer la république des peuples, pour que l'Europe ne soit pas celle des intérêts financiers, mais celle des peuples", a encore déclaré cette figure du mouvement depuis novembre. "J'aurais jamais pensé ça, mais à 99,9% on a les mêmes revendications. Sur l'immigration par exemple, ils disent la même chose, que ce n'est pas l'immigré le problème, mais les politiques menées dans ces pays et les ventes d'armes. Le problème ce n'est pas l'humain, mais la finance", a poursuivi le "gilet jaune". Samedi, Maxime Nicolle doit participer à une manifestation de "gilets jaunes" samedi à la frontière franco-italienne."

    https://www.europe1.fr/societe/a-san-remo-maxime-nicolle-et-une-vingtaine-de-gilets-jaunes-reclament-leurope-des-peuples-3854399


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