• L'année 2018 commence fort au Proche et Moyen Orient


    Tout a peut-être commencé entre le début de l'été et le mois de novembre en Arabie saoudite, avec le coup de force, la "révolution de palais" du prince héritier Mohammed bin Salmane. Un coup de force dans le sens d'un réalignement total de cette pièce maîtresse de l'impérialisme occidental dans la région, dont les multiples "États dans l’État" commençaient à paraître trop incontrôlables ; et peut-être d'un prochain établissement de relations diplomatiques avec Israël (ce qu'aucun État arabe n'a jusque-là osé faire, même si leurs politiques sont objectivement pro-israéliennes). 

    Un coup de force, aussi, sous le signe d'une ligne politique "moderniste", alors que depuis 1980, le régime wahhabite avait eu tendance à "forcer le trait" en matière de conservatisme religieux salafiste pour contrer l'influence de l'"islam révolutionnaire" iranien et d'autres forces telles que les Frères Musulmans (c'était l'époque où, de manière générale, l'impérialisme US sous l'égide de Reagan croyait intelligent de jouer l'islam sunnite contre l'URSS et l'Iran chiite ; mais dès la décennie suivante commenceront les retours de flammes de ce petit jeu...). Mais tout cela dans une perspective non moins (au contraire, encore plus) au service du bloc impérialiste occidental, face à Téhéran en premier lieu, et en second lieu mais principalement à long terme, contre la tendance générale à la Révolution arabe (soulèvements contre les régimes en place, lutte palestinienne contre le sionisme etc.).

    Ainsi, bien avant même ce coup de force, la notoriété de Mohammed bin Salmane était essentiellement liée à la guerre contre le pouvoir pro-iranien des rebelles houthistes et en soutien au gouvernement de confiscation de la révolte populaire de 2011 au Yémen, considérée comme "sa" guerre ; un conflit nettement moins médiatisé que la Syrie mais qui aurait déjà fait plus de 10.000 victimes. L'un de ses tout derniers développements (il y a tout juste un mois) étant que l'ancien despote Ali Abdallah Saleh, contraint fin 2011 (après 22 ans de règne) à la démission au profit de son vice-président pour sauver les meubles, et qui s'était allié opportunistement (pour se venger) aux houthistes qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, a été liquidé par eux suite à la rupture de cette alliance et une tentative de défection vers le camp saoudien.

    Ceci pourrait suffire à soi seul à illustrer la tendance à la guerre impérialiste totale qu'incarne le nouvel homme fort de Riyad, dans une région du monde soumise à un brutal repartage 100 ans après le dépeçage de l'Empire ottoman vaincu, et qui semble grosse d'évènements révolutionnaires d'importance mondiale (de la même importance que la région a pour l'économie capitaliste planétaire) mais jusqu'à présent avortés par des dispositifs contre-révolutionnaires extrêmement sophistiqués (guerre confessionnelle sunnites/chiites, etc.), dont la conversion de la "lueur d'espoir" de Rojava (nous allons y venir ci-après) en principale force au sol du camp impérialiste de l'OTAN, sous les applaudissements de toute la "gauche radicale" mondiale, est vraisemblablement le chef d’œuvre.

    Quant à Israël lui-même, tout concourt à montrer que depuis l'installation de Trump à la Maison Blanche ; Trump l'"anti-système" "antisioniste" du macaque à cul nu Soral... qui vient de reconnaître Jérusalem capitale de l'État colonial d'occupation sioniste ; son agressivité ne fait que se renforcer de jour en jour. De fait, une nouvelle Intifada vient de commencer. http://www.ism-france.org/

    En Rojava, comme on l'a dit, la ligne "tirailleurs de gauche de l'impérialisme" est en passe de totalement triompher de la ligne révolutionnaire, avec comme toujours l'appui crucial du révisionnisme (MLKP et ses sponsors de l'ICOR notamment), au service de ce qui n'est plus, de façon manifeste, qu'une conquête de la plus grande part possible des régions pétrolières du pays sur les ruines du "Califat" daeshiste et face aux forces du régime Assad. En tant que maoïstes, la force politique auprès de laquelle nous prenons nos "ordres", dont nous nous rangeons à l'analyse quant à cette partie du monde, est le TKP/ML (le glorieux Parti de Kaypakkaya) dont le Comité central LÉGITIME est sur cette position et a décidé le retrait du Parti des opérations militaires et des coalitions politiques liées (HBDH) – mais en étant, pour cela, la cible d'un "puputsch" interne des partisans opportunistes de la poursuite de la "révolution régionale" comme troupes au sol de l'impérialisme occidental... Quant aux maoïstes arabes, peu présents en Syrie elle-même mais non négligeables en Afrique du Nord et dans une certaine mesure au Liban, ils ont toujours eu les plus grandes réticences quant à Rojava, qu'ils soient plutôt des supporters du soulèvement populaire de 2011 (les Kurdes leur paraissant alors trop pro-régime...) ou au contraire d'Assad comme "moindre mal". Peut-être étaient-ils, aussi, plus au fait que nous de la profonde arabophobie qui se dégage des écrits d'Öcalan et de son mentor, le sioniste "de gauche" Murray Bookchin ! [Quand on sait, comme nous le savons, que "la politique commande au fusil" et que c'est l'indépendance IDÉOLOGIQUE vis-à-vis de l'impérialisme qui permet l'indépendance concrète par-delà tous les compromis tactiques, eh ben avec l'idéologie contenue dans le pensum d'"Apo", bonjour !!]

    La prédominance, désormais, des forces arabes dans les FDS de la "Fédération de Syrie du Nord" (de l'ordre de 60%) est bien à regarder comme une incarnation typique des contradictions de la situation : d'un côté, consistant en ce qu'il reste de non-islamiste dans l'opposition armée syrienne, elles sont le symbole de la dilution pro-impérialiste de la "Révolution de Rojava"... mais de l'autre, cette opposition "démocratique" étant tout aussi patriote que les islamistes et le régime, ce pourrait bien être dans leurs rangs que des ruptures pourraient se produire face à la réalité de la situation, bien plus que chez les Kurdes qui pour le moment ont obtenu ce qu'ils demandaient depuis 50 ans ou plus, et n'ont pas de raisons d'être mécontents.

    [MàJ juillet 2018 : ça y est Brigade_des_révolutionnaires_de_Raqqa#cite_ref-AFP240618_12-0 - Syrie : couvre-feu à Raqqa contre l'EI et le mécontentement populaire - syriahr.com/en/?p=95616]

    D'aucuns auront beau jeu, dans une rengaine "terrainiste" des plus typiques de l'opportunisme de droite sous un masque de gauche, d'insulter les "rebelles de salon" qui soulèvent ces questions et ces évidences kurdistan-autogestion-revolution.com/je-tire-ma-révérence-la-lutte-continue ; en attendant, à ce que nous voyons, c'est bien le chemin du retour au bercail qu'ils ont pris, comme si instinctivement ils avaient compris que mieux vaut ne pas trop se compromettre avec la suite des événements là-bas...

    Nous, en attendant, nous sommes et resterons fidèles à cette position qui est celle de nos camarades turcs, KURDES (car il y a beaucoup de Kurdes au TKP/ML, en fait... de l'ordre de 80% !) et arabes, "premiers concernés" s'il en est ! Pour des communistes, soutenir objectivement l'effort de guerre impérialiste, surtout dans une région aussi cruciale pour l'économie capitaliste comme pour la révolution mondiale, est sans aucun doute la pire des fautes possibles. S'il s'agit d'aveuglement, de sentimentalisme, mais animé d'aspirations révolutionnaires sincères, d'"amis qui se trompent", passe encore ; mais s'il s'agit d'un soutien parfaitement conscient et théorisé à cette ligne (et osons le dire, en Occident, animé par un "universalisme" révolutionnaire "intersectionnel" suprématiste blanc), il y aura un jour des comptes à rendre.

    Alors bien sûr, lorsque nous parlons de contre-révolution, de triomphe de la ligne noire, ce sont tout de suite les grands cris ; aussi est-il important de rappeler ceci, qui devrait faire partie des évidences pour les marxistes, mais ne l'est hélas plus : lorsque la révolution avance, et l'on peut effectivement considérer la région du Proche et Moyen Orient comme entrée dans une situation révolutionnaire tout à fait comparable à celle de l'Empire tsariste en 1917, la contre-révolution avance aussi ; mais elle avance sous différentes formes. Il y a la contre-révolution ouvertement réactionnaire, "fasciste". Les forces telles que Daesh ou Al Nosra sont dans cette catégorie. Le régime de Bachar el-Assad est un régime social-fasciste, comprador hier du social-impérialisme soviétique, aujourd'hui des impérialismes russe et chinois principalement. Mais il y a aussi la contre-révolution que l'on appellera MENCHÉVIQUE : la contre-révolution "de gauche", celle qui plaît aux "progressistes" et autres "anti-toutes-les-oppressions"... et, passablement il faut le dire, à L’IMPÉRIALISME, à l'universalisme impérial "démocratique" ! La contre-révolution de Kerenski et Fanny Kaplan (qui tira sur le "dictateur" Lénine en lui reprochant... la paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne et l'Autriche), mais aussi de toutes les petites républiques de "cordon sanitaire" autour de la Russie rouge : Géorgie, Arménie etc., et même dans une certaine mesure l'Ukraine de Petlioura, homme qui venait de la social-démocratie menchévique, tout comme d'ailleurs Pilsudski en Pologne. Des États tout ce qu'il y avait de plus "progressistes", "démocratiques", consacrant le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", et que selon les anticommunistes "de gauche", les "affreux bolchéviks" viendront ensuite "égorger"... Les Arméniens avaient subi l'abominable génocide des nationalistes turcs et ils avaient évidemment droit à l'autodétermination, droit en tant que peuple à disposer d'eux-mêmes, ce que personne chez les bolchéviks ne niait ; mais la Grande Arménie du Traité de Sèvres était le plus objectivement du monde un jouet des impérialistes (les Alliés vainqueurs de 1918) pour à la fois "contenir" la Révolution russe et dépecer le défunt Empire ottoman, et c'est ainsi que les bolchéviks et l'Internationale communiste l'analysaient : marxists.org/zinoviev_19201014.htm. Comme pouvait le déclarer Zinoviev (au nom de l'Internationale), le succès de cette supercherie était rendu possible par le fait de "poser les questions nationales d'un point de vue réformiste" (on notera la frappante proximité des attaques des centristes kautskystes pro-menchéviks, auxquelles il faisait face, avec les ressorts moralistes-humanistes-progressistes du "rojavisme" actuel)...

    C'est dans cette catégorie menchévique que s'inscrit la ligne contre-révolutionnaire "tirailleurs de gauche de l'OTAN" que nous dénonçons en Rojava/Syrie.

    Et c'est très dangereux car pour un marxiste même bien formé, il est évidemment beaucoup plus facile de verser dans le menchévisme (comme le fit en son temps une sommité intellectuelle telle que Kautsky !) que dans la noire réaction ou le rouge-brunisme (encore que ce dernier cas ne soit pas si rare...). Il était facile, normal, et disons-le en grande partie justifié de soutenir Rojava, comme NOUS l'avons soutenu et le Comité central du TKP/ML (décidant d'envoyer la TIKKO) également, à l'époque où les cantons étaient assiégés et promis au massacre ; raison pour laquelle nous présumons toujours a priori de la bonne foi révolutionnaire de la majorité des "rojavistes". Du point de vue occidental où nous nous trouvons, vouloir montrer à travers la résistance de Rojava que la solution au "terrorisme" réactionnaire est dans la révolution anti-impérialiste des peuples concernés et non dans l'"État fort" fascisant, dans un contexte fait d'ascension puis d'élection de Trump aux États-Unis, de déchaînement réactionnaire autour du Brexit en Grande-Bretagne, d'état d'urgence et de Le Pen garantie au 2d tour de la présidentielle en Hexagone, etc. etc., pouvait totalement se comprendre et se défendre... Mais bien sûr, pour cela, encore fallait-il qu'il s'agisse bel et bien d'une révolution anti-impérialiste ! Sans quoi, une politique de troupes de choc de l'impérialisme ne ferait que jeter encore de l'huile sur le feu et alimenter le "terrorisme" dans une Nation arabe en crise politique et sociale profonde et où rien ne serait réglé... Les deux voies, comme en toute chose, existaient en 2015 ; mais c'est malheureusement la dernière qui l'a emporté. Les communistes authentiques ont pour politique de ne pas insulter l'avenir et de toujours laisser sa chance à un processus politique d'essence populaire et "rupturiste" ; sans quoi il faudrait brûler les œuvres complètes de Lénine qui a soutenu D'Annunzio à Fiume et la Guerre nationale turque de Mustafa Kemal, deux processus ayant conduit à des régimes fascistes ; mais ils ont également pour politique de se rendre à l'évidence lorsque l'évidence est là, et dès lors un se divise en deux avec ceux qui veulent persister dans l'aveuglement, et à plus forte raison avec ceux qui l'encouragent !

    En Iran, un nouveau mouvement de contestation a éclaté. Il présente des différences notables avec celui de 2009 : ce n'est pas une protestation post-électorale en faveur du candidat "modéré" favori de l'Occident ; le mécontentement semble avoir des bases profondément sociales (hausse des prix etc.). L'Iran a une structure économique finalement assez proche de la Chine actuelle : gros secteur capitaliste bureaucratique d'État (entreprises sous le contrôle des Gardiens de la Révolution, notamment), et petite sous-traitance y compris pour les entreprises... occidentales ; le régime y est lui aussi le fruit d'une révolution populaire confisquée (tout de suite ou presque, et pas après 27 ans - lire aussi ici, illustration à travers un cas individuel de toutes les contradictions de ce phénomène politique) ; et il connaît probablement le même phénomène d'émeutes locales quasi quotidiennes, le mouvement actuellement en cours pouvant peut-être être vu comme une généralisation simultanée de celles-ci.

    Cependant, dans le contexte actuel d'offensive impérialiste tout azimut, un certaine prudence s'impose et le fait est que Trump et Netanyahou n'ont pas tardé pour apporter leur soutien au soulèvement et appeler au changement de régime. Cet aspect des choses ne peut être ignoré.

    Et il faut aussi, sans vouloir être dogmatiques et clamer que "sans le Parti il n'y a rien", ni prétendre nier qu'"on a raison de se révolter", ni exprimer la moindre sympathie pour le régime (surtout après son rôle joué en Syrie...), rappeler ce fait objectif : que cela plaise ou non à la gauche bobo et postmo-intersec occidentale, la République islamique est POPULAIRE (y compris même, peut-être, parmi certains insurgés qui l'estiment plus "trahie par les corrompus" que problème en soi) et seule une GUERRE POPULAIRE POUR LE COMMUNISME est susceptible de constituer une proposition alternative suivie par les larges masses ouvrières et paysannes ; et certainement pas les mots d'ordre de la bourgeoisie urbaine la plus occidentalisée (quel que soit le mécontentement populaire réel, devant les hausses de prix et autres choses, sur lequel ils peuvent reposer).

    Le régime en Iran ne changera pas à travers une simple "révolution colorée" faisant 50 morts, mais à travers une véritable guerre ; et cette guerre ne pourra être que populaire et révolutionnaire, ayant alors tout notre soutien, ou alors sectaire, réactionnaire et de repartage impérialiste de la région, comme en Syrie depuis 2011, ce qu'il est bien sûr hors de question de soutenir. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/HALIMI/58241

    Au Basûr (Kurdistan d'Irak), vous savez, là où "ça n'avait pas de sens" de s'opposer au référendum-plébiscite (pour une soi-disante indépendance déjà acquise depuis 25 ans) en faveur du despote pro-impérialiste et pro-sioniste Barzani, eh ben ça y est, c'est le feu, la révolte générale contre la clique au pouvoir : http://www.presstv.com/Detail/2017/12/27/546941/Irak-Kurdistan-Erbil-Bagdad-Barzani. Mais bien évidemment, il faut retourner Google pour trouver un article en français dessus... Pas comme en Iran quoi !

    Voilà le tableau actuel d'une situation aux GRANDES POTENTIALITÉS RÉVOLUTIONNAIRES qu'il faut suivre avec la plus grande attention, et surtout, dans laquelle savoir BIEN CHOISIR SON CAMP est d'une importance absolument capitale.



  • Commentaires

    5
    Pascal
    Lundi 8 Janvier à 16:35

    https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/liberee-de-daech-drapeau-rouge-flotte-raqqa/?utm_source=Sociallymap&utm_medium=Sociallymap

    Il ne vous aura pas échappé que le PR"C"F est beaucoup plus jacobin pour l'Hexagone que pour la Syrie et qu'il oublie (?) que la CGT a repoussé avec horreur la solidarité du Bataillon Krasucky. 

    3
    Lundi 8 Janvier à 07:28

    Certes, mais des pays semi coloniaux de la catégorie expansionniste, puissances régionales, et tentant de jouer sur tous les tableaux (le Qatar par exemple produit le gaz pour GPL, c'est un atout majeur) pour asseoir une sorte de politique 'non-alignée'. Alors que l'Iran (comme autre puissance régionale) est clairement aligné sur la Russie, et l'Arabie sur l'Occident.

    Ce n'est pas un phénomène extraordinaire, l'Inde de Nehru et Indira Gandhi était déjà dans ce cas : puissance régionale et ligne 'non alignée' c'est à dire en réalité co-dominée (Occident et URSS à la fois).

    2
    Pensée JUL
    Dimanche 7 Janvier à 17:33

    article très juste sauf la carte de fin, ya pas de "bloc turquie-hamas-qatar" c un mythe. Turquie et Qatar sont des pays semi-féodaux semi-coloniaux laquais de l'impérialisme US..certes laquais zélés, qui vendent chèrement leur peau et en tirent des avantages mais ils n'en sont pas moins des laquais. Tu rejoins les délires du "MK"P sur "la turquie est un pays semi-capitaliste" parce qu'elle a une industrie développée, des villes prospères sur la côte. Mais tu donnais déjà une très bonne réponse à ces arguments bidons en 2013 dans ton article sur les pays semi-féodaux semi-coloniaux "vision sisonienne vs vision marateguiste" servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/pays-semi-coloniaux-semi-feodaux-et-capitalisme-quelques-clarification-a118044696

      • Pascal
        Lundi 8 Janvier à 10:57

        Le camarade JUL est en retard d'au moins un métro. Entre Qatar et USA, le moins qu'on puisse dire est que les relations ne sont pas au beau fixe. Pas davantage avec la Turquie qui en fait d'être un laquais zélé de l'impérialisme US  se rapproche "dangereusement" de la Russie et de l'Iran et va peut être quitter l'OTAN. La Turquie "semi coloniale et semi féodale" ? Au début de l'entre deux guerres, je veux bien mais aujourd'hui, plutôt capitaliste avec certes des survivances féodales. D'autant que même à l'époque où elle était "l'homme malade" et où elle devenait dépendante du capital allemand et autre, elle n'a jamais été à proprement parler une colonie. C'était plutôt elle qui dominait des pays.

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