• L'"affaire" Zemmour


    eric zemmour iDifficile d'avoir échappé à la "grande" actualité de ces derniers jours : la polémique et le tollé médiatique déclenchés par les propos d'Éric Zemmour dans son dernier ouvrage, où il s'en prend aux thèses de l'historien états-unien Robert Paxton (l'un des premiers à avoir soulevé la question de la contribution active de l’État français à la Shoah) et affirme que "le régime de Vichy a sauvé les Juifs français".

    Voici une petite revue de presse non exhaustive (dans le champ politique progressiste) :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/francois-delpla/071014/vichy-non-zemmour-non-berstein-le-choix-nest-pas-entre-robert-paxton-et-robert-aron
    http://www.slate.fr/story/93245/zemmour-vichy-deportation-juifs-paxton-rue89
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/09/robert-paxton-largument-zemmour-vichy-est-vide-255385
    http://blogs.mediapart.fr/blog/albert-herszkowicz/131014/zemmour-rehabilite-petain-les-dessous-de-son-combat
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/06/comment-troll-eric-zemmour-attire-piege-255313
    http://blogs.mediapart.fr/blog/m-bentahar/101014/mensonges-sur-letoile-jaune-zemmour-rehabilite-vichy

    Rien de bien surprenant, dans cette dernière "sortie" en date du sinistre personnage, pour nous qui - antifascistes, révolutionnaires - observons dans nos vies quotidiennes les résultats concrets du discours ultra-réactionnaire dont il est l'un des porteurs (parmi BEAUCOUP d'autres). Rien de plus (ni de moins) que la "bonne vieille" rengaine droitarde réchauffée de "l'épée" (De Gaulle, la "France libre") et du "bouclier" (Pétain, Vichy, qui auraient "adouci" le sort des Français pendant que les premiers luttaient pour leur libération) ; un peu tombée en disgrâce ces 20 dernières années mais vieille comme la Libération et largement tolérée, aux côtés du culte "officiel" de la "France résistante vs Vichy-nul-et-non-avenu", dans des décennies d'après-guerre où pullulaient jusqu'aux plus hauts sommets de l’État (place Beauvau avec Raymond Marcellin, Matignon avec Maurice Couve de Murville puis carrément... Élysée avec Mitterrand) l'engeance très particulière des "vichysto-résistants" : ces partisans fervents ou (du moins) "consciencieux" de la "Révolution nationale" qui s'étaient ralliés au "Général Micro" de Londres à mesure que le vent de la guerre tournait en défaveur du Reich, et dont d'"excellents" exemples ont été (entre autres)... René Bousquet et Maurice Papon (globalement et sauf à avoir vraiment été milicien, combattu sous l'uniforme nazi et/ou commis des atrocités, s'être rallié à De Gaulle même le jour de la libération de sa ville ou de son département valait absolution).

    Ce qui est finalement (plus qu'autre chose) rigolo, c'est plutôt l'"indignation" de toute une intelligentsia bords-de-Seine - "canalplusienne" dirait l'intéressé... - qui fait mine de découvrir MAINTENANT ce qu'est réellement la pensée d’Éric  Zemmour, auquel ils ouvrent pourtant grands leurs plateaux radio et télé depuis des années (notamment sur i>Télé, filiale de... Canal Plus ce qui ne manque pas de sel, où il étrille hebdomadairement le ridicule représentant social-républicard de la démocratie bourgeoise Nicolas Domenach). Il faut croire (manifestement) que s'en prendre quasi-quotidiennement aux "délinquants-noirs-et-arabes", aux joueurs noirs de l'équipe de France ou aux Turcs de celle d'Allemagne ne choquait pas autant leurs bonnes consciences. 

    Concernant les faits historiques dont il est question, nous avions écrit ce qui suit à l'époque de la sortie du film "La Rafle" :

    La responsabilité de l’État français de Vichy, qui n'est plus niée depuis les années 1990, est bien sûr clairement montrée.

    Mais Vichy, conformément à l'Histoire officielle depuis 1945 (et en particulier de la Ve République), est montré comme un "accident" de l'Histoire de France, "à jamais nul et non avenu", une anomalie. Un régime d'occupation également, fantoche, totalement illégitime...

    Cela apparaît clairement dans les propos de Roselyne Bosch, l'épouse du producteur : "même si la France a collaboré, même si les policiers ont exécuté les ordres, les Français, dans leur ensemble, désapprouvaient la politique antisémite de Vichy. Sur les 24 000 juifs que les Allemands comptaient déporter en juillet 1942, il en a manqué 10 000. C'est bien que la population les a aidés."

    parcajeu.jpgOui, c'est une réalité : beaucoup des 300.000 Juifs/Juives présent-e-s en France à l'époque (les 3/4 environ) ont survécu parce qu'ils/elles ont été protégé-e-s par de simples français-e-s (ou résident-e-s de France), souvent des gens de classe populaire.

    Mais Vichy n'est pas un accident de l'Histoire, Vichy n'était pas "illégitime" : sur le Parlement bourgeois de 1936 (celui du Front populaire !), les pleins pouvoirs à Pétain (donc le régime de Vichy et la "Révolution nationale") ont été votés par 569 députés et sénateurs, contre 80 et 20 abstentions.

    D'un point de vue juridique, du point de vue du droit et des institutions bourgeoises, Vichy était parfaitement légitime. Le régime ne perdra sa légitimité que progressivement, en 1942-43, lorsqu'avec l'entrée en guerre des États-Unis et les revers de l'Allemagne en URSS, de plus en plus de hauts fonctionnaires, d'hommes politiques, de militaires et de capitalistes se rallieront à la "France libre"... parmi lesquels le premier artisan de la rafle (!), le chef de la police René Bousquet (qui prendra contact avec la Résistance fin 1943, sera arrêté et transféré en Allemagne en juin 1944 puis libéré par les Américains à la fin de la guerre et, de retour en France, emprisonné trois ans à Fresnes ; mais sera pratiquement "blanchi" lors de son procès en 1949).

    Et pour ce qui est des rafles elles-mêmes... les Allemands, comme leurs supplétifs flics, gendarmes et miliciens français n'auront souvent qu'à "pêcher dans un aquarium".

    Il ne s'agit pas seulement du premier (octobre 1940) et du deuxième (juin 1941) "statut des Juifs", ou du "fichier Tulard" regroupant les noms et adresses des personnes juives.

    Non, car Vichy, loin d'être un "accident de l'Histoire", s'inscrit pleinement dans l'idéologie dominante de son époque, pourrissement ultime d'une "idéologie française" en vigueur peut-être depuis Napoléon, l'idéologie nationale de la France bourgeoise.

    Bien avant le Statut des Juifs... Bien avant même les premiers bruits de guerre....

    C'est dès le 12 novembre 1938 que le législateur français (la même Assemblée qui votera les pleins pouvoirs à Pétain) promulgue des décrets sur la "situation et la police des étrangers". Ces décrets prévoient le placement sous surveillance étroite des "apatrides" et des "indésirables", et même... l'internement d'une grande partie d'entre eux dans des "centres spéciaux" !

    Or, ces "apatrides indésirables" sont bien souvent des réfugiés politiques antifascistes... ainsi que des Juifs (ainsi, en 1938, la Pologne a déchu les Juifs installés à l'étranger de leur nationalité, faisant d'eux des apatrides).

    C'est donc dès 1939 que se met en place le système concentrationnaire français. Les premiers, début 1939, sont les réfugiés espagnols "rouges" de la retirada, la retraite devant la victoire franquiste.

    Bientôt les camps fleurissent : en Catalogne-Nord (Argelès, St-Cyprien, Rivesaltes) pour les "Espagnols rouges", à Rieucros (Lozère), à Gurs (Béarn), aux Milles (près d'Aix-en-Provence). Femmes et enfants sont internés au même titre que les hommes.

    Puis, avec la déclaration de guerre (septembre 1939), ce sont les ressortissants "ennemis" qui sont internés.

    Mais en fait "d'agents du Reich", ces réfugiés d'Allemagne, d'Autriche, d'Italie ou de Hongrie... sont à 90% des réfugiés antifascistes dont, là encore, un grand nombre de Juifs !

    Avec la défaite de juin 1940, l'Occupation et la collaboration de l’État français avec ces nazis qu'il a refusé jusqu'au dernier moment de combattre (espérant encore début 1940 qu'ils se retourneraient contre l'URSS...), le sort de tous ces internés était scellé...

    On voit donc bien comment la Rafle du Vel d'Hiv' est un acte de barbarie extrême, mais d'une barbarie qui s'inscrit dans une logique... Qui n'est que l'aboutissement extrême d'une logique dans des circonstances particulières (l'occupation nazie, la "croisade européenne contre le judéo-bolchévisme") : une logique de chasse au "subversif" et au "métèque" (forcément "subversif") dont le Juif "cosmopolite" était forcément l'archétype le plus parfait... Il faut d'ailleurs souligner que quelques semaines plus tard, sous la conduite du chef de la police René Bousquet (radical-socialiste, homme de gauche pour l'époque !), étaient conduites d'autres rafles... mais en zone "libre" celles-ci (11.000 Juifs raflés en août 1942), c'est-à-dire en l'absence et sans la pression du moindre occupant allemand (fait unique en Europe) !

    scan0012.jpgCeci s'inscrivait, comme vous l'aurez bien compris, dans notre préoccupation de montrer que le fascisme n'est pas un "bug", une "anomalie" de l'Histoire mais qu'il s'inscrit au contraire dans la totale continuité des idéologies et des pratiques de l’État où il voit le jour - continuité française donc, dans laquelle s'inscrit tant Vichy hier que le FN et Zemmour aujourd'hui.

    Et pour ce qui est de l'étude des faits, ce qu'il en ressort est que factuellement Zemmour a raison. Les forces du régime de Vichy, qui allaient rappelons-le (au même titre que celles de la "France libre" à Londres) de l'extrême-droite cagoularde, maurrassienne ou larocquienne à... la "gauche" bourgeoise radicale et radicale-socialiste (René Bousquet, Maurice Papon) sans oublier les "néo-socialistes" de Marcel Déat, les doriotistes issus du PC et quelques trotskystes autour d'Henri Molinier ou Jean Rous, ont majoritairement fait pression pour que soit établi un distinguo entre les Juifs "français" (les "Juifs de 1791" à qui la révolution bourgeoise avait accordé l'égalité civile - principalement les communautés historiques d'Alsace, Lorraine, Provence et Gascogne), au nombre d'environ 80.000, et les Juifs étrangers immigrés principalement entre les deux guerres (1919-39) et de l'ordre de trois fois plus nombreux (250.000). Si les premiers, qui se recrutaient de fait dans toutes les classes sociales et dans tous les partis politiques (sauf peut-être l'extrême-extrême-droite), pouvaient voir reconnaître leur "patriotisme" ("démontré" notamment dans les tranchées de 14-18), les seconds quant à eux, généralement pauvres et proches des idées marxistes ou anarchistes ou au contraire très religieux et "communautaristes", ne trouvaient pas grâce aux yeux de grand monde - incarnations de cette "anti-France" que prétendait combattre la "Révolution nationale", "virus" humains de cette "décadence" qui avait (à travers le Front populaire) "conduit à la catastrophe" de 1940.

    Et ce distinguo s'est traduit de manière très concrète dans les chiffres : si PRÈS DU TIERS des Juifs "métèques" ont été arrêtés et déportés (et plus de 97% n'en sont jamais revenus)* ; aux côtés (d'ailleurs) des réfugiés politiques antifascistes de toute l'Europe, déjà entassés dans des camps par la République dès 1939 et allègrement livrés à la Gestapo (ils eurent cependant un taux de survie légèrement supérieur) ; cela n'a été le cas que de moins de 10% des Juifs catégorisés "français" (nés ou naturalisés français avant 1919). Ainsi, lorsqu'il dit que "Vichy a sauvé 95% des Juifs français", Zemmour dit vrai (il se "trompe" certes de quelques % mais pourra toujours taxer son contradicteur de "pinaillage") ; et c'est à vrai dire un classique du personnage de savoir très exactement ce qu'il dit...

    Reste à expliquer (ce qu'il ne fait bien entendu pas...) ce que cela enlève à l'ignominie de la chose. Pour tout esprit sensé, bien évidemment RIEN : un-e innocent-e, homme, femme ou enfant envoyé-e à la mort est un-e innocent-e envoyé-e à la mort. Mais pour le francouillasse que s'évertue à être ce fils de la très antique communauté juive amazigh ("berbère", tribus converties au judaïsme il y a près de 2000 ans), cela semble clairement faire une différence : Vichy a "protégé" "ses" nationaux... Ouf, le grand roman patriotique francouille est sauf ! Et le pire c'est que dans tout le tollé médiatique qui fait rage depuis des jours, "spécialistes" et autres "éditocrates" ergotent sur à peu près tout sauf cela : EN QUOI le fait d'avoir établi une "ligne de démarcation" entre Juifs français (nés en France avant telle date) et "métèques" atténuerait en quoi que ce soit la collaboration active de l’appareil d'État français dans la déportation des Juifs vers les camps d'extermination nazis... Voilà qui montre bien l'hégémonie acquise ces dernières années par les idées zemmouriennes, ou plutôt comment les idées de Zemmour s'inscrivent dans une pensée profondément française (de fait, la VRAIE idéologie dominante bleu-blanc-rouge !) qui, après avoir été quelque peu battue en brèche entre Mai 68 et la fin du siècle dernier, revient désormais en force... et égale à elle-même !

    affiche antisemite frUne autre chose dont (par exemple) Zemmour se garde bien de parler, outre les "Statuts des Juifs" 1 (octobre 1940) et 2 (juin 1941) déjà d'initiative très largement (pour ne pas dire 100%) française, c'est de ce fait unique dans l'Europe de l'époque : la France de Vichy est le seul pays européen à avoir arrêté des Juifs (transférés ensuite à Drancy puis déportés vers la Pologne...) sur une partie NON OCCUPÉE de son territoire, en l'absence du moindre soldat ou SS ou gestapiste allemand, en zone dite "libre" au mois d'août 1942 (cette zone ne sera occupée que trois mois plus tard)** :
    http://www.ugoprod.fr/documentaires/les-rafles-de-lete-1942-en-zone-libre
    http://www.cercleshoah.org/spip.php?article87
    http://jewishtraces.org/les-rafles-du-26-aout-1942-rafles-oubliees/

    Près de 7.000 personnes seront raflées en quelques jours, presque autant qu'en région parisienne un mois plus tôt... Pourtant ces évènements sont - encore aujourd'hui - très largement méconnus du grand public et c'est la Rafle du Vel' d'Hiv' que l'on commémore chaque année, car elle permet  (ayant eu lieu en zone occupée) de s'en tenir au "roman national" 2e édition tel qu'écrit par Jacques Chirac en 1995 : la "folie criminelle" (sic) de l'occupant a été SECONDÉE par des Français... mais JAMAIS, en AUCUN CAS la Fraaaaance (monsieur !) n'a pris elle-même l'initiative d'envoyer des personnes juives (pour le seul fait de l'être) à la mort dans les camps d'extermination et les chambres à gaz !!

    Personnage emblématique (s'il en est) de ce qu'était la "Révolution nationale" puisque (comme nous l'avons dit) d'engagement politique radical-socialiste donc de gauche, René Bousquet aurait tenu au moment de ces rafles à un responsable de la police suisse (qui s'inquiétait de l'afflux de réfugiés à sa frontière) ces propos terriblement représentatifs de l'idéologie française de la persécution raciale : "Ces personnes ne nous ont pas été reconnaissantes et c’est la raison pour laquelle nous devons en libérer notre pays, pour sortir de la crise que nous traversons". N'a-t-on pas l'impression de lire là des propos quotidiens au jour d'aujourd'hui, bien que tournés désormais (principalement) vers d'autres communautés que les Juifs ?

    Tout ceci relève tout simplement des spécificités du fascisme français qu'a été la "Révolution nationale". Il s'agit tout simplement de la combinaison, du compromis qui a été trouvé entre la volonté d'affirmation souveraine, le patriot(ard)isme d'un régime qui ne voulait pas apparaître comme "à la botte de l'étranger", et la volonté d'éradiquer le "virus de l'anti-France" couplée à l'hostilité aux Juifs qui structure profondément la pensée dominante de l’État "France", dont elle est indissociable de la formation historique comme nous l'avons bien expliqué ici : http://servirlepeuple.over-blog.com/article-il-y-a-800-ans-la-rouelle-premiere-etoile-jaune-123806591.html

    Un compromis, aussi, entre le courant idéologique ("dreyfusard") favorable à une certaine acceptation assimilatrice des Juifs (à condition qu'ils sachent se montrer "reconnaissants", aurait ajouté Bousquet...) et les tenants de la ligne anti-juive "dure" traditionnelle (cf. ci-dessus), celle d'un Touvier par exemple - nous avons déjà vu que le clivage dreyfusard/anti-dreyfusard de 1900 n'a JAMAIS été synonyme systématique, 40 ans plus tard, de clivage résistant/collabo.

    Tel est le genre de contradiction qu’Éric Zemmour (qui n'en est pas à une près...), petit Amazigh (son nom signifie "olivier" dans cette langue) de religion juive dont la famille a reçu de l'Occitan shuadit Crémieux (en 1870) une citoyenneté française qui lui sera retirée trois années durant (1940-43)... par Vichy, mais qui se veut maintenant plus français que la France, a dû apprendre à gérer... Et qu'il gère plutôt avec brio - mais non sans quelques "omissions" bienvenues de la part de son immense culture historique.

    Quant à nous, nous sommes fiers d'appartenir à ce que la "Révolution nationale" de Vichy appelait haut et fort l'ANTI-FRANCE - et que la République bourgeoise issue de la "France libre" continue à penser comme tel tout bas !


    la-rafle-du-Vel-dHiv1petain.jpg1287331298 194408 Resistantsjuifs

     

    * Les chiffres fournis par Serge Klarsfeld indiquent que 75.000 Juifs ont été déporté de France vers les camps nazis et que seulement 2.000 d'entre eux en sont revenus (97,4% de mortalité). 24.500 (soit près du tiers) étaient de nationalité française mais ceci incluait environ 8.000 enfants nés en France de parents étrangers et 8.000 naturalisés (Vichy déchoyait de leur nationalité les naturalisés après 1919). Ceci ne laisse donc "que" 8.500 Juifs "vraiment" français à avoir été déportés.

    ** Erratum : il y a eu aussi la Slovaquie "indépendante" national-catholique de Mgr Tiso. Mais la source citée (Ivan Kamenec) affirme donc à tort que ce fut "le seul État non occupé à déporter "ses" Juifs par ses propres moyens". Il y eut aussi la France de Vichy... autre chose qu'une petite république fantoche d'Europe centrale !

     


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