• Il y a 25 ans : le coup d’État de Janvier 1992 en Algérie...


    ... véritable coup de grâce porté au "socialisme dans les principes islamiques" de la Proclamation de la Toussaint 1954 ; et instauration du "néolibéralisme policier oligarchique-compradore" en place à l'heure actuelle, par (donc) ce coup d’État dont la mécanique huilée à la perfection peut parfaitement mériter le qualificatif de "postmoderne" (ou, si l'on voulait employer des formules très imagées, de coup d'État "ciseaux", "tenaille").

    Extraits (en "vrac organisé" si l'on veut) de discussions FB ; et quelques morceaux de documentation sur ce vaste sujet qui fait encore polémique aujourd'hui, mais dont la position du "Camp de la Vérité" a tout de même plutôt bien réussi à se consolider autour d'une analyse cohérente :

    "Il est donc question [dans un article du site "Algérie Patriotique" partagé par quelqu'un] que "plus aucun peuple ne tolère vivre sous la férule de la dictature de la finance".

    Et de quand daterait, donc, en Algérie, l'établissement de cette "dictature de la finance" et de "l’intérêt particulier de classes dirigeantes mondialistes, apatrides, illégitimement identifiées à la nation, ces classes parasitaires n’incarnent aucunement la nation qu’elles piétinent et bradent à leur guise à la finance internationale" ?

    Pour moi, clairement, de Janvier 92. Ce sont les janviéristes. Ils ont fomenté la montée du FIS pendant les 4 ou 5 années précédentes, comme "menaaaace" (d'un "Iran 2.0"), jusqu'à ce qu'il soit aux portes du pouvoir, pour présenter alors leur coup d'État comme un sauvetage de la "démocratie". Comme après tout un peu, ici, avec le FN... Depuis 30 ans c'est comme ça : les politiques néolibérales alimentent le vote FN, et c'est au nom de lui faire barrage que le Parti unique néolibéral (aujourd'hui cristallisé en Macron) assoit son règne et impose ces politiques.

    Renseigne-toi sur les émeutes de 1988 qui ont largement 'lancé' le mouvement islamiste en Algérie. Délibérément provoquées. Il n'y avait aucune pénurie. Ils ont délibérément stocké les semoules pour faire exploser les prix.

    Le but était de se débarrasser du socialisme dans les principes islamiques qui régnait depuis l'indépendance conformément à la Proclamation de la Toussaint."

    "Les villages massacrés en 97-98, je serais curieux de savoir pour qui ils avaient voté aux législatives, mais à mon avis tout sauf RND."

    "Je me pose une question bête : serait il possible de retrouver, d'une manière ou d'une autre, les résultats des élections de décembre 91 pour les villages où il y a ensuite eu des massacres ?

    Je veux dire, est ce qu'il serait envisageable que ces massacres 'GIA'-DRS aient surtout été perpétrés contre des villages FIS ?"

    "Ben écoute, moi tout ce que je t'ai dit c'est que si on me présente deux intellectuels devant, l'un s'appelle Bourdieu [lire plus bas] et l'autre BHL, j'ai quand même tendance à vite faire mon choix même si je ne suis pas à proprement parler un fan de Bourdieu non plus.

    Je pense aussi que pour la clique militaro-mafieuse au pouvoir (à moins que tu nies que c'est une clique militaro-mafieuse...), peu importe qu'en face c'étaient des islamistes, ça aurait pu être des maoïstes peu importe aussi : c'était des gens qui allaient prendre le pouvoir à leur place et eux, le pouvoir ils voulaient le garder.

    À partir de là... Des tas de gens ont tout de même argumenté, et documenté que les premiers à fomenter les égorgeurs, si on parle bien des ÉGORGEURS, étaient sans doute ni les Saoud ni les sionistes (quoique sans doute aussi) mais bel et bien cette clique militaro-mafieuse...

    Comme TOUJOURS, car ce n'était pas la première fois dans le monde, on va fomenter la version fanatique-jobastre d'une idéologie pour la rendre odieuse et la griller.

    Ici, le pouvoir craint l'anticapitalisme ; eh ben, en toute logique il fomente et médiatise des éléments qui ne sont certes pas comparables aux GIA, ni à Pol Pot, mais du moins ridiculisent le truc... Il craint les musulmans, les banlieues, et donc en toute logique il est content quand il y a des malades qui poignardent les gens dans le métro, pour pouvoir dire "regardez, les musulmans (je veux dire les musulmans pas tout gentils bien républicains bien carpettes) c'est ça, des barbares qui veulent vous égorger". Ça les arrange.

    Et donc j'ai toutes les raisons de penser que les égorgeurs qui permettaient de dire "regardez, l'islam politique (et, de fait, quiconque nous critique et veut nous renverser) c'est ça", arrangeaient le pouvoir ; et que celui-ci les fomentait tout en prétendant les combattre.

    Ce dont on parle, c'est d'une stratégie de la tension. Tu as une idée de ce que c'est ?

    C'est quand un pouvoir contesté 'tue' le débat politique en l'enfermant dans une alternative binaire entre lui et la PIRE opposition possible, dont personne ne veut ou en tout cas pas assez pour le menacer sérieusement.

    Et personne ne dit que l'"hypercaste" d'Alger en aurait été l'inventeuse... C'est juste vieux comme le monde !

    Donne toi la peine de lire ce lien de Voltairenet, il y est question de ce Khadra dont il est même douteux qu'il ait écrit une seule ligne de ses prétendues 'œuvres' :

    https://www.voltairenet.org/article167514.html

    (Lounis Aggoun, ici interviewé, est le coauteur d'un fascinant "Françalgérie, crimes et mensonges d’États" aux éditions La Découverte)

    Sans atteindre (heureusement) un tel niveau de tragique : quand le régime néolibéral qui gouverne la France reste en place, encore et encore, parce qu'on a installé dans la tête des gens que l'alternative c'est le FN... Ça te parle ?

    Et que ceux qui te parlent d'anticapitalisme, c'est des totos qui se cachent le visage en manif pour aller péter des abribus (le Système en tremble sur ses bases, c'est certain !) et ensuite les darons, les gamins etc. se font gazer...

    Tout ça c'est une technique vieille comme le monde par laquelle un pouvoir se maintient.

    Les massacreurs étaient bien des individus d'idéologie salafiste, particulièrement jobards dans leur genre. Mais les forces d'"État profond" s'en frottaient les mains...

    Aujourd'hui il est de toute façon notoire que des centaines d'individus ex-djihadistes, impliqués dans des atrocités sans nom (faits connus des autorités), sont libres comme l'air... En général, ils tiennent des petits bazars où ils fourguent de la camelote chinoise. C'est 'normal' : ils sont bien récompensés. Ils ont permis d'enfermer le pays dans un débat mortifère, auquel ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui doivent de l'être."

    "En enfermant la narration des évènements dans un affrontement entre le 'Bien' (le pouvoir) et le 'Mal' terroriste égorgeur, le Pouvoir cherchait à se gagner le soutien des Occidentaux comme 'moindre mal'.

    Soutien qu'il n'avait pas au départ. C'est bien pour ça qu'il le cherchait.

    Des affaires comme les moines de Tibehirine ou le détournement de l'avion d'Air France, pourraient avoir été 'laissées faire' pour que justement la France 'prenne conscience de la menace' et 'choisisse son camp' une bonne fois pour toute.

    Sauver leur peau, ET en même temps mener à son terme le coup d'État néolibéral qui était déjà rampant depuis la mort de Boumediene (très fortement rampant depuis 87-88)."

    "Le problème en décembre 91 en réalité c'était pas la victoire du FIS (qui avait fait je crois 40% des voix, preuve que lui aussi avec son projet avait du mal à faire consensus au delà d'un plafond de verre d'une demi-Algérie, grosso modo...).

    C'était la défaite du pouvoir en place. Le rejet à son encontre exprimé par les urnes.

    Il faut se mettre dans la tête que ce pouvoir n'était plus celui de Boumediene 20 ans avant.

    Boumediene n'était pas arrivé au pouvoir de la manière la plus 'clean' qui soit. Mais enfin il avait stabilisé et fait avancer le pays ; il y avait une fierté sur la scène internationale ("Mecque des révolutionnaires"), etc. : tout ça faisait une légitimité.

    Mais 10 ans après sa mort, cette légitimité de la haute caste FLN, c'était fini !

    Et la Décennie Noire, c'est ce qui a permis d'inculquer dans la tête des gens "regardez ce qui arrive quand on veut le changement"... Même encore aujourd'hui c'est impressionnant : il y a un grand mouvement de contestation, mais c'est moins violent qu'ici en France ! Les gens sont tétanisés à l'idée d'aller 'trop loin' et d''ouvrir la boîte de Pandore'..."

    "Et la meilleure non : Boudiaf revient ; il va (peut-être) nettoyer un peu les écuries d'Augias... Bim bam boum : assassiné ! Le PRÉSIDENT, mec... Le gars censé être le mieux protégé du pays ! Non mais de qui se fout on ?!!"

    https://www.liberation.fr/week-end/2003/11/15/les-gia-sont-une-creation-des-services-de-securite-algeriens_451964

    Lire aussi, très complet et édifiant : http://www.anp.org/fr/LesGenerauxEtLeGIA.html

    [Autre discussion]

    "Non mais ce que je dis et qui est assez 'acté' par les analystes sérieux, c'est qu'à partir de 88 il y a eu une politique délibérée de provoquer le mécontentement, pour en finir avec le "socialisme dans les principes islamiques" fondateur du FLN et du régime.

    Les émeutes de la semoule par exemple ont été totalement provoquées, y avait pas de pénurie, aujourd'hui tout le monde le sait.

    Ce mécontentement a profité politiquement au FIS. Et ensuite quand aux premières élections libres ils se sont retrouvés aux portes du pouvoir : cris à "l'Iran 2" et coup d'État, pour mettre en place le régime actuel d'une petite caste néolibérale.

    Ensuite de quoi, là encore pour asseoir son pouvoir, cette caste s'est appuyée sur le "gauchisme" (je veux dire l'équivalent pour l'islamisme de ce que Pol Pot ou l'Armée Rouge Japonaise étaient au marxisme) des GIA... afin que ceux-ci massacrent toute opposition, en particulier les masses populaires pro-FIS de 1991.

    Mais évidemment certains étaient moins cons que d'autres : ceux-là se sont dissociés des massacres et globalement c'est devenu le GSPC puis AQMI"

    "Bien évidemment qu'un mouvement de masse aussi maousse que le FIS n'a pas été "une création des services", pas plus que le FN (je préfère largement le programme du FIS, hein) ; mais le système a vite perçu l'intérêt d'en faire un Mal absolu contre lequel "défendre les valeurs de la civilisation"... et ainsi instaurer le néolibéralisme.

    Ensuite de quoi les GIA ben ça a été des agents de ce système, au sens d'équivalents pour l'islamisme de ce que les ultra-gauchistes peuvent être comme agents du système contre les révolutionnaires authentiques. En gros. Mais là de manière extrêmement violente, tuant, égorgeant des villages entiers.

    Il y a eu une vraie politique des janviéristes d'élimination ciblée pour laisser à la tête le chtarbé des chtarbés, Antar Zouabri : un vrai cassoce, même Daesh a jamais fait pire."

    "Il faut se souvenir qu'il y avait eu des élections, présidentielles en 1995 et surtout législatives en juin 1997... "Comme par hasard", juste avant le déclenchement de la pire vague de massacres de villages entiers.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Élections_législatives_algériennes_de_1997

    Avec le recul, on ne peut pas dire que ces élections avaient été un franc succès pour le RND, le "parti janviériste" qui n'avait obtenu que 156 sièges sur 380, loin de la majorité donc.

    Rappelons qu'à cette époque, même le FLN (qui avait obtenu 62 sièges) était un parti d'opposition ; le parti de ceux pour qui il fallait dialoguer avec les modérés, et il n'aurait pas fallu interrompre les élections en Janvier 92. Il avait, en la personne de son premier secrétaire Abdelhamid Mehri, participé à la fameuse "Plateforme de Sant'Egidio" (janvier 1995) qui visait à trouver une solution politique et pacifique à la crise, aux côtés de la Ligue Algérienne des Droits de l'Homme, du Front des Forces Socialistes (FFS) d'Aït Ahmed, du Mouvement pour la Démocratie en Algérie de Ben Bella, et encore d'autres forces d'opposition au pouvoir janviériste, y compris islamistes dont... le FIS.

    Le FIS qui à ces élections restait interdit de participation (il l'est toujours aujourd'hui), mais deux partis islamistes modérés, le MSP et Ennahda, proches des Frères Musulmans, avaient récolté quelques 23,5% des voix et 103 députés (le MSP était carrément en deuxième position derrière le RND).

    Donc une théorie possible et souvent avancée, est que les islamistes (avec le FIS de toute façon toujours interdit) n'avaient pas renouvelé leur succès de décembre 1991 et se sont alors "radicalisés"... Sauf que ça ne tient guère debout, pour ne pas dire pas du tout, étant donné que pour le GIA (qui a revendiqué les massacres, ça tout le monde est d'accord) les élections de toute façon ne comptent pas, et ceux qui y participent sont des "impies".

    L'autre possibilité, beaucoup plus plausible pour le coup, étant donc que ces groupes ultra-radicaux barjos, apocalyptiques, aussi éloignés des Frères Musulmans et même d'un gars comme Hachani du FIS, que Pol Pot de la France Insoumise, aient été poussés en avant avec la "bénédiction" du pouvoir RND et du haut état-major, du DRS etc., pour "punir" les "mal-votants"... Qui étaient tout de même plus de 65% de la population, une paille !

    C'est pour ça que je disais qu'il serait intéressant de savoir pour qui les villages massacrés avaient voté aux différents scrutins depuis 1991..."

    Exemple d'écrasement des maquis armés pro-FIS au plus grand bénéfice des "barges" du GIA, dans le but manifeste d'enfermer la population dans l'alternative mortifère entre ceux-ci et les "éradicateurs", et d'asseoir au bout du compte le pouvoir de la clique janviériste néolibérale (on notera d'ailleurs, au passage dans le récit, les attaques ciblées sur les entreprises et les travailleurs du secteur public... au moment même où le régime suivant les recommandations du FMI entreprenait sa liquidation, quelle "coïncidence" n'est-ce pas !) :

    La guerre civile en Algérie, 1990-1998 (Luis Martinez)



    Le texte de Bourdieu sur la question (1998) :

    "Tous ceux qui ont été là, jour après jour, pendant des années, pour recevoir les réfugiés algériens, les écouter, les aider à rédiger des curriculum vitæ et à faire des démarches dans les ministères, les accompagner dans les tribunaux, écrire des lettres aux instances administratives, aller en délégation auprès des autorités responsables, solliciter des visas, des autorisations, des permis de séjour, qui se sont mobilisés, dès juin 1993, dès les premiers assassinats, non seulement pour apporter secours et protection autant que c'était possible, mais pour essayer de s'informer et d'informer, de comprendre et de faire comprendre une réalité complexe, et qui se sont battus, inlassablement, par des interventions publiques, des conférences de presse, des articles dans les journaux, pour arracher la crise algérienne aux visions unilatérales, tous ces intellectuels de tous les pays qui se sont unis pour combattre l'indifférence ou la xénophobie, pour rappeler au respect de la complexité du monde en dénouant les confusions, délibérément entretenues par certains, ont soudain découvert que tous leurs efforts pouvaient être détruits, anéantis, en deux temps, trois mouvements.

    Deux articles écrits au terme d'un voyage sous escorte, programmé, balisé, surveillé par les autorités ou l'armée algériennes, qui seront publiés dans le plus grand quotidien français, quoique bourrés de platitudes et d'erreurs et tout entiers orientés vers une conclusion simpliste, bien faite pour donner satisfaction à l'apitoiement superficiel et à la haine raciste, maquillée en indignation humaniste. Un meeting unanimiste regroupant tout le gratin de l'intelligentsia médiatique et des hommes politiques allant du libéral intégriste à l'écologiste opportuniste en passant par la passionaria des « éradicateurs ». Une émission de télévision parfaitement unilatérale sous des apparences de neutralité. Et le tour est joué. Le compteur est remis à zéro. L'intellectuel négatif a rempli sa mission : qui voudra se dire solidaire des égorgeurs, des violeurs et des assassins, — surtout quand il s'agit de gens que l'on désigne, sans autre attendu historique, comme des « fous de l'islam », enveloppés sous le nom honni d'islamisme, condensé de tous les fanatismes orientaux, bien fait pour donner au mépris raciste l'alibi indiscutable de la légitimité éthique et laïque ?

    Pour poser le problème en des termes aussi caricaturaux, il n'est pas besoin d'être un grand intellectuel. C'est pourtant ce qui vaut au responsable de cette opération de basse police symbolique, antithèse absolue de tout ce qui définit l'intellectuel, la liberté à l'égard des pouvoirs, la critique des idées reçues, la démolition des alternatives simplistes la restitution de la complexité des problèmes, d'être consacré par les journalistes comme intellectuel de plein exercice.

    Et pourtant, je connais toutes sortes de gens qui, bien qu'ils sachent parfaitement tout cela, pour s'être heurtés cent fois à ces forces, recommenceront, chacun dans son ordre et avec ses moyens, à entreprendre des actions toujours menacées d'être détruites par un compte rendu distrait, léger ou malveillant ou d'être récupérées, en cas de réussite, par des opportunistes et des convertis de la onzième heure, qui s'obstineront à écrire des mises au point, des réfutations ou des démentis voués à être recouverts sous le flot ininterrompu du bavardage médiatique, convaincus que, comme l'a montré le mouvement des chômeurs, aboutissement d'un travail obscur et si désespéré parfois qu'il apparaissait comme une sorte d'art pour l'art de la politique, on peut, à la longue du temps, faire avancer un peu, et sans retour, le rocher de Sisyphe.

    Parce que, pendant ce temps, des « responsables » politiques habiles à neutraliser les mouvements sociaux qui ont contribué à les porter au pouvoir, continuent à laisser des milliers de « sans papiers » dans l'attente ou à les expulser sans ménagements vers le pays qu'ils ont fui, et qui peut être l'Algérie."

    En Algérie, la Loi de Concorde civile de 1999 suivie de la "Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale" de 2005 interdit sous peine de plusieurs années de prison de "réveiller le passé", autrement dit toute contestation même mineure de la version "janviériste" des évènements de la Décennie Noire ; et même hors du pays (notamment ici en France), les généraux et dirigeants de l'époque engagent régulièrement des poursuites en "diffamation" contre quiconque met en cause leur rôle à l'époque.


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