• Encore des punchlines réseaux sociaux (pour finir novembre en beauté)


    Bon ben Fidel est mort... Depuis qu'il avait définitivement choisi l'URSS vers 1968, les maoïstes ne l'aimaient pas trop. J'ai cependant toujours voulu prêcher, moi, pour une position un peu raisonnable et équilibrée : http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/che-guevar…

    Alors il y avait des problèmes, c'est sûr, mais ce sont tout simplement les problèmes du 'socialisme réel' qui se sont posés dans tous les pays (et peut-être à Cuba bien moins que dans d'autres). Et le final, depuis 1992 en fait et plus encore depuis quelques années, s'oriente vers la même chose : ''l'ouverture''... Ici un texte génial d'un jeune communiste de là-bas à ce sujet : Cuba à l'heure de l'"ouverture"

    ''Lesmaterialistes'' vont sûrement nous pondre un article pour nous dire que c'était un ''fasciste'', mais leur idole Gonzalo, pour être très critique, ne tenait pas pour sa part de tels propos outranciers (ici une interview de lui, il y a une question consacrée à Cuba : http://ekladata.com/Document1.pdf ; ou encore ce texte du PCP de 1970, parlant de "voie petite-bourgeoise" dans un moment de grande colère qui était celui de l'échec de la stratégie cubaine foquiste, dans laquelle des milliers de révolutionnaires valeureux avaient perdu la vie pour rien, ce que le PCP n'était pas du tout le seul à critiquer - à juste titre - à cette époque) [ça y est la vomissure est sortie, bien qu'on n'y trouve pas le mot "fasciste" cette fois-ci (contrairement à l'article sur Mandela), histoire de nous faire chier certainement lol].

    Fidel est tout simplement (effectivement) à classer avec les Mandela, Arafat ou encore Chávez dans la catégorie des leaders du Sud global qui auront finalement été des RÉFORMISTES. Mais là-bas pour les Peuples cela représente déjà des avancées énormes, et qui surtout ne se font pas comme ici sur le dos de l'exploitation impérialiste... du Sud global mais justement au détriment de celle-ci, l'obligeant à céder du terrain, à PERDRE des parts du produit national accaparé qui seront mises au service du bien-être de la population (la haine des impérialistes, à moins qu'ils n'aient trouvé un compromis vraiment acceptable comme avec Mandela, est là pour en témoigner).

    Il peut et même doit y avoir des critiques révolutionnaires envers ces leaders, émanant du Sud lui-même ; mais ces critiques ne sont pas là pour venir servir les masturbations sordides de petits bourgeois gauchistes occidentaux en quête d'une manière "plus-révolutionnaire-que-moi-tu-meurs" de couvrir de merde les expériences populaires anti-impérialistes à travers le monde...


    Lire aussi :

    Fidel Castro nous a quittés (Unité Communiste Lyon)

    Communiqué de la RBC à la nouvelle de la mort de Fidel Castro

    Fidel Castro est mort - Saluons le révolutionnaire anti-impérialiste (PCm Italie)

    Sur Castro et le castrisme (PC maoïste)

    Décès de Fidel Castro : hommage de la Gauche indépendantiste bretonne

    Fidel Castro (1926-2016) (Quartiers Libres, texte d'Eduardo Galeano)

    Introduction de Saïd Bouamama à son ouvrage sur la Tricontinentale

    La mort de Fidel Castro vue de Martinique et de Guadeloupe (recension de textes par Breizhistance)

    Castro, un panafricaniste fidèle à l'Afrique (Ligue panafricaine - UMOJA)

    Très intéressant aussi : Cuba / Angola, la bataille qui mit fin à l'apartheid

    Ou encore : 7 raisons pour lesquelles les Noirs aimaient Fidel Castro

    Par rapport à la question de l'homophobie (grand 'argument' des décompos gauchistes anticommunistes en ce moment - illes en trouvent toujours un de toute façon, mais là c'est celui-là) : Droits LGBT à Cuba (Wikipédia)


    Addendum :

    Parler de "révolution bourgeoise" au sujet de Cuba ou de n'importe quel pays du Sud global, dans la seconde moitié du 20e siècle, n'a STRICTEMENT AUCUN SENS et montre bien la farce de "marxisme" et les "anti-impérialistes" en carton que sont les gens qui emploient ces termes.

    L'ère des "révolutions bourgeoises", phénomène au demeurant strictement OCCIDENTAL/blanc (à l'exception peut-être des "demi"-révolutions du Japon et de Turquie, entre la fin du 19e et le début du 20e siècle), est CLOSE depuis près d'un siècle et demi.

    Ce qu'il y a dans le Sud global, les Trois Continents, le monde COLONISÉ (ou "protectoralisé" de diverses manières), ce sont comme premières étapes de la marche vers l'émancipation communiste des LIBÉRATIONS NATIONALES populaires, démocratiques ("de nouveau type" comme disaient les communistes chinois), anti-impérialistes ; des révolutions ANTICOLONIALES. C'est ce qu'il y a eu à Cuba en 1959.

    Ce qui peut varier ensuite c'est la RÉUSSITE ou pas de ces révolutions ; autrement dit la capacité à échapper à la RE- (néo-) COLONISATION ; et il est malheureusement vrai, mais c'est normal au stade de l'ENFANCE d'un processus forcément prolongé, qu'à ce jour nous ne pouvons pas observer dans le monde de véritable "réussite" : le Capital impérialiste a toujours réussi à remettre la main sur les pays et les Peuples qui s'étaient levés contre lui (mais au moins y a-t-il eu des EXPÉRIENCES RÉVOLUTIONNAIRES, contrairement au monde occidental blanc industrialisé, impérialiste, où les travailleurs sont restés prisonniers du réformisme financé -précisément- par la surexploitation du Sud et où il n'y a rien eu de cela, même lorsque c'était possible en 1945). Lorsque ceci est le cas, effectivement, les anciennes directions révolutionnaires (éliminant au besoin les éléments "droits dans leurs bottes") tendent à se convertir en BOURGEOISIES BUREAUCRATIQUES compradores (intermédiaires/"gérants" des intérêts impérialistes).

    À Cuba, le problème et la SEULE CRITIQUE VALABLE qui peut être adressée d'un point de vue autre que décompo ultra-gauche, c'est de s'être liés et rendus beaucoup trop dépendants de l'Union soviétique (à l'encontre des positions du Che, notamment) et d'être ainsi par conséquent soumis, depuis l'effondrement de celle-ci (1991-92), à une recolonisation "en douceur" qui pourrait bien à présent devenir brutale, maintenant que le symbole Fidel a disparu.

    Aucune autre critique n'est recevable ; et dire que Cuba a mené une révolution "bourgeoise" qu'il faudrait critiquer mais enfin quand même soutenir un peu, "fin oui mais enfin bon vous comprenez...", est un non-sens total d'un point de vue marxiste (à la limite, mieux vaut encore le pathétique dans la clarté des positions ultra-gauche style "c'est pas l'pouvoir ouvrier", "et l'homophobiiiiie alors", "ils foutent en taule les opposants bouuuuh" etc. etc.).

    [PS : hahaha MDR quand les gens modifient leurs articles une fois qu'ils ont lu ce genre de critique]


     
    "Les aigles peuvent parfois voler plus bas que les poules, mais les poules ne s'élèveront jamais à la hauteur des aigles" (V.I. Lénine, au sujet de Rosa Luxembourg)…
    servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com


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    #MacronCeGrosMarxisteLol

    Encore des punchlines réseaux sociaux (pour finir novembre)Enfin ''lol'' bon, c'est marrant qu'à moitié, voire même pas. Voire pas du tout en fait.

    Mais c'est un fait que les derniers propos de Macron sur la colonisation sont en réalité tout à fait conformes à un certain marxisme primitif. Enfin, ''primitif'', façon de parler... Car c'est encore ce qui formate le raisonnement d'une grande partie de l'extrême-gauche actuelle, et rend par conséquent cocasse sa ruée sur l'ancien Ministre de l'Économie.

    Ce qu'il dit en gros c'est que la colonisation a été ''un mal pour un bien''... Or Marx et surtout Engels, vers 1850, ne disaient pas autre chose : oui c'est affreux, oui ça charrie les cadavres et les atrocités, mais ces pays entrent ainsi de plain pied dans la modernité capitaliste, ce qui met la révolution socialiste à l'ordre du jour.

    Le problème c'est que plus de 150 ans d'eau, de réflexions et d'analyses marxistes, mais surtout de FAITS ont coulé sous les ponts... et l'on sait aujourd'hui qu'il n'en est absolument rien.

    Marx et Engels étaient ''imminentistes'' : la révolution ouvrière mondiale était (pensaient-ils) IMMINENTE, elle devait survenir avant la fin de leur siècle (le 19e), et en s'étendant et ''capitalisant'' ainsi toute la planète le capitalisme ''hâtait'' cela, ''creusant sa propre tombe''.

    Bien entendu, l'avant-garde de cette révolution mondiale imminente devait naturellement être les pays les plus anciennement et fortement industrialisés, autrement dit les ''nations civilisées''.

    Un siècle et demi plus tard, nous voyons bien que cela n'a pas du tout été le cas. À travers l'impérialisme, le capitalisme n'a fait que se renforcer de décennie en décennie et il est toujours bel et bien là. Il a acheté la paix sociale dans les métropoles anciennement et fortement industrialisées, ''civilisées''.

    Surtout, nous avons pu constater de visu que l'avant-garde révolutionnaire mondiale était SYSTÉMATIQUEMENT dans les pays les plus ''fraîchement'' capitalisés, d'abord le vaste Empire russe féodal (et... colonial en Sibérie, en Asie centrale et dans le Caucase), puis clairement et définitivement le monde non-blanc colonisé : Chine, Vietnam, Cuba puis Pérou, Philippines, Anatolie, aujourd'hui Inde etc.

    Mao l'explique très clairement :

    "Il est très difficile de faire la révolution et de construire le socialisme dans les pays occidentaux, car dans ces pays l'influence pernicieuse de la bourgeoisie est très profonde et s'est déjà infiltrée partout. En Chine, la bourgeoisie n'existe que depuis trois générations tandis que dans les pays comme l'Angleterre ou la France, elle existe depuis des dizaines de générations. Dans ces pays la bourgeoisie a une histoire vieille de 250 à 260 ans, voire de plus de 300 ans ; l'idéologie et le style de travail bourgeois ont des influences partout et dans toutes les couches sociales. C'est pourquoi la classe ouvrière anglaise ne suit pas le Parti communiste, mais le Parti travailliste.

    Lénine a dit : "Plus un pays est arriéré, plus difficile est son passage du capitalisme au socialisme". Vue d'aujourd'hui, cette thèse n'est pas correcte. En réalité, plus un pays est arriéré économiquement plus son passage du capitalisme au socialisme est facile, et non difficile. Plus un homme est pauvre, plus il veut la révolution. Dans les pays capitalistes occidentaux, le niveau de l'emploi et les salaires sont plus élevés et l'influence de la bourgeoisie sur les travailleurs est plus profonde. Dans ces pays, la transformation socialiste est moins facile qu'on ne le croit."

    Certes, nous avons pu constater aussi que la révolution au cœur des Centres impérialistes est également importante, parce que c'est un peu comme les tiques dont le corps se reforme si on ne détruit pas la tête : si les métropoles restent intactes, avec leur paix sociale achetée grâce à la sueur et au sang des Peuples impérialisés, elles parviennent tôt ou tard à RE-(néo-)COLONISER les pays du Sud global qui ont tenté de s'arracher à leur emprise.

    Les plus grands et puissants de ces États (comme l’État français) sont construits historiquement comme des "nations" factices en réalité PLURINATIONALES, des PRISONS DES PEUPLES : c'est un ferment de désintégration possible, et même essentiel.

    Mais surtout, la révolution mondiale dont le vent souffle du Sud possède dans ces pays un fer de lance, un "vecteur" évident qui est la force de travail qui a dû être IMPORTÉE dans le cadre de l'expansion économique des années 1950-60-70 : celleux que l'on appelle les racisé.e.s, parqués en ghettos et soumis quotidiennement au racisme structurel. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir qu'il s'agit là de la force dont le Pouvoir du Capital veut à tout prix empêcher l'émergence... [les États-Unis ou encore le Canada sont quant à eux nés en tant que colonies britanniques et ont toujours eu directement à l'intérieur de leurs frontières, depuis l'origine, des Peuples colonisés : Natifs américains, Natifs métissés hispanophones de la moitié du Mexique annexée en 1848, et évidemment les descendants d'esclaves amenés d'Afrique, + les Asiatiques amenés eux aussi comme semi-esclaves pour l'aménagement de l'Ouest, et toute l'immigration latino-américaine ou afro-caraïbe du 20e siècle, ce qui mis bout à bout représente désormais 40% de la population et la principale "dynamite" à l'intérieur de cette Citadelle impériale].

    Ceci étant dit, et en attendant, beaucoup de celleux qui se ruent sur Macron (qui ne fait que se réjouir DANS LA LOGIQUE DE SA CLASSE de la conquête de ces pays par la "modernité" capitaliste) feraient mieux de ne PAS TROP LA RAMENER, vu combien leur "marxisme" en est resté FONDAMENTALEMENT à ces conceptions du 19e siècle que nous avons vues précédemment... et que même Marx et Engels, au demeurant, ont commencé plus tard dans leur longue vie politique à remettre en question (quand Marx envisage par exemple que la paysannerie "communautaire-collectiviste" de l'Empire russe n'ait pas besoin de passer par les affres du capitalisme pour accéder au communisme https://bataillesocialiste.wordpress.com/…/1881-03-projet-…/, ou quand Engels se rend compte de l'"embourgeoisement" de la classe ouvrière anglaise au travers des bénéfices tirés de l'Empire http://wikirouge.net/Aristocratie_du_travail#Engels, etc. - lire ici une étude globale de cette évolution).

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    Ah tiens, Aymeric CHAUPRADE ex-grand intellectuel organique du FN, dont je savais qu'il avait eu des problèmes pour des déclarations sur l'islam ("problème de forme, pas de fond" selon les cadres du parti à l'époque), mais pas qu'il avait démissionné... SOUTIENT FILLON maintenant.

    Voilà. Je pose ça là.

    Aymeric Chauprade: "Fillon peut bloquer l'accès du second tour à Marine Le Pen"

    Trois questions à l'ancien conseiller de Marine Le Pen aux questions internationales,
    aujourd'hui député européen (non-inscrit) sur la primaire de la… lexpress.fr


    Voilà qui confirme encore ce que j'ai dit et répété plusieurs fois ces dernières années : le "fond de l'air noir", le "Mai rampant de droite" depuis en fait le début du millénaire (toutes les campagnes des dernières années de Jospin, sur l'"insécurité", contre le PACS etc. etc. qui avaient fini par mettre Le Pen au second tour), c'est cette "droite décomplexée" qu'a réussi cette fois à incarner Fillon (alors qu'il avait plutôt incarné le contraire en 2012 face à Copé, qui s'est entre temps grillé avec ses histoires de pains au chocolat et autres âneries, et même entre 2007 et 2012 face à Sarkozy, grillé lui par son bilan et ses affaires de magouilles).

    Le FN, ils vont tenter de nous l'installer dans le rôle du PC révisionniste des années 60... un "gardien" des classes populaires "dans les clous" de l'ordre bourgeois, et qui lui, en plus (contrairement à son prédécesseur), ne fait pas de grèves !

    Les "têtes" comme Chauprade l'ont compris, et il serait d'ailleurs intéressant de savoir ce qu'en pense par exemple Guillaume Faye, autre "intellectuel organique" de la droite radicale, qui a globalement la même position et les mêmes doutes sur la capacité du FN à gouverner...

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    Les Kurdes, c'est comme les Palestiniens : ils ne SONT PAS le problème que peuvent être en revanche certains de leurs soutiens à l'étranger.

    Les Palestiniens ont d'ailleurs des soutiens encore bien pires (pas la peine de faire la liste, on la connaît). Cela n'invalide en rien, pour autant, la légitimité de leur lutte.

    Les Kurdes, qui ont (oui) l'appui aérien des impérialistes occidentaux, ont en Occident énormément de soutiens islamophobes, OUI, de gauche comme de droite (bien que ces derniers aient tendance à préférer les chrétiens, ou l'État kurde autonome - indépendant de fait - bourgeois et ouvertement pro-impérialiste d'Irak).

    Il faut avoir la méfiance la plus maladive pour celleux qui affichent aujourd'hui et depuis 2-3 ans environ un soutien exalté à Rojava ; quand il s'agit pour citer un exemple de gens qui attiraient l'attention il y a quelques années sur l'importance numérique des musulmans religieux visibles dans une banlieue lyonnaise, ou qui invitaient au "whitesplaining" quant à l'"affrosité" d'un intellectuel musulman connu dans une réunion-débat sur Gaza alors que la présence à la même réunion de Stéphane Hessel, grand bourgeois alter-impérialiste en mode gaulliste de gauche, ne semblait pas nécessiter à leurs yeux un quelconque "classplaining".

    Il est important aussi de relayer et de faire connaître les critiques "de proximité" (maoïstes de l’État turc, par exemple) quant aux limites idéologiques du processus.

    Mais le fait est que si en Syrie tout le monde se bat AVEC L'AIDE de quelqu'un (impérialistes ou puissances régionales), les seul.e.s qui se battent UN PEU POUR LE PEUPLE sont les Forces démocratiques syriennes (FDS) autour des YPG kurdes de Rojava. L'"opposition modérée", l'ASL, les forces de type Frères Musulmans ou Al Qaïda se battent pour Erdogan, le Qatar, les Saoud et l'Occident, avec l'aide de ceux-ci. Assad se bat avec l'aide de la Russie et de l'Iran pour sa caste militaire baathiste. Daesh se bat pour ses financeurs du Golfe et la bourgeoisie daeshiste, qui n'est autre que la bourgeoisie sunnite irakienne pro-Saddam transmutée (qui rêvait de se venger de la Syrie depuis sa "trahison" lors de la Guerre du Golfe en 1990). Seules les FDS se battent (un peu) pour les intérêts populaires, avec (certes) l'appui aérien occidental et (donc) le soutien international d'islamophobes, mais aussi l'aide très concrète de milliers de volontaires communistes et autres révolutionnaires (liens : 123 - 4).

    C'est cela qui est déterminant et qui doit nous déterminer, et non le fait que ce soit (enfin !!!) la lutte "safe" tant rêvée pendant toutes ces années passées avec ces foutus Palestiniens ou Irakiens ou Afghans tout vilains islamistes barbus baaah pas beaux ; une lutte "facile" (intellectuellement) à soutenir d'un point de vue occidental de petits bourgeois à l'échelle-monde ; logique qui en ferait effectivement, pour une certaine gauche, l'équivalent des chrétiens d'Orient pour une certaine droite...

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    La gauche révolutionnaire abertzale ne lutte pas pour l'"autodétermination du Pays Basque" (en gros, un référendum où serait décidé le statut et l'avenir du pays, un peu comme le mouvement qu'il y a actuellement en Catalogne). Les choses sont pour elle "déterminées" depuis plus de 50 ans.

    La gauche révolutionnaire abertzale lutte pour un Pays Basque (Euskal Herria) LIBRE, réunifié (il est actuellement divisé entre la Communauté autonome de Bilbao - sa capitale économique, le siège des institutions étant Gasteiz ; la Communauté forale de Navarre et la partie située dans l’État français), et SOCIALISTE. Ce qui n'est évidemment pas possible dans le système "Espagne" ni dans le système "France" tels qu'ils sont construits depuis des siècles, et implique donc l'INDÉPENDANCE (pas une vague autonomie) ; après, si lesdits systèmes venaient à exploser, toute forme d'association ÉGALITAIRE serait bien sûr envisageable avec la double dizaine d'autres Peuples (+ les nationalités de l'immigration coloniale) qui s'y trouvent également emprisonnés.

    La gauche révolutionnaire abertzale lutte par divers moyens (dont la lutte armée jusqu'en 2010) pour rassembler le plus large mouvement de masse possible sur cet objectif démocratique et socialiste, face à des forces espagnolistes (le PP essentiellement) mais aussi "basquistes" bourgeoises (PNV et dans une certaine mesure le PS) qui ont elles aussi "autodéterminé" les choses depuis la fin des années 1970 dans le sens d'un Pays Basque capitaliste autonome et (comme on l'a vu) divisé, réactionnaire et antipopulaire, mais dont leurs comptes en banque font en apparence la "plus riche région d'Espagne après la Catalogne" (vous savez, le genre de "PRB" - produit régional brut - qui aurait largement permis de dire, jusqu'il y a peu voire encore aujourd'hui, que le Lorraine ou le Nord voire la Picardie étaient des régions "riches" où tout le monde vivait dans le luxe... LOL).

    C'est vers cet objectif, vers une RÉPONSE qu'elle a déjà déterminée depuis 50 ans, et non vers la simple possibilité de poser une QUESTION, que la gauche révolutionnaire abertzale lutte pour mobiliser le Peuple travailleur d'Euskal Herria. Depuis 2010 environ, elle est confrontée à la défection d'une partie de ses rangs vers un schéma réformiste (un schéma, peut-être, de "pouvoir poser la question" comme en Catalogne) ; c'est un combat qu'il lui appartient de mener et de gagner, nous n'en disserterons pas ici.

    Mais en tout cas, dire que la gauche révolutionnaire abertzale (puisqu'il est question des prisonniers, et moi, des prisonniers PNV ou Aralar j'en connais pas...) lutte pour "l'autodétermination" est assez révélateur de la part d'une organisation qui s'éperd en lèche vis-à-vis de cette lutte de libération et d'autres, sans jamais perdre de vue en ligne de mire son véritable objectif d'un Parti marsiss-neuneuniss FRANÇAIS qui aurait la gentillesse de "tenir compte" de la réalité nationale des Peuples de la Prison France.

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    Revue de presse : 

    Égalité et approximations

    (Quartiers Libres ; suite et - espérons-le - fin du "feuilleton" Soral)


    https://joaogabriell.com/2016/11/24/repressions-politiques-luttes-des-quartiers-populaires-et-division-de-classe-parmi-les-racises/

    (par rapport à des débats qu'il a pu y avoir au sujet de la "nature de classe" ou de la "non-implantation réelle dans les quartiers" de telle ou telle force politique décoloniale)


    http://www.bboykonsian.com/m/Interview-de-Kaveh_a3558.html

    Grosse interview de ce rappeur irano-allemand de Berlin avec un LONG passage sur la mouvance antideutsch et ''ceux qui disent ne pas en faire partie mais qui partagent ses conceptions''... Une petite erreur cependant : ceux qui, du moins, ''n'en sont pas'' mais en ont les idées ne se trouvent pas du tout circonscrits en Allemagne et en Autriche. Ils sont tout sauf rares en Hexagone, terre peut-être la plus pétrie de colonialisme civilisateur ''de gauche'' au monde, et là pour le coup c'est bien en lien total avec cette imprégnation et non avec une quelconque culpabilité pour quelques uns des pires crimes contre l'humanité de l'histoire, puisque ceux-ci n'ayant pas été commis en Europe (pas dans l'histoire contemporaine), il ne nous est imposé collectivement aucun sentiment de ce type (si véritablement un hipster teuton a un problème de culpabilité 'génétique' d'être allemand, je peux lui faire lire le Discours sur le Colonialisme de Césaire, ça l'aidera peut-être à surmonter, qui sait... et à devenir moins con peut-être accessoirement).


    Guerre populaire en Inde : Communiqué du Parti Communiste d’Inde (maoïste) sur le face-à-face de Malkangiri


    Et puis en région parisienne, la famille d'Adama Traoré, mort asphyxié dans un commissariat cet été et dont l’État a tout fait pour étouffer que la violence policière raciste était la cause réelle du décès, subit une véritable campagne de persécution judiciaire pour lui faire payer (et cesser) son combat pour la vérité, la justice et la dignité ; combat soutenu et rejoint par des milliers de personnes de "l'Empire colonial intérieur" hexagonal.

    L'info sur cette affaire emblématique du racisme structurel du système fRance est à suivre en temps réel sur la page Facebook : 

    La vérité pour Adama


     http://www.pcmaoiste.org/communique/justice-pour-adama-liberte-pour-youssouf-et-bagui/


  • Commentaires

    1
    Pascal
    Mercredi 7 Décembre 2016 à 11:29

    L'article de VP Partisan sur Cuba n'est pas mal :

    http://www.vp-partisan.org/article1694.html

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