• Collectif Ni Guerre Ni État de Guerre - Frappes contre Assad en Syrie


    "Dans la nuit du vendredi 13 avril 2018, frégates et avions de guerre français ont bombardé Damas, dans le cadre d’une campagne de bombardements initiée par Trump. Ces nouveaux bombardements font suite aux bombardements massifs et ininterrompus en Irak depuis août 2014, puis en Syrie depuis novembre 2015, et à l’installation de bases militaires occidentales dans le nord de la Syrie.

    Les bombardements, livraisons d’armes et déploiements de soldats occidentaux en Syrie ne font qu’ajouter destructions et massacres, et ne sauraient contribuer à mettre fin au calvaire que subissent les peuples de la région. Les puissances occidentales portent une responsabilité écrasante dans les millions de morts que la « guerre contre le terrorisme » a entraînées depuis 2001.

    Après avoir rasé des villes entières comme Mossoul ou Raqqa, y compris en utilisant du phosphore blanc, les indignations des puissances occidentales apparaissent comme hypocrites et cyniques, uniquement motivées par la volonté de faire l’étalage de leur capacité de destruction.

    Le Collectif Ni Guerre ni État de Guerre exige l’arrêt des bombardements et réaffirme sa position : arrêt des bombardements et retrait des puissances impérialistes, à commencer par la France."


    http://collectifantiguerre.org/spip.php?article95&lang=fr


    L'on pourrait aussi reprendre, sans guère à ajouter sinon que cette fois-ci ils ont "frappé" (mais quoi exactement ? voir ici : frappes-syrie.png) pour de bon, cette analyse de SLP à l'époque (2013) des premières menaces de frappes directes contre le régime :

    http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/vers-une-intervention-imperialiste-occidentale-en-syrie-a114094466

    Il faut rappeler une chose fondamentale, de nature à questionner un peu l'"émoi" (tout relatif cependant) actuel, c'est que l'impérialisme et en particulier l'impérialisme français n'est pas en guerre en Syrie depuis trois jours, mais depuis 2014... contre le djihadisme. Avec des destructions incomparablement plus grandes que celles des récentes frappes contre des installations du régimes (qui ne sont pas pour autant à défendre comme le font certains, l'"autre campisme" interventionniste anti-Assad), et à peu près totalement passées sous silence.

    Voici ce qu'en disait à l'époque le Courant de la Gauche Révolutionnaire (un des trucs les plus corrects que nous ayons trouvé sur le terrain), pourtant guère suspect de sympathies pro-djihadistes :

    Les avions américains ont aujourd’hui bombardé des positions de Daech (aussi connu sous le nom de l’État Islamique), Jabhat al Nusra (la branche d’Al Qaeda en Syrie) et Ahrar Sham. Ces bombardements ont eu lieu, selon certaines sources, avec la participation des régimes réactionnaires arabes alliés des États-Unis, qui mènent la contre-révolution au niveau régional.

    Nous rejetons ces bombardements, malgré le fait que nous avons appelé depuis le début de l’avènement des groupes réactionnaires (Daech, Jabhat al Nusra et autres) à s’y opposer car ils sont hostiles à la révolution populaire. Nous avons pris cette position ferme, à la différence des diverses parties de l’opposition libérales liées au Conseil national syrien et à la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution qui considèrent ces groupes réactionnaires en toute sottise et immoralité comme des composantes de la révolution.

    Nous nous opposons donc et condamnons ces bombardements et cette intervention militaire impérialiste en Syrie et nous appelons à y faire face, à la différence des diverses parties de l’opposition libérales liées au Conseil national syrien et à la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution qui ont salué ces bombardements.

    La raison pour laquelle nous nous opposons à cette intervention impérialiste est parce que les objectifs ne sont pas de soutenir le peuple syrien dans sa révolution, mais de restaurer une domination impérialiste des pays de la région après que les révoltes populaires, toujours en cours, aient ébranlé cette domination.

    Daech et les forces jihadistes sont le résultat des interventions militaires impérialistes et de la brutalité et de la corruption des régimes despotiques.

    Face à la multiplication des ennemis agissant contre la révolution du peuple syrien, nous pensons que seules les masses organisées et conscientes dirigées par une véritable direction révolutionnaire sont capables de vaincre les forces réactionnaires hostiles à la révolution, de vaincre le régime autoritaire, et de vaincre l’intervention impérialiste.

    Non à Washington et ses alliés
    Non à Moscou et ses alliés
    Non à Daech et aux forces contre révolutionnaires, non au régime autoritaire,
    Vive l’unité et la lute des travailleurs et des opprimés partout à travers le monde
    Tout le pouvoir et richesse au peuple

    Le Courant de la Gauche Révolutionnaire en Syrie
    23 septembre 2014


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :