• À la reconquête de notre mémoire, pour la Libération révolutionnaire de demain : exposition "La Faute au Midi" à Aix-en-Provence


    Alors que l'entité fRance célèbre dans les larmes de crocodile "l'année du centenaire" de la Grande Boucherie de 14-18, faisant mine de pleurer les victimes des "horreurs de la guerre" d'hier pendant que continuent à tomber comme des mouches celles de l'impérialisme d'aujourd'hui (on pense en particulier à la Centrafrique où l'armée impérialiste BBR est en train de couvrir d'abominables massacres, 20 ans après le génocide rwandais dont elle est exclue des commémorations par le gouvernement local ce qui est une excellente chose !), une exposition revient sur le sort très particulier des "provinciaux" périphérisés durant le sinistre conflit ; sur le mépris – omniprésent à l'époque – de ces "Méridionaux" occitans "paresseux" et "lâches", "rouges" et "boulets de la France", mépris qui aura cette fois – dans l'hystérie militariste bleu-blanc-rouge – des conséquences funestes ; ainsi que sur le rôle sanguinaire des TRAÎTRES ET VENDUS "méridionaux" comme le "catalan" Joffre – mais la liste des Occitans dans ce cas est elle aussi longue : les Foch, Gallieni, Nivelle etc. ; car ainsi que l'écrivait Jules Michelet dans les années 1840, "dans le Midi, les gens aisés du moins sont français", tandis que "le petit peuple est tout autre chose, peut-être espagnol ou maure".

    Si vous êtes ou passez en Provença, nous vous invitons vivement à faire un tour à cette exposition hélas (et volontairement de la part de l'ordre BBR) confidentielle ; car c'est en se réappropriant ce genre de mémoire que les Peuples travailleurs d'Hexagone (pas seulement les Occitans), dont l'entité fRance (aujourd'hui "République une et indivisible" des monopoles capitalistes) se repaît de la chair (à canon) et de la force de travail depuis des siècles, pourront forger leur compréhension révolutionnaire du système d'oppression dans lequel ils vivent et forger les armes de la solution : la Guerre populaire, la Révolution prolétarienne qui, dans l’État multinational/ Prison des Peuples "français", veut dire la Libération révolutionnaire des Peuples enchaînés (LRP) !

    Petite présentation :

    1914, la tragique histoire d’une injustice militaire, une erreur de stratégie menant à l’exécution de deux soldats méridionaux. À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, les Archives départementales présentent documents, objets et équipements… En parallèle, on trouve les planches originales de la bande dessinée La Faute au Midi, signées par le dessinateur A. Dan et l’historien Jean-Yves Le Naour.

    Une Histoire oubliée

    Les soldats provençaux du XVe corps sont engagés lors d’une des premières grandes batailles opposant les Français aux Allemands. Mais l’ennemi attire tout simplement les Français sur le terrain qu’il a fixé comme champ de bataille, avec une artillerie dont les tirs sont réglés à l’avance. Les troupes se font massacrer par un déluge d’obus et de mitraille, sans même voir un seul soldat ennemi.

    Si les Méridionaux abandonnent 10 000 morts sur le terrain, ils sont pourtant bientôt accusés d’être les responsables de la défaite. La rumeur se répand, orchestrée par le généralissime Joseph Joffre et le ministre de la Guerre Adolphe Messimy, que les soldats de « l’aimable Provence » auraient lâché pied devant l’ennemi. La tempête gagne alors toute la France : les soldats méridionaux sont désormais diffamés par la propagande officielle. 

     L’Exposition

    Cette exposition revient sur cette blessure longtemps à vif : en partant de la mobilisation, elle évoque la violence des premières batailles, quand les soldats français découvrent la guerre industrielle et la puissance du feu.

    L’accusation de lâcheté des Méridionaux révèle ensuite un racisme intérieur qui ne date pas de 1914. A l’heure de la construction de l’identité nationale, au XIXe siècle, le Méridional est apparu comme le contretype du bon Français, un individu souvent grossier, parfois imbécile, toujours ridicule, vantard et outré. Bref, un Tartarin !

    Cette exposition aborde enfin le thème des fusillés qui ont également hanté la mémoire de la Grande Guerre en suivant la tragédie de deux soldats du XVe corps, Auguste Odde et Joseph Tomasini.

    L’exposition est articulée en plusieurs sections qui reprennent tout à la fois les planches de la bande dessinée et les documents divers (affiches, objets, photographies) retenus pour illustrer l’histoire des soldats du XVe corps et de leur légende noire. 

     Archives et bande dessinée

    Ce partenariat avec les Archives départementales des Bouches-du-Rhône démontre une fois de plus la plasticité de la bande dessinée, sa capacité à traiter tous les sujets, toutes les disciplines et son aptitude à intégrer des documents et des objets hétérogènes.
    Chaque année, l’exposition est associée à une série de rencontres entre les auteurs et le public dans le réseau de la Bibliothèque départementale de prêt.

    Centre aixois des Archives départementales des Bouches-du-Rhône

    25 allée de Philadelphie - Aix-en-Provence

    04 13 31 57 00

    Du 24 mars au 5 juillet


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    C'est ainsi que, unis avec tous les autres cercles de la domination impériale (néocolonies d'Afrique, dernières colonies des Caraïbes, de l'Océan Indien et du Pacifique, colonies intérieures des "territoires perdus" de la République bourgeoise de merde), nous renverserons dans un torrent de feu et de joie cet État pilier du G7 et du G20, de l'Union européenne et de l'OTAN, bref de l'impérialisme mondial ! 

    Lire aussi, pour s'en rappeler tout au long de cette "année du centenaire", notre Déclaration du 11 Novembre :

    Comité de Construction pour le Parti communiste révolutionnaire des Terres d'Òc : Déclaration du 11 Novembre

     


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