• 20 juillet : Je t'énonce, FANON


    20 juillet : Je t'énonce, FANONJe t’énonce

    FANON

    Tu rayes le fer

    Tu rayes le barreau des prisons

    Tu rayes le regard des bourreaux

    Guerrier-silex

    Vomi

    Par la gueule du serpent de la mangrove

    Aimé Césaire, « Par tous mots Guerrier-silex », 1976


    Il y a 90 ans, le 20 juillet 1925, naissait le grand révolutionnaire anti-impérialiste et internationaliste martiniquais Frantz Fanon.

    [Negronews]

    20 Juillet 1925. Frantz Fanon naît en Martinique, au sein d’une famille bourgeoise. L’enfant a la peau plus foncée que ses sept frères et sœurs et il en souffre. Car la société dans laquelle il grandit, depuis longtemps contaminée par une attitude d’assimilation de la culture européenne, considère que ce qui est clair, c’est ce qui est beau. Fanon tirera beaucoup d’amertume de cette époque et, sa vie durant, conservera une certaine rancune envers son île natale.

    Dès sa plus tendre enfance, sur les banc du lycée Victor-Schoelcher de Fort-de-France où il reçoit les enseignements du chantre de la négritude, Aimé Césaire, il perçoit tous les enjeux de l’édification d’une culture noire indépendante. Parti se battre avec l’armée française aux côtés des forces du Générale de Gaulle, il est profondément déçu par l’attitude raciste des militaires et publie ‘Peau noire, masques blancs’ en 1952, provoquant l’indignation du public français. Quittant Paris une fois terminées ses études de médecine, de philosophie et de psychologie, il gagne Blida-Joinville en Algérie où il développe ses méthodes – controversées – de sociothérapie en tant que chef d’un service de psychiatrie. Lorsque débute la Guerre d’Algérie, il prend parti pour la lutte nationaliste et fréquente les responsables du FLN. Expulsé du pays, il rejoint Tunis où il publie ‘L’An V de la révolution algérienne’ en 1959. Un an plus tard il est nommé ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République algérienne au Ghana. Mais souffrant d’une leucémie, Frantz Fanon s’installe à Washington où il a le temps de terminer ‘Les Damnés de la terre’ qui deviendra un ouvrage incontournable de la l’appareil critique anti-colonialiste.

    Psychiatre et militant aux côtés du FLN algérien, Frantz Fanon a décrypté dès les années 1950 les effets de la colonisation. Son œuvre, cinquante ans après sa mort, se révèle d’une troublante actualité.


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